Hôpital Broussais

Hôpital Broussais
Image illustrative de l’article Hôpital Broussais
Vue de l’hôpital.
Présentation
Coordonnées 48° 49′ 45″ nord, 2° 18′ 42″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris (14e arrondissement de Paris)
Adresse 1 allée Henry-Dunant
(Voir situation sur carte : Paris)
Géolocalisation sur la carte : 14e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 14e arrondissement de Paris)

L'hôpital Broussais, anciennement hôpital des Mariniers, est un ancien hôpital, ouvert en 1883, de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le 14e arrondissement de Paris, dont les services ont été déplacés en 2000 à l’hôpital européen Georges-Pompidou mais qui assure encore une mission de prévention et de réadaptation à l'intérieur du groupe hospitalier HEGP-Broussais.

Histoire

Création

À la suite d'une épidémie de typhoïde en 1882, l'Assistance publique a ordonné la construction d'un hôpital pour accueillir le surplus de malades le plus vite possible. Les constructions commencent sur un terrain de 27 000 m2 situé sur le sentier des Mariniers, sur la plaine de Vanves. Les travaux s'étendent du au (construit en 2 mois et 1 jour) et ont coûté 150 000 francs à l'Assistance publique. L'épidémie de typhoïde étant passée au moment de l'ouverture de l'hôpital, les locaux sont restés très peu fréquentés. Voué à la démolition, cet hôpital de fortune perdurera en la nature pendant un demi-siècle[1].

En , l’hôpital des Mariniers a reçu le nom de François Broussais, médecin des armées, professeur de pathologie à la Faculté de médecine.

De 1925 à 1935, l’hôpital Broussais renforce ses équipements radiologiques et l'enseignement auprès d'étudiants en médecine. En 1935, le nouvel hôpital Broussais ouvre ses portes proposant 930 lits, orientant son activité autour du département de chirurgie générale et digestive de François de Gaudart d’Allaines et de la clinique médicale propédeutique d’Émile Sergent.

Après 1946, René Israël, assisté de Paul Milliez, crée un centre voué à l’hypertension artérielle dans le cadre du service de Néphrologie. À partir de 1950, l’évolution de l’hôpital est marquée par les grandes premières chirurgicales[réf. souhaitée], dans les domaines néphrologiques et cardio-vasculaires : greffe rénale, opération à cœur ouvert, bio-prothèse, triple transplantation… C’est pendant cette période que les noms de Charles Dubost, Paul Milliez, Alain Carpentier, personnalisent le travail des équipes médicales.

Le , c'est dans cet hôpital que décède l'ancien cycliste Eugène Christophe.

Antenne de l'Hôpital Européen Georges Pompidou

En 1992, cet hôpital dynamique rentre dans le programme du nouvel Hôpital Européen Georges Pompidou.

En 2000, une partie des services est transférée dans l’HEGP. Les services restants, soit 120 lits, sont regroupés dans le bâtiment des Mariniers et constituent le pôle Prévention et réadaptation du groupe hospitalier HEGP-Broussais[2].

Dans les années 2000, une partie des bâtiments de Broussais sont vendus à la Croix-Rouge française et réaménagés[3],[4],[5]. Ils abritent depuis 2007, au 98 rue Didot, le siège national de la Croix-Rouge française et plusieurs de ses écoles de formation aux professions de santé : cadres de santé, infirmières, aides-soignantes, auxiliaires de puériculture, ambulanciers et auxiliaires ambulanciers. Ils habitent aussi des bureaux de la Plateforme Maladies Rares créée en 2001 par l'AFM-Téléthon[6].

Un local du bâtiment, situé au 96 rue Didot, est également mis à disposition du Syndicat Représentatif Parisien des Internes de Médecine Générale (SRP-IMG).

Vers de nouveaux usages

Le site continue cependant de se vider progressivement de ses activités médicales. Le pavillon Gaudart d’Allaines, qui abritait les laboratoires, est reconverti par la Régie Immobilière de la Ville de Paris en un EHPAD qui ouvre en 2015 et prend le nom d'Alice Prin (alias Kiki de Montparnasse, personnalité liée au quartier)[7],[8]. Le bâtiment Mariniers (donnant sur la rue du même nom) est démoli pour faire place à de nouveaux immeubles d'habitation dont la hauteur (jusqu'à 31 mètres) suscite le mécontentement des riverains[9]. Seule subsiste l'ancienne chaufferie, reconvertie en une Maison des Pratiques Artistiques Amateurs inaugurée en 2013[10]. La promenade Jane-et-Paulette-Nardal vient compléter le réaménagement du site, qui s'inscrit dans le cadre plus large du GPRU Plaisance-Porte-de-Vanves.

La Croix-Rouge, en difficulté financière[11], déménage en 2018 (un peu plus de dix ans après son installation), à destination de Montrouge[12]. Elle laisse place à plusieurs campus de formation ouverts en 2020[13] : école de coiffure du groupe l'Oréal, antenne de Grenoble Ecole de Management, Web School Factory (groupe Galileo).

En débute sur le site de l'hôpital Broussais, la construction de l'Institut universitaire de chirurgie et de médecine interventionnelle Francine Leca, destiné à la formation des professionnels de santé médicaux et paramédicaux, ainsi qu'à l'innovation chirurgicale. Son ouverture est prévue pour [14].

Médecins notoires

Notes et références

  1. Histoire de l'hôpital par un site du quartier
  2. Historique de l'hôpital Broussais, site de l'APHP
  3. « Rapport public annuel 2012 : Le patrimoine immobilier des hôpitaux non affecté aux soins » [PDF], sur ccomptes.fr, (consulté le )
  4. Par Claudine Proust Le 28 janvier 2006 à 00h00, « La Croix-Rouge rassemble ses troupes à Broussais », sur leparisien.fr, (consulté le )
  5. Francois LAMARRE, « La Croix-Rouge s'ancre à l'hôpital Broussais », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  6. « La plateforme maladies rares », sur Alliance Maladies Rares (consulté le )
  7. « A+ Samuel Delmas Ehpad Paris XIVe », sur Le Moniteur, (consulté le )
  8. « Ehpad Alice Prin », sur www.paris.fr (consulté le )
  9. « Paris 14e - Difficiles reconversions », sur Le Point, (consulté le )
  10. « MPAA Broussais (14e) : profitez des studios de répétitions à petits prix », sur France 3 Paris Ile-de-France, (consulté le )
  11. Par Marc Payet Le 24 juillet 2018 à 21h19 et Modifié Le 14 Juin 2019 À 11h24, « La Croix-Rouge dans la tourmente », sur leparisien.fr, (consulté le )
  12. Par Estelle Dautry Le 21 juin 2019 à 17h12, « Dans les coulisses du centre opérationnel de la Croix-Rouge à Montrouge », sur leparisien.fr, (consulté le )
  13. Anne-Marie Rocco, « Quand L’Oréal se met à former des coiffeurs entrepreneurs », sur Challenges, (consulté le )
  14. « Création d'un nouvel Institut universitaire francilien dédié à la chirurgie de demain | APHP », sur www.aphp.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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