Gustave Lemoine
| Gustave-Pierre Lemoine | |
| Naissance | Trémeur (Côtes-du-Nord) |
|---|---|
| Décès | (à 31 ans) Pozières (Somme) |
| Origine | |
| Autres fonctions | Pilote d'essai |

Gustave Lemoine, né le à Trémeur (Côtes-du-Nord)[1] et mort accidentellement le à Pozières (Somme)[2],[3], était un aviateur français. Pilote d'essai chez Potez, il était détenteur de plusieurs records mondiaux de vitesse et d’altitude.
Biographie
Gustave Lemoine semble avoir commencé son instruction à l'école d'aviation Nungesser, à Orly, le et cumule, au , 40 heures et 10 minutes de vol et 139 atterrissages. Il obtient ainsi le brevet militaire de pilote d'avion le , no 19105. Il arrive à Istres le pour commencer son perfectionnement qui se termine le . Il part alors au 2e régiment d'Aviation de Chasse, à Strasbourg, le , au sein de la 1re escadrille. Il y restera au moins jusqu'en avec un passage à l'école de tir aérien de Cazaux du 4 au . Il sera ensuite au 34e régiment d'Aviation du Bourget.

Détenteur de plusieurs records, il bat notamment le record d'altitude le sur un avion Potez 506 en montant à 13 661 m (le précédent record étant à 13 404 m). Cet avion détient toujours le record d'altitude sans pressurisation, 14 843 m, obtenu par Georges Détré le . Son record lui valut un banquet, le , en présence du ministre de l'Air, Pierre Cot, lors duquel il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur. Le , Charles Lindbergh vient à Villacoublay afin de voir l'avion avec lequel il a établi son record.
Le , il essaie un prototype gros porteur Henry Potez 41-quadrimoteur Hispano 860 CV à compresseur et à réducteur (12 YBRS) et à train d'atterrissage escamotable. À 1 000 mètres d'altitude, il y aurait eu une rupture des commandes de profondeur. Lemoine saute, avec son parachute Aerazur qui ne s'ouvre pas. Il meurt sur le coup. Ses funérailles ont lieu à l'Église Notre-Dame-d'Auteuil le et il est enterré au cimetière de Saint-Ouen.
Il sera cité à l'ordre de la Nation le .
Notes et références
- ↑ « L'aviateur Lemoine s'est tué », L’Ouest-Eclair. Journal républicain du matin, vol. 37e année, no 13.845, , p. 1 (lire en ligne).
- ↑ Martial Pain, « Gustave Lemoine », sur Aérostèles - lieux de mémoire aéronautique, (consulté le ).
- ↑ « Gustave Lemoine », sur chronobio.com – le site des dates de naissance (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Paris, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 623.
- « L'aviateur Lemoine s'est tué », L'Ouest-Éclair. Journal républicain du matin, vol. 37e année, no 13.845, , p. 1 (lire en ligne).
- André Reichet, « MORT TRAGIQUE de l'aviateur G. Lemoine Le recordman du monde est victime du défaut de fonctionnement de son parachute », Le Figaro, vol. 109e année, no 275, , p. 1 (lire en ligne).
Liens externes
- « Gustave Lemoine », sur chronobio.com – le site des dates de naissance (consulté le ).
- Stéphanie Meyniel, « Le 21 mars 1933 dans le ciel : Gustave Lemoine améliore le record français d’altitude », sur Air-Journal, (consulté le ).
- Jean Houben, « Le petit garçon qui regardait passer les avions », sur Histoire d’aviateurs (consulté le ).
- Martial Pain, « Gustave Lemoine », sur Aérostèles - lieux de mémoire aéronautique, (consulté le ).
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