Guy Morançon

Guy Morançon
Guy Morançon en 2007.
Biographie
Naissance
Décès
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Guy Adrien Louis Marie Morançon
Nationalité
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Distinctions

Guy Morançon est un compositeur et organiste français, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) le .

Biographie

Guy Morançon naît le à Marseille. Il commence ses études musicales au conservatoire de cette ville. Il étudie successivement à l’Académie musicale Chigiana de Sienne, à l’Institut Grégorien de Paris et au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Ses principaux maîtres sont, en orgue, Marcel Prévot, Alexandre Cellier, Marcel Dupré, en direction d’orchestre, Louis Fourestier, Paul van Kempen, Carl Schuricht, en direction de chœur, Élisabeth Brasseur, et en écriture et composition, Pierre Revel, Louis Saguer et Olivier Messiaen.

Il est nommé maître de chapelle de la basilique Notre-Dame-des-Victoires, à Paris. Il devient ensuite le titulaire du grand-orgue, dont le buffet, pour Cavaillé-Coll, était l’un des plus beaux de France.

Soliste à Radio France, il se produit avec l’Orchestre de Paris, et avec la Chapelle-Royale ; il joue sous la direction de Pierre Boulez, Semyon Bychkov, Emmanuel Krivine, André Girard et Philippe Herreweghe.

Il fait des concerts et des tournées aux États-Unis d’Amérique, en Finlande, en Allemagne. Son répertoire s’étend de la musique du Moyen Âge à la musique contemporaine. Il accorde une large place aux auteurs français, Couperin, mais encore Lefébure-Wély, Bonnal, Messiaen.

En 1962, il fonde les Chœurs Jean-Baptiste Lully, qu’il dirige jusqu’en 1977. Avec eux, il joue les grandes œuvres du répertoire sacré, de Roland de Lassus à Olivier Messiaen, avec des solistes internationaux : Maria Stader, Aldo Ciccolini, Jacques Villisech, Yvonne Loriod, Yi Kwei-Sze, Elisabeth Harwood, Rita Streich... Les principaux orchestres parisiens participent à ces concerts. Il assure la création en France de l’oratorio Elias de Felix Mendelssohn, en présence d’un descendant du compositeur allemand. Seuls des extraits avaient auparavant été donnés, essentiellement par la Société des Concerts au XIXe siècle.

Il compose un catalogue important et varié : Œnochoé, symphonie chorégraphique, Tropes, pour grand orgue et 6 percussions, Solstices, pour flûte et piano, La Messe des Bergers de Provence, pour voix d’hommes et instruments traditionnels, Musique pour orgue et cordes, Suite Latine, Sirventès, Petit Livre pour la guitare, La Messe de Verlaine, pour voix de femmes, piano, percussion et ondes Martenot, Enneagone pour trio d’anches et orchestre à cordes, Dix Noëls de Provence, « traités à l’ancienne » pour orgue, Sept Pastorales pour quintette à vent, Salicornes pour alto et piano. Sa dernière création a lieu au Val-de-Grâce en 2009.

Plusieurs de ces œuvres sont des commandes d’Etat, enregistrées par des interprètes étrangers, notamment de Grande-Bretagne. Ses Noëls de Provence utilisent pour la plupart des thèmes traditionnels ; ni Nicolas Saboly ni d’autres après lui ne les avaient transcrits pour orgue, ou pour chœur. Leur succès a été notable, tant en France qu’à l’étranger : à Québec, douze organistes ont joué douze de ses Noëls.

De 1982 à 1991, il est Directeur du Conservatoire Nadia Boulanger puis Inspecteur et Chargé de mission auprès de l’Inspecteur général de la Musique pour la Ville de Paris. Il préside l’association Musique au Val-de-Grâce.

Il meurt à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) le [1].

Il a eu des activités musicales diverses : l’orgue de concert, l’orgue liturgique, la direction de chœurs et d’orchestre, l’enseignement privé et public, la composition, et la transcription pour orgue des pages de Liszt ou de Mozart, de Beethoven ou de Bach. S'y ajoutent des inaugurations d'orgue, et des tournées à l'étranger.

Guy Morançon a enregistré chez Iramac (la première intégrale mondiale des œuvres pour orgue de Mendelssohn), Arion, Inédits-ORTF, Elyon, Jade, Mandala, Pathé-Marconi/EMI.

Distinctions

Guy Morançon est Chevalier des Arts et des Lettres, médaille d’argent de la ville de Paris.

Œuvres

  • Dix noëls de Provence, pour orgue
  • Quatre autres noëls de Provence, pour orgue
  • Trois pièces pour grand-orgue
  • Trois études pour orchestre à cordes, d'après Paolo Uccello
  • Sirventès, pour guitare
  • Musique pour orgue et cordes
  • Fantaisie sur un thème de Heinrich Schütz, pour luth à 8 chœurs
  • Messe de Verlaine, pour chœur de voix de femmes (de 1 à 4 parties) et trois instruments : piano, percussion et onde Martenot
  • Ennéagone, pour trio d'anches (hautbois, clarinette, basson) et orchestre à cordes
  • Différenciations, pour quatre trombones basses
  • Divertissement, pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin
  • Divertissement, version pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et clavecin
  • Sept pastorales, pour quintette à vent
  • Salicornes, pour alto à cordes et piano
  • Prélude à l'Ile mystérieuse, en hommage à Jules Verne, pour dix instruments à cordes
  • Ballade « Le page tremblant », sur des paroles de Paul Fort, pour chœur a cappella
  • Quatuor à cordes
  • Linéaires, pour chœur mixte, sur des paroles d'Albert Ginet
  • Le navire qui chante dans l'arbre, pour chœur, paroles de Paul Fort

Ces pièces expriment les racines du compositeur et de son langage : pastorales pour instruments à vent d'après des Noëls provençaux traditionnels ; pièces pour cordes à l'écriture sincère ; concerto pour trois instruments à vent solistes et orchestre à cordes, affrontement entre les solistes, aussi bien qu'avec l'orchestre, à l'écriture souple et virtuose ; pièces vocales qui montrent son expertise de la voix.

L'influence de Messiaen s'entend parfois mais elle met en valeur la forte personnalité de Morançon, son goût de la grande tradition française, les couleurs de la Provence, une harmonie subtilement contemporaine, et sa rigueur d'écriture...

Discographie

  • Intégrale de l'œuvre d'orgue de Mendelssohn, par Guy Morançon au grand-orgue de l'Abbatiale Saint-Ouen de Rouen, Iramac
  • Noëls de Provence, de Guy Morançon, par le compositeur, au grand-orgue de la basilique Notre-Dame des Victoires, Paris, Mandala
  • Guy Morançon : Enneagone pour hautbois, clarinette, basson et orchestre à cordes, Sept Pastorales pour quintette à vent, Trois études pour orchestre à cordes, d'après Paolo Uccello, par divers solistes, l'Ensemble de Musique Contemporaine de Moscou et Orchestre à cordes de l'orchestre National de Russie, sous la direction de Jean Thorel, Chant du Monde
  • Guy Morançon, Musique pour orgue et cordes, par Hervé Désarbre, à l'orgue Cavaillé-Coll de l'église du Val-de-Grâce, et l'Ensemble Orchestral Stringendo dirigé par Jean Thorel, Mandala
  • Guy Morançon, Messe des bergers de Provence, par le chœur les Baladins de la Chanson, dirigé par Henri Bouteille
  • Schubert, Schumann, Rabaud, Fauré, Morançon, par Guy Deplus, clarinette, et Guy Morançon au grand-orgue de la basilique N.-D. des Victoires, Jade
  • Mozart, œuvres pour orgue (Sonates, Choral, Marche, Variations) par Guy Morançon au grand-orgue de la basilique N.-D. des Victoires, Mandala
  • Balbastre, La Marche des Marseillais, par Guy Morançon, Teldec
  • Guy Morançon, Noëls de Provence, par Rupert Gough, à l'orgue de la Royal Holloway, Université de Londres, Regent

Notes et références

  1. Frédéric Muñoz, « Décès de Guy Morançon, organiste, compositeur et chef d’orchestre », sur ResMusica, .

Liens externes

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