Guy Vissault de Coëtlogon

Guy Vissault de Coëtlogon
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Guy Vissault
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Guy Vissault dit Vissault de Coëtlogon, alias Alain Godvil, né le à Angers, est un homme politique français, investit dans le nationalisme breton.

Il devient un collaborateur en liens avec différents services de l'armée allemande et de la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Enfance et formation

Il milite à 15 ans pour l'Action française[1].

Carrière

Membre du Parti national breton, il participe dans la nuit du 8 au au débarquement d'armes de Locquirec[2].

Il est arrêté pour propagande défaitiste en [1].

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Guy Vissault de Coëtlogon participe à des actions contre la Résistance en tant que membre du Bezen Perrot[3].

Il rejoint en 1940 l'Abwehr et suit des cours de sabotage à Paris[1].

Un de ses agents, Roger Le Neveu[4], parvient à infiltrer à Rennes le réseau de résistance Bordeaux-Loupiac dont plusieurs membres furent arrêtés, entre autres Rémy Roure (qui fut atrocement torturé, mais ne parla pas). Le chef du réseau, Jean-Claude Camors, fut abattu le [5].

Son groupe se spécialise dans l'infiltration des réseaux de résistance et dépend directement du SD de Paris[6].

Le groupe arrête 17 résistants le à Bubry, Camors, Quistinic et Baud[7], de deux autres, Roger Cotte et Toquet, à Pontivy et de deux résistants quimpérois (Monges et Mingant) à Rennes. Le groupe de Vissault provoque aussi des arrestations de résistants à Hédé (famille Morel[8]) et à Saint-Brieuc-des-Iffs (Jean Nobilet[9])[5].

Il obtient le grade de sous-lieutenant dans la Waffen-SS[10].

Le colonel Rémy a qualifié Guy Vissault de Coëtlogon de « desperado breton au service de l'Allemagne »[11]. Guy Vissault est condamné à mort par la cour de justice de la Seine le [12],[13] et exécuté le au fort de Montrouge[14].

Vie de famille

Il épouse Germaine Le Coz, née en 1916 et morte à l'âge de 26 ans en à Rennes, au 3 rue Saint-Guillaume où le couple habite[15].

Notes et références

  1. « L'Ordre », sur Gallica, (consulté le )
  2. Georges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, [ (ISBN 2-914353-065)]
  3. Sébastien Carney, Breiz Atao !: Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-4289-1 et 978-2-7535-6067-3, DOI 10.4000/books.pur.88168)
  4. Roger Le Neveu, né en 1919 à Barou-en-Auge, ancien légionnaire, d'où son surnom de "Roger le Légionnaire", fut d'abord résistant puis, retourné par la Gestapo, il devint un agent de Vissault ; soupçonné de trahison par des membres de ce groupe, il fut tué par ses camarades à Saint-Jacques-de-la-Lande - En ligne.
  5. Georges Cadiou, L'hermine et la croix gammée : le mouvement breton et la collaboration, Paris, Mango, , 262 p. (ISBN 2-914353-06-5 et 978-2-914-35306-9, OCLC 48182790).
  6. « HistoQuiz/Le Parti National Breton dans le Morbihan », sur www.histoquiz-contemporain.com (consulté le )
  7. Le Parti National Breton dans le Morbihan, par Roger Lenevette.
  8. « Pierre Morel », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le ).
  9. Eric Chopin, « Centenaire 14-18. Jean Nobilet, poilu en 14, résistant en 43 », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  10. Groupe Bayard Auteur du texte, « La Croix », sur Gallica, (consulté le )
  11. Philippe Aziz, "Histoire secrète de la Gestapo française en Bretagne", éditions Famot, 1975
  12. « COUR DE JUSTICE DE LA SEINE Guy Vissault condamné à mort », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. Guy Vissault condamné à mort, Le Monde, .
  14. Photographie de la tombe au nom de Vissault.
  15. Ouest-Éclair, no 16722 du .

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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