Hélène Moszkiewiez

Hélène Moszkiewiez
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Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Southampton
Nationalité
Activités

Hélène Moszkiewiez, née le à Nuremberg (Allemagne) et morte le à Southampton (New York), est membre de la Résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale, d'origine juive, tout en travaillant comme commis au siège de la Gestapo à Bruxelles.

Biographie

Hélène Moszkiewiez (ou Moskowitz) est née à Nuremberg le , dans une famille juive. Son père Tobias (Tolek) Moszkiewiez, un tailleur polonais et sa mère Régine (Raila) Kiegler émigrent en Belgique avec leurs deux filles Hélène et Amalia, à la fin des années 1920. En 1940, lorsque l'Allemagne envahit la Belgique, Hélène Moszkiewietz a 19 ans et s'apprête à entrer à l'université[1],[2],[3].

Sa famille et son mari sont déportés.

Deux ans plus tôt, elle avait rencontré un jeune militaire belge dans une bibliothèque bruxelloise, François. Lorsqu'elle le rencontre à nouveau, il opère sous un autre nom tout en portant un uniforme allemand. Elle accepte son offre de travailler au sein de la Résistance belge[4].

Elle s'engage dans l'Intelligence Service et travaille comme agente infiltrée[4]. Elle agit sous plusieurs identités, Olga Richter et Hélène Rubens, entre autres.

Grâce à sa bonne connaissance de l'allemand, elle parvient à occuper un emploi de secrétaire à temps partiel pendant deux ans, au siège de la Gestapo, avenue Louise à Bruxelles[4].

Son travail d'espionnage et d'information permet notamment de saboter le travail de son chef, Mueller. Elle sauve ainsi de nombreuses vies. Cependant, à la Libération, accusée de collaboration, elle échappe de peu au lynchage[1],[4],[5],[6].

Les parents d'Hélène Moszkiewiez sont déportés à Auschwitz par le dernier convoi quittant la Belgique. Ils y sont assassinés en 1944. Son mari est également déporté, peu de temps après leur mariage et ne survit pas au camp[2],[7].

Après la guerre, Hélène Moszkiewiez, se remarie avec Albert Abraham Celmaster, un Anglais, membre comme elle de l'Intelligence Service. Ils déménagent à Vancouver au Canada où ils ont deux enfants. Son mari l'encourage à écrire ses mémoires, Inside the Gestapo: A Young Woman's Secret War (Macmillan, 1985), traduit ensuite en plusieurs langues. Elle y raconte les faux papiers d'identité, les aviateurs anglais à cacher et à faire évader, les cris de victimes de la torture SS au siège de la Gestapo, le vol d'informations pour sauver des Juifs devant être déportés. Elle raconte aussi comment elle a été obligée de tuer le Hauptsturmführer Schwenke sur le point de la démasquer et comment le résistant François qui l'a recrutée s'est enrichi pendant la guerre et a dénoncé plus de dix résistants. Il est jugé pour cette trahison à Londres et pendu[8].

Hélène Moszkiewiez meurt le à Southampton (USA). Elle est inhumée au cimetière Beit Olam à Wayland [9].

Films

L'histoire d'Hélène Moszkiewiez est transposée dans un téléfilm de 1991, Ma guerre dans la Gestapo, réalisé par Edward Bennett, avec Martha Plimpton dans le rôle principal[10].

Son histoire inspire également Paul Verhoeven pour le film Zwartboek[11],[12].

Publication

  • Helene Moszkiewiez, Ma Guerre dans la Gestapo, titre original Inside the Gestapo. A Jewish Woman's Secret War, Albin Michel,

Bibliographie

  • Daniel Weyssow, Une évocation par les témoignages du siège de la Gestapo à Bruxelles, Fondation Auschwitz Lire en ligne
  • Paul R. Bartrop, Resisting the Holocaust: Upstanders, Partisans, and Survivors ..., ABC Clio, 2016 Lire en ligne

Liens externes

Références

  1. (nl) Lotte Philipsen, « Podcast Baanbreeksters: luister hoe de joodse Hélène Moszkiewiez infiltreerde bij de nazi's », sur Weekend, (consulté le )
  2. « Hélène Moszkiewiez », sur geni_family_tree (consulté le )
  3. ↑ « Holocaust Survivors and Victims Database -- Search for Names Results », sur www.ushmm.org (consulté le )
  4. Suzanne van Rokeghem, Jacqueline Aubenas et Jeanne Vercheval-Vervoort, Des femmes dans l'histoire en Belgique, depuis 1830, Luc Pire Editions, (ISBN 978-2-87415-523-9, lire en ligne)
  5. ↑ Claude Quétel, La Seconde Guerre mondiale, Place des éditeurs, (ISBN 978-2-262-07682-5, lire en ligne)
  6. ↑ François Kersaudy, La liste de Kersten, Fayard, (ISBN 978-2-213-71501-8, lire en ligne)
  7. ↑ (en) Paul R. Bartrop, Resisting the Holocaust: Upstanders, Partisans, and Survivors: Upstanders, Partisans, and Survivors, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-61069-879-5, lire en ligne)
  8. ↑ Helene Moszkiewiez, Ma Guerre dans la Gestapo, Albin Michel, (ISBN 9782226057167)
  9. ↑ « Helene Celmaster (inconnu-1988) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  10. ↑ « Ma guerre dans la Gestapo (Téléfilm 1991) - IMDb » (consulté le )
  11. ↑ Antoine Oury, « Black Book : Paul Verhoeven s'inspire de l'autobiographie d'Hélène Moszkiewiez », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
  12. ↑ Telestar.fr, « Black Book, de Paul Verhoeven sur Arte : le film est-t-il t... - Télé Star », sur www.telestar.fr, (consulté le )
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