Guy Martel
| Guy Martel | |
| Homicides | |
|---|---|
| Information | |
| Naissance | Epiniac (Ille-et-Vilaine) |
| Décès | (à 71 ans) Rennes (Ille-et-Vilaine) |
| Victimes | 7 morts et 5 blessés |
| Période | 19 juin 1985 |
Guy Martel, né le à Epiniac (Ille-et-Vilaine) et mort le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un tueur à la chaîne français ayant tué sept personnes et blessé cinq autres dans plusieurs endroits des départements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor (ex Côtes-du-Nord) le .
Vie
Guy Martel naît le [1]. Son père, Victor Martel, était gendarme et il avait trois sœurs. Après des études de mathématiques et de chimie, il s'engage dans l'armée et est envoyé au Costa Rica où il enseigne à San José. En 1969, il est pris en otage par des guérilleros pendant trois semaines ; à sa libération, il est rapatrié en France. Dès lors, il se plaint d'être malade, affirmant avoir contracté un virus et souffrant de douleurs intestinales et dorsales.
Martel accepta un poste de professeur de sciences naturelles au collège Henri-Matisse d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Cependant, en 1972, après moins de deux ans, il fut contraint de démissionner en raison d'un trouble nerveux et fut placé en arrêt maladie de longue durée. Par la suite, il fut brièvement interné à trois reprises en hôpital psychiatrique – une fois à Paris et deux fois en Bretagne – et obtint un taux d'invalidité de 80 %. En 1975, Martel obtint une pension d'invalidité et retourna vivre chez ses parents à Baguer-Morvan (Ille-et-Vilaine). Lorsque sa mère décéda d'une crise cardiaque en 1976, son état commença à se détériorer et il perçut de l'hostilité partout. En raison de la discorde croissante entre lui et son père, Martel décida de vivre seul et acheta une maison en 1979 à Dol-de-Bretagne[2].
Avant le jour du massacre, l'homme est vu comme un voisin poli, sans histoire mais étrange et renfermé sur lui-même. Il n'aime pas les enfants et quelques personnes âgées s'interrogent sur sa santé mentale car il est soigné pour des troubles nerveux[2],[3].
Massacre
Le , peu avant 11 heures du matin, Guy Martel sort de chez lui et se dirige dans sa volvo rouge en plaçant dans le coffre une carabine 22 long rifle avec lunette achetée il y a 10 ans à Manufrance. Il tue en premier son père Victor, puis le docteur Michel Lhommelet qui travaille dans le même cabinet médical que le médecin traitant de Guy. Il tue ensuite la gardienne de la salle de sport de Dol-de-Bretagne où il fait ponctuellement du tennis. Il se rend au domicile d'une de ses tantes qui est absente, il blesse son parrain Charles Martel. Au foyer logement de Dol-de-Bretagne, une cuisinière échappe à une balle[4].
Guy Martel se dirige ensuite vers Combourg où il retrouve un autre oncle, Joseph Weber, et le tue d'un coup de carabine. Il se dirige à La Chapelle-aux-Filtzméens où Jean Chaussonnière est tué et son frère qui était présent dans son domicile est blessé. A Saint-Domineuc, Pierre Bourtourault est abattu alors qu'il ramasse du foin sur le bord de la route. A Québriac, Danièle Pomard, est tuée alors qu'elle vient de conduire ses enfants chez une amie et qu'elle est en train de fermer son portail. Le cadavre est découvert à 13 h 35 par des éboueurs. A Trévérien, Guy Martel blesse le jeune agriculteur André Rehault qui travaille sur un tracteur.
Le tireur est repéré par un hélicoptère de la gendarmerie, il quitte le département d'Ille-et-Vilaine pour celui des Côtes-d'Armor (ex-Côtes-du-Nord). A Saint-Judoce, il blesse par balles le chauffeur routier Daniel Lebreton qui mange près de son camion. A quelques kilomètres, le maçon Raymond Prechoux est blessé à Saint-Juvat. Avant d'être arrêté par les gendarmes à Saint-André-des-Eaux, le tireur essaye de tirer sur trois autres personnes : un homme, une femme et une fille.
Lors de son interpellation, Guy Martel est calme mais n'explique pas son geste. Il a pensé à se suicider mais a décidé de tuer des membres de sa famille et des proches. La tuerie a duré 3 heures[2],[5],[6].
Victimes
- Victor Martel, 65 ans
- Michel Lhommelet, 34 ans
- Marthe Hervé, 59 ans
- Joseph Weber, 65 ans
- Jean Chaussonnière, 60 ans
- Pierre Bourtourault, 73 ans
- Danièle Pomard, 33 ans
- Blessés : Charles Martel, Eugène Chaussonnière, André Rehault, Daniel Lebreton, Raymond Prechoux.
Mort
Guy Martel meurt le à l'âge de 71 ans à Rennes (Ille-et-Vilaine)[1].
Voir aussi
Références
- « Généalogie de Guy MARTEL », sur Geneanet (consulté le )
- « DE L'ILLE-ET-VILAINE AUX COTES-DU-NORD Le tragique itinéraire du tueur dément : sept morts et cinq blessés en trois heures », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) L. A. Times Archives, « Frenchman Kills 7 With Hunting Rifle », sur Los Angeles Times, (consulté le )
- ↑ Christophe Veyrin-Forrer, Sur les lieux du crime : les grandes affaires criminelles de Normandie, Ouest France, , 224 p. (ISBN 978-2-7373-8817-0)
- ↑ « Tuerie de Dol : totalement imprévisible », Le pays Breton, no 300, , p. 12 (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Francia: un pertubado mata a 7 personas, entre ellas su padre », La Vanguardia, , p. 25 (lire en ligne
[PDF])
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