Hélène Garache

Hélène Garache
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Hélène Marie Henriette de Lapasse
Nationalité
Activité

Hélène Garache, née le à Paris et morte le à Paris, est une sculptrice française.

Biographie

Hélène Garache est formée au dessin et à la sculpture classique française par le statuaire Robert Coutin, entre 1947 et 1951. À trente ans, elle choisit le modelage et la terre-cuite, en créant des « sculptures de paysages »[1].

Elle s'attache à rendre en sculpture les grands paysages et les éléments naturels des régions où elle séjourne : Dordogne, Normandie, le Haut-Var, les Alpes françaises et l'Engadine suisse. Elle cherche à donner une forme à la mer, aux arbres, aux montagnes tels qu'elle les a vus, sous différents ciels et dans des conditions de lumière variables. Ces paysages ont un nom, un relief, des qualités propres, qu'elle désigne avec exactitude. Son attachement à la topographie et à la toponymie traduit son goût pour le document scientifique, utile ensuite dans son travail à l'atelier. Hélène Garache traite ses sujets comme des êtres dont elle modèle le portrait. Son approche semble motivée par une forme d'affection, par la nécessité de saisir une réalité, et la volonté de « capturer un instant de sa relation personnelle à ce qu'elle aime » (Yves Bonnefoy)[2].

Ses représentations du mont Blanc, de l'Aiguille Verte, des chênes blancs de la forêt de Vérignon, près d'Aups, ou de la cascade du Val Fex, en Haute Engadine, ont accompagné une œuvre d'atelier. Elle l'a nommée L'Oeuvre de la maison, parce qu'elle lui fut inspirée par le bastidon du XVIIIe siècle qu'elle habitait, l'été, dans le Haut Var. Cette œuvre possède une forte dimension anthropomorphique. Les maisons qu'elle sculpte, telle L'Assomption de la maison d'Hélène, proposent une représentation de son corps : l'étable est son ventre, la chambre son torse, le pigeonnier sa tête, et le grenier, d'où s'envolent les oiseaux, établit une continuité entre le haut de son corps et la Voie lactée[3].

Ce travail est parfois à la limite de l'Art singulier. Il poursuit un chemin de la conscience de soi aux accents mystiques. Travailleuse acharnée, Hélène Garache déclarer vouloir : « devenir enfin l'être qu'elle est, et appartenir au monde. »

Elle meurt le lendemain du vernissage de sa première exposition personnelle au musée d'art moderne de Paris[4],[5].

Expositions

  • Vitrine de la librairie-Galerie Le Bruit du temps, Paris, 2019.
  • Les Flammes. L'Âge de la céramique (exposition collective) Musée d'art moderne de Paris, 2021-2022[6].
  • Mondes parallèles (Marie Bourget, Helmut Federle, Hélène Garache, Hubert Kiecol, Charlotte Rampling, Anne-Marie Scheider et Pierre Weiss), Musée d'Art Moderne de Paris, Paris, 2023-2024[7].

Collaborations cinématographiques

Collections publiques

  • Musée d'Art moderne de Paris :
    • Arbres, ensemble de sculptures (sculptures, terre glaise et talc cuits), 1962-1963 : Roger, Hélène, Jeanne et Amaury ;
    • Assomption de la maison d'Hélène, 1968-1977 (sculpture, terre glaise, émaux, oxyde et talc).
    • Cascade du Val Fex (Engadine), 1997 (sculpture, terre glaise, émaux, vernis)
    • Massif du Mont-Blanc vu du Brévent, 2001 (sculpture, terre cuite peinte, émail transparent)
    • Hommage à Claude, 1969 (sculpture, terre rouge et talc)
    • Les jambes de maman, 1971 (sculpture, terre glaise rouge cuite en réduction à 1000 degrés)
    • La chambre avec Claude, 1973 (sculpture, terre cuite en réduction à 1000 degrés)
    • Hommage à Yves Bonnefoy, 1975 (sculpture, terre cuite en réduction à 1000 degrés)
    • Cascade, après 1975 (sculpture, terres de couleur cuite en réduction)
    • Couple de chênes, 1991-1994 (sculpture, terre cuite, engobe, métal, cordelette, fil de fer, bois)[9]

Bibliographie

Livre

  • Les Flammes. L'Âge d'or de la céramique (dir. Anne Dressen), Paris Musée, 2021.

Revues

  • Vingt-six dessins d'Hélène Garache, n° 25, automne 2007
  • Alpages (huit dessins), dans Conférence, n° 27, automne 2008
  • Massif du Mont Blanc, (douze sculptures), dans Conférence, n° 43, hiver 2016-2017

Essais

  • Yves Bonnefoy, Dessins d'Hélène Garache, dans Conférence, n° 25, automne 2007
  • Christophe Carraud, Montagnes d'Hélène, d'Edmond, d'Eugène..., dans Conférence, n° 25, automne 2007
  • Paul Edwards, Photographier les sculptures d'Hélène Garache, dans Conférence, n° 43, hiver 2016-2017.

Radiophonie

  • Entretien avec Marc Vaudey au sujet de l'artiste Jean-Pierre Goux, L'indécidable histoire de Monsieur Snob, France-Culture, Radio France, [10].

Notes et références

  1. ↑ « Décès de la sculptrice Hélène Garache », sur Le Quotidien de l'Art, (consulté le )
  2. ↑ « Éditions Conférence : littérature, arts, philosophie, bibliophilie », sur Éditions Conférence, (consulté le )
  3. ↑ « Éditions Conférence : littérature, arts, philosophie, bibliophilie », sur Éditions Conférence, (consulté le )
  4. ↑ « Décès de la sculptrice française Hélène Garache | Gazette Drouot », sur gazette-drouot.com, (consulté le )
  5. ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  6. ↑ [1]
  7. ↑ GAYA-La nouvelle agence, « Mondes parallèles, nouvel accrochage dans les collections contemporaines », sur www.mam.paris.fr, (consulté le )
  8. ↑ « Décès de la sculptrice Hélène Garache », sur Le Quotidien de l'Art, (consulté le )
  9. ↑ « Collections en ligne | Musée d'Art Moderne de Paris », sur www.mam.paris.fr (consulté le )
  10. ↑ « L’indécidable histoire de Monsieur Snob », sur France Culture, (consulté le )
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