Gustave Piéron

Gustave Louis Marie Piéron
Biographie
Naissance
Décès
(à 39 ans)
Anvers
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Maîtres

Gustave Piéron, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre belge.

Biographie

Famille

Gustave (Gustave Louis Marie) Piéron, né à Anvers le , est le fils de Gustave Adolphe Guillaume Piéron (1798-1867), agent de change de la banque nationale, et de Marie Albertine Désirée Veydt (1802-1867). Il demeure célibataire[1].

Formation

Gustave Piéron, issu d'une famille notable, reçoit une éducation conforme à sa condition et ne se destine aux arts que vers l'âge de vingt ans. Il se forme à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers auprès du peintre paysagiste Jacob Jacobs. De 1847 à 1849, il remporte plusieurs prix d'excellence. Ensuite, il se rend à Düsseldorf, où il étudie sous la direction d'Andreas Achenbach. Il parfait son art à Paris à l'époque où l'École de Barbizon entre dans sa phase la plus brillante. Au contact des peintres français Charles-François Daubigny, Constant Troyon, Louis-Nicolas Cabat et Théodore Rousseau, il développe les qualités de style qui devaient le placer au premier rang des paysagistes belges[2].

Carrière

La Mare (1857), Musée royal des beaux-arts d'Anvers.
Ferme à Merksem (1863), Musée royal des beaux-arts d'Anvers.
Paysage vallonné et boisé (1853).

Gustave Piéron expose pour la première fois au Salon de Bruxelles de 1854. Il envoie également ses œuvres à l'Exposition des maîtres vivants à Groningue en 1856 et à La Haye en 1857. Il participe aux expositions universelles de Paris (1855) et de Londres (1862), où il envoie un paysage commandé par le duc de Brabant[2].

Gustave Piéron, affaibli par une longue maladie qui le paralyse, meurt à l'âge de 39 ans à Anvers le [2].

Œuvre

Caractéristiques

Gustave Piéron adopte successivement les caractéristiques de ses maîtres, puis il peint à la manière des anciens paysagistes flamands, style où il réussit le mieux. Les paysages des environs de la Forêt de Fontainebleau qu'il expose en 1854 remportent un vif succès grâce à une facture ample, un remarquable éclat du coloris et à leurs motifs originaux[2].

À l'Exposition universelle de 1862, lorsque l'artiste expose à Londres, le critique W. Burger publie :

« Le tableau de M. Gustave Piéron, Vue prise dans les environs d'Anvers, appartient au duc de Brabant. M. Piéron possède un vif sentiment de la nature ; il aime les sites très simples, un peu sauvages ; quelques chaumières abritées sous des ramures, une lisière de forêt, ou des terrains abrupts et stériles. Sa couleur est intense et parfois un peu sombre ; sa touche ferme et même un peu lourde ; mais il va dans le sens d'une sincère interprétation du paysage »

— W. Burger, Exposition universelle de Londres, 1862[3].

Expositions

Expositions en Belgique

Expositions universelles

Collections muséales

  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[14] :
    • Environs d'Anvers, automne (1861), huile sur bois, inventaire no 2241, format 101 × 136 cm, acquis en 1870 ;
    • Paysage (1847), huile sur bois, inventaire no 2992, format 32,5 × 23,5 cm, acquis en 1886 de M. Charles Édouard Pecher à Anvers.
  • Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[15] :
    • Ferme à Merksem (1863), huile sur bois, format 108 × 135,7 cm, inventaire no 1117 ;
    • La Mare (1857), huile sur bois, format 59,5 × 77,5 cm, inventaire no 1118.

Références

  1. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. Henri Hymans 1903, p. 417-418.
  3. W. Burger, « Exposition universelle de Londres », L'Indépendance belge,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  4. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1854, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 163 p. (lire en ligne), p. 89.
  5. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 115 p. (lire en ligne), p. 85.
  6. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1856 (XXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 84 p. (lire en ligne), p. 64.
  7. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1857, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 141 p. (lire en ligne), p. 98.
  8. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 130 p. (lire en ligne), p. 9.
  9. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1860, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 144 p. (lire en ligne), p. 100.
  10. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 186 p. (lire en ligne), p. 134.
  11. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1863, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 150 p. (lire en ligne), p. 104.
  12. Collectif, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants, étrangers et français, exposés au Palais des beaux-arts, avenue de Montaigne, le l5 mai 1855, Paris, , 616 p. (lire en ligne), p. 39
  13. Exposition universelle de Londres : Catalogue des produits industriels et des œuvres d'art, Bruxelles, Charles Lelong, , 279 p. (lire en ligne), p. 261
  14. « Gustave Piéron », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
  15. « Gustave Piéron », sur kmska.be, (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Henri Hymans, Biographie nationale : Piéron, Gustave Louis Marie, t. 17, Bruxelles, Émile Bruylant, , 1000 p. (lire en ligne), p. 417-418.

Liens externes

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