Hélène Denis

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Hélène Denis, née le à Bruxelles (date de décès inconnue), est une bibliothécaire, designer, typographe et professeure belge. Militante socialiste, elle est aussi très impliquée dans les luttes féministes au sein du Parti ouvrier belge. Elle milite notamment pour l’égalité entre les femmes et les hommes et l'obtention du droit de vote des femmes en Belgique.
Biographie
Hélène Denis est née le à Bruxelles[1]. Elle est la petite-fille d'Hector Denis (parlementaire socialiste, libre penseur et professeur à l’Université libre de Bruxelles) dont elle partage l'engagement politique[2]. En 1926, elle épouse l’avocat, député socialiste Georges Bohy, ministre des Travaux publics.
En 1912, elle s'inscrit à la toute nouvelle École ouvrière supérieure (EOS) - dirigée alors par Henri de Man - qui vient d'ouvrir ses portes à Bruxelles. Elle y choisit l'option bibliothèque[1]. Elle reprend des études en 1928, à l’Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre). Elle y est une des premières étudiantes en typographie et utilise ses connaissances et le matériel de l'école pour imprimer des pamphlets féministes[3],[4],[5].
Elle devient conférencière et professeure d'un cours relatif au féminisme à la Centrale d’éducation et à l’EOS[1]. En , lors d’un meeting organisé à Bruxelles par différents mouvements féministes, elle représente le syndicat socialiste des services publics. Elle y proteste contre les mesures de limitation du travail féminin[1]. À force d’engagements et d’actions, Hélène Denis deviendra petit à petit une référence sur la question féministe en Belgique francophone[1]. Elle est d'autre part une militante antifasciste[6].
En , elle collabore avec Isabelle Blume à l’organisation du comité national féminin des Jeunes gardes socialistes (JGS), lors de la création de ce comité (JGSF)[1]. Elle sera nommée, toujours avec Isabelle Blume, au comité national du Parti ouvrier belge (chaque fédération régionale doit y déléguer une femme)[1]. En 1935, elle devient membre du comité national exécutif et secrétaire de la Fédération nationale des JGSF. Avec Berthe Labille et Fernande Coulon, Hélène Denis y assure l'organisation des cours qui concernent le « Plan pour les groupements féminins et Femmes socialistes » entre et [1].
Hélène Denis-Bohy est bibliothécaire à l'ULB, puis, en 1950, bibliothécaire adjointe à la Chambre des représentants dont elle devient bibliothécaire en chef en 1953. À ce poste, elle n'engage plus que des femmes, les « books hostesses » pour desservir la bibliothèque[6].
Hélène Denis-Brohy réalise la typographie de plusieurs livres de Henry van de Velde, parmi lesquels Vie et mort de la colonne[7]. Elle échange avec lui une correspondance de plusieurs dizaines d'années, qui est conservée au Fonds Daled[3].
Publications
Hélène Denis et Isabelle Blume vont rédiger ensemble un programme d’action pour les JGSF concernant la lutte pour l’égalité des hommes et des femmes et le suffrage universel. Ce programme sera transmis à toutes les sections féminines du POB[1].
En 1932, elle publie avec Yvonne de Man et Berthe Labille, « Le Catéchisme de la femme ». Une brochure qui propose un programme au POB pour mettre en place l’égalité homme-femme et demande l’établissement du suffrage universel sans exception[8].
En 1935, elle participe à la fondation du «Bulletin des dirigeantes», dont elle deviendra la directrice[1].
En 1934, avec l’avocat Georges Bohy, elle publie « Le Catéchisme du Plan du Travail »[1].
Hélène Denis-Bohy commence un livre sur la typographie de Henry van de Velde mais ne l'a apparemment pas terminé. Le projet se trouve dans le Fonds Daled[3].
Hommages et distinctions
En 2024-2025, le Design Museum Brussels présente son travail dans l'exposition Untold stories - Designers femmes en Belgique 1880-1980 et, notamment un pamphlet imprimé dans les années 1930 dans la police de caractères moderniste Futura[4].
La distinction suivante lui a été décernée en 1970 :
Notes et références
- Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Racine, (ISBN 2-87386-434-6 et 978-2-87386-434-7, OCLC 71362867, lire en ligne)
- ↑ (nl-BE) Iris De Feijter, « 7 vergeten vrouwen van het Belgisch design », sur Weekend, (consulté le )
- Caroline Mierop et Benoit Hennaut, « Herman Daled et l'Hôtel Wolfers », cahiers henry van de velde, no 17, (lire en ligne [PDF])
- Design Museum Brussels, « Dossier de presse. Here We Are! Women in Design 1900 – Today 16.10.2024 > 09.03.2025 Untold Stories - Designers femmes en Belgique 1880-1980 16.10.2024 > 13.04.2025 » [PDF],
- ↑ Alumni, « Alumni », sur alumni.lacambre.be (consulté le )
- « A la bibliothèque du Parlement », Le Soir, , p. 7 (lire en ligne
)
- ↑ Vie et mort de la colonne. (lire en ligne)
- ↑ Marinette Bruwier, Le socialisme et les femmes. 1885-1985 : du parti ouvrier belge au parti socialiste
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Racine, (ISBN 2-87386-434-6 et 978-2-87386-434-7, OCLC 71362867, lire en ligne).
. - Marinette Bruwier, Le socialisme et les femmes. 1885-1985 : du parti ouvrier belge au parti socialiste (OCLC 1029585896).

Liens externes
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