Háris Paboúkis

Háris Paboúkis
Fonctions
Sous-ministre au Développement, à la Compétitivité et à la Navigation
Gouvernement Geórgios Papandréou
avec Sokratis Xinidis (d)
-
Ministre d'État
Gouvernement Geórgios Papandréou
-
Elias Mossialos (d)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Χάρης Παμπούκης
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Directeur de thèse

Háris Pamboúkis (ou Pampoukis[1], grec moderne : Χάρης Παμπούκης) né en 1958 à Athènes est un académicien grec, Professeur émérite de droit international privé et de transactions commerciales internationales à la faculté de droit de l'université nationale et capodistrienne d'Athènes (1991-2025) et avocat habilité à exercer devant la Cour suprême: M. Pamboukis a été encore membre du gouvernement grec, notamment en tant que Ministre d'État auprès du Premier ministre, Ministre suppléant au développement (affaires maritimes) et secrétaire général au ministère des affaires étrangères. Il est l’auteur de nombreux articles en grec, en anglais et en français, et a publié plusieurs monographies juridiques, avis juridiques ainsi que des essais politiques.

Biographie

Haris Pamboukis est né à Athènes en 1958 et a deux enfants.

Carrière juridique

Charalampos Pamboukis est titulaire d'une licence en droit de l'Université de Paris I - Panthéon – Sorbonne (1979), et d'un doctorat (d'État) de la Faculté de droit de la même université (1990). Sa thèse[2] intitulée « L'acte public étranger en droit international privé » (1987), est publiée en 1993 et reçoit plusieurs prix nationaux et internationaux. Il a commencé à enseigner le droit à Paris II pendant son séjour à Paris, puis à Athènes à partir de 1990.

Il est avocat auprès de la Cour suprême depuis 1996. Entre 2006-2008 il a assuré la supervision scientifique du comité de l’Association du barreau d’Athènes sur la modernisation de la profession. Il plaide également devant la Cour européenne des droits de l’homme (Strasbourg) et la Cour de justice de l’Union européenne (Luxembourg). Arbitre dans de nombreux arbitrages institutionnels (CCI, LCIA) et ad hoc[3], il a été élu membre d’Unidroit (Rome, 1998) et participe à plusieurs institutions scientifiques et forums juridiques, en Grèce comme à l’étranger. Il représente par ailleurs la République hellénique à la Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH) et auprès de l’UNCITRAL.

Il est partenaire fondateur du cabinet « Pamboukis-Maravelis-Nikolaides and Partners » depuis .

En , Haris Pamboukis a été élu membre de l’Institut de droit international[4].

Carrière académique

Il a été professeur de droit à l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes de 1991 à 2025, où il a enseigné le droit international privé, les transactions commerciales internationales et l’arbitrage international, tant au niveau de la licence que du master.

De 1990 à 1996, il a été rédacteur en chef de la Revue hellénique de droit international.

En 2003, il a donné un cours spécial à l’Académie de droit international de La Haye, intitulé « Droit international privé holistique : droit uniforme et droit international privé », publié en 2008 dans les Recueils de l’Académie de droit international de La Haye[5].

En 2017, il a enseigné le cours spécial à l’Académie d’arbitrage en droit international, sous le titre : « La sentence arbitrale annulée ».

En 2024, il a été professeur invité à l’École de droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et a donné le cours général à l’Académie de droit international de La Haye, intitulé « Les métamorphoses en droit international privé »[6].

En , il a pris sa retraite de la Faculté de droit d’Athènes, en prononçant sa dernière leçon en tant que professeur titulaire, sur le thème « La dimension axiologique du droit international privé ». Dans ce cours, il a approfondi les transformations du droit international privé, l’évolution de la notion de justice internationale en droit privé, ainsi que l’actualité des choix interprétatifs dans le contexte de la mondialisation du droit[7].

Carrière politique

Il a été conseiller spécial auprès du vice-ministre des Affaires étrangères (1996-1997), puis secrétaire général de l’Administration et de l’Organisation au ministère des Affaires étrangères (1999-2000), sous le Premier ministre Georges Papandréou. Durant cette période (1999), il a participé à la préparation du Sommet d’Helsinki – étape importante pour les relations gréco-turques – ainsi qu’à la Conférence de Copenhague, où fut décidée l’adhésion inconditionnelle de Chypre à l’Union européenne[8],[9],[10].

En , il est nommé ministre d'État auprès du Premier ministre George Papandreou[11],[12]. En 2010, il a été considéré comme l’architecte principal du plan géopolitique visant à ouvrir des canaux de coopération de Grèce avec les pays des BRICS (notamment la Russie et la Chine)[13], le monde arabe et Israël[14].

En sa qualité de ministre, il a publiquement défendu l’unité politique et le dialogue civique[15]. Dans un entretien accordé au journal Ethnos, il a proposé la mise en place d’un programme de développement grecque. Il a également mis en évidence la surrèglementation et la mauvaise qualité législative comme des défis majeurs, recommandant un plan global pour rationaliser le cadre juridique et rétablir l’État de droit.

Il a par ailleurs proposé la création d’une autorité rattachée au Premier ministre – une sorte de ministère auprès de celui-ci – projet qui n’a pas abouti, ainsi qu’un plan complet de gouvernance continue.

Lors du remaniement de , ses responsabilités se sont concentrées sur l’attraction d’investissements stratégiques étrangers[16]. Dans ce cadre, il a élaboré la loi sur la « fast-track »[17],[18], traduisant sa philosophie politique en matière de croissance, qui visait à réduire la bureaucratie et à faciliter les grands investissements. Dans ce domaine, il a signé à New York un protocole de coopération avec le Qatar, d’une valeur de 5 milliards d’euros. Il a également préparé la valorisation du site de l’ancien aéroport d’Hellinikon, près d’Athènes, et a contribué à la détermination de l’indemnisation due par Siemens à l’État grec pour le préjudice moral subi[19].

Il est aussi l’initiateur et le coordinateur de la rédaction des lois sur la transparence et de la réforme du Code grec de l’insolvabilité (notamment l’ancien article 99)[20].

En , il est nommé vice-ministre de la marine marchande[21],[22] et propose de rétablir le ministère de la marine marchande, proposition qui n'a pas été acceptée. Il a démissionné de son poste, le [23].

Sa démission a été accueillie favorablement par les médias comme par l’opinion publique. Bien qu’il ne soit plus actif en politique, il continue d’être largement respecté pour son intelligence, son expertise et son intégrité, tant dans les milieux politiques que sociaux[24],[25].

Il est actuellement le Directeur de l'Institut hellénique de droit international et étranger depuis 2020, membre du conseil d'administration de l'Aéroport international d'Athènes (AIA) depuis , membre du conseil d'administration du groupe de sociétés Aktor depuis , membre du conseil d'administration d'Alter Ego Media depuis et membre du conseil d'administration de Danaos Corporation depuis .

Il est membre du Comité grec de la nationalité et a été membre de la Cour suprême spéciale[26].

M. Pamboukis a été décoré de la Légion d'honneur par le gouvernement français en tant que Commandeur[27],[28].

Publications politiques

Il a publié son opinion sur la société et le monde politique dans quatre livres :

  • “Peri Elpidas” - Un plan national grec pour surmonter la crise économique, Ant. Livanis Publications, 2016.
  • “Logos Koinos”, Ant. Livanis Publications, 2007.
  • “Higher Education of the Future”, Ant. Livanis Publications, 2007.
  • “Trois aspirations”, Ant. Livanis Publications, 2006.

Publications juridiques

Une liste abrégée de ses travaux universitaires comprend :

  • Arbitrage, Nomiki Vivliothiki, 2024, (en grec)
  • Méthodologie de droit international privé, 2éme éd., Nomiki Vivliothiki, 2021 (en grec)
  • Droit international privé, Nomiki Vivliothiki, 2020 (en grec)
  • Reconnaissance et exécution des sentences arbitrales étrangères en vertu de la Convention de New York (1958), Nomiki Vivliothiki, 2019 (en grec)
  • La charia, le droit successoral et les droits fondamentaux, Revue critique de droit international privé, 4, 4, 2019-06-24, p. 1002-1011
  • Règlement UE n° 650/2012 sur les successions, Commentaire (dir.), Nomiki Vivliothiki / Nomos / Beck, 2017 (en anglais)
  • Transactions internationaux, Nomiki Vivliothiki, 2009 (en grec)
  • Droit international privé holistique : droit uniforme et droit international privé, RCADI Tome 330, 9-474, 2008
  • Lex mercatoria comme le droit applicable aux contrats internationaux, Ant. N. Sakkoulas, 1996 (en grec)
  • L'acte public étranger en droit international privé, préf. P. Lagarde, Paris, LGDJ, p. 360+xxii, 1993
  • Le contrat de transfert de techniques en droit international privé, Athènes, PUG, 1990, 91p.

Références

  1. ↑ Pamboukis : Le nom de famille peut s’écrire avec un « b » ou un « p » en raison des différences de translittération depuis l’alphabet grec. Dans les deux cas, il s’agit de la même personne.
  2. ↑ « de 1990 à 1999 - Université Paris 1 Panthéon - france », sur doczz.net (consulté le )
  3. ↑ (en-GB) « PAMBOUKIS HARIS », sur EODID (consulté le )
  4. ↑ (en) « HARIS PAMBOUKIS ELECTED TO THE INSTITUTE OF INTERNATIONAL LAW – AN HONOURABLE DISTINCTION FOR GREECE », sur en.uoa.gr, (consulté le )
  5. ↑ « Recueils de l’Académie de droit international de La Haye », sur referenceworks.brill.com (consulté le )
  6. ↑ (en + fr) Académie de droit international de la Haye, « Cours d'été 2024 » (consulté le )
  7. ↑ (el) « Αποχαιρετιστήριο μάθημα Καθηγητή κ. Χάρη Παμπούκη », sur Νομική Σχολή,‎ (consulté le )
  8. ↑ Ioannis N. Grigoriadis, « Greek–Turkish Relations », dans The Oxford Handbook of Modern Greek Politics, Oxford University Press, , 612–628 p. (ISBN 978-0-19-882510-4, lire en ligne)
  9. ↑ « Economist Conferences - Greece », sur hazliseconomist.com (consulté le )
  10. ↑ (grk) to Vima, « Relations gréco-turques : Au creux des contacts exploratoires » (consulté le )
  11. ↑ (grk) République Hellénique, « George A. Papandreou » (consulté le )
  12. ↑ « Grèce : Papandréou forme un gouvernement de cadres nouveaux et chevronnés - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  13. ↑ « Wen Jiabao en Grèce: une visite sous le signe de l'économie », sur RFI, (consulté le )
  14. ↑ « China to flex muscles at BRICS summit », sur timeslive, (consulté le )
  15. ↑ « Mettre d'urgence en place une solidarité budgétaire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. ↑ Arnaud Rodier, « La Grèce se vend aux investisseurs étrangers », sur Le Figaro, (consulté le )
  17. ↑ Loi grecque n° 3894/2010, Journal officiel n° A/204
  18. ↑ « Changes on investments "fasttrack" procedures », sur taxheaven.gr, (consulté le )
  19. ↑ (en-US) Alkman Granitsas, « Greece Targets Siemens Over Bribes Scandal », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le )
  20. ↑ Loi grecque n° 4738/2020, Journal officiel n° A/207
  21. ↑ « Stress over potential port closures », sur protothema.gr, (consulté le )
  22. ↑ (en) « In Greece, Storm Brews Over Chinese-Run Labor », sur NPR, (consulté le )
  23. ↑ (en) Gary Dixon, « Pamboukis quits », sur tradewindsnews.com, (consulté le )
  24. ↑ Cercle des Européens et Cercle des Européens, « Jacques Attali : « Pour une Eurofédération solidaire et démocratique » », sur Le Taurillon, (consulté le )
  25. ↑ H. Pamboukis, « aujourdhui la grèce, demain à qui le tour ? », sur almendron.com
  26. ↑ Le Monde, « Les créanciers de la Grèce jugent insuffisants ses efforts budgétaires » (consulté le )
  27. ↑ « Les décorations en 2011 » [archive du ], sur Ambassade de France en Grèce - Πρεσβεία της Γαλλίας στην Ελλάδα (consulté le )
  28. ↑ (grk) « Haris Pamboukis - CV » (consulté le )

Liens externes

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