Hôtel de Mailly-Nesle

Hôtel de Mailly-Nesle
Présentation
Type
Destination actuelle
Centre de ressources et de recherche Daniel Machesseau
Construction
XVIIe siècle
Occupant
Centre de ressources et de recherche Daniel Machesseau
Patrimonialité
Localisation
Commune
Coordonnées
48° 51′ 33″ N, 2° 19′ 48″ E
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L’hôtel de Mailly-Nesle, est un hôtel particulier situé à Paris en France. L'hôtel initial, construit au XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècle, a été a en grande partie détruit au XIXe siècle suite à une vente par lots. La partie historique qui subsiste a été acquise par l'État français en 1941. Confié en 2018 à l'Établissement public du musée d'Orsay et du musée de l'Orangerie, l'hôtel de Mailly-Nesle accueillera le futur Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau dont l'ouverture est prévue en 2027[1].

Localisation

Il est situé aux 29 quai Voltaire et 2-4 rue de Beaune, dans le 7e arrondissement de Paris.

Histoire

L'hôtel fut construit dans les années 1633 et 1634 pour Jean de Monchy, seigneur de Mont-Cavrel. Par succession, l'hôtel entre, quelques années plus tard, dans la Maison de Mailly-Nesle, dont les descendants l'occupent jusqu'en 1737.

Propriété de Louis III de Mailly-Nesle, il est loué, à partir de 1737, à Joseph Wenceslas, prince de Liechtenstein, ambassadeur près le Roi de France de l'empereur Charles VI, puis à partir de 1740 à Charles Armand, duc de La Trémoïlle, et de 1741 à 1777 à Louis Marie Augustin, duc d'Aumont. Il est ensuite utilisé comme caserne par les gardes de la prévôté de l'hôtel.

À la mort de Louis III de Mailly-Nesle, en 1767, l'hôtel passe à son cousin, Louis V de Mailly-Rubempré, puis au fils de celui-ci Louis de Mailly, qui émigre à la Révolution. Saisi par la République, l'hôtel sert de dépôt d'objets d'art confisqués, puis de logement aux artistes expulsés du Louvre [2].

En l'an VII, l'hôtel est vendu, puis revendu en 1803 et, à nouveau, en 1809. Y réside alors Jean-Antoine Chaptal et sa famille[3] jusque dans les années 1820 : il est alors morcelé et en partie abattu. Seule en subsiste jusqu'à aujourd'hui l'aile longeant la rue de Beaune jusqu'au quai Voltaire.

Entre 1846 et 1851, on y trouvait les bureaux du journal fouriériste La Démocratie pacifique[4].

Devenu copropriété d'Eugène Alexandre Joseph Guénoux et d’Augustin Grangier et de son fils, il est décidé en 1868 la revente de l'hôtel. Faute d'acquéreur pour l'ensemble, l'hôtel est découpé en sept lots vendus séparément. Sur les sept lots, un seul conserve le bâti de l'hôtel original, les autres donnant lieu à des reconstructions. La partie correspondant à ce lot est la seule qui subsiste depuis[1]. Ce bâtiment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [5].

Misia Sert y demeura après son mariage avec Alfred Edwards en 1905.

Acquis par expropriation par l'État français en 1941, le bâtiment historique a abrité de 1941 à 1966 les Journaux officiels et le Centre d’Étude et de Documentation sur l’Afrique et l’Outre-mer (CÉDAOM), et de 1966 à 2018 la direction de la Documentation française, Service du Premier ministre. Profondément dénaturé et rendu quasiment méconnaissable, il conserve cependant quelques décors intérieurs de qualité, en particulier des plafonds. Les boiseries au décor à la Bérain, autrefois placées dans un des salons, ont été remontées au début du XXe siècle au château de La Borde, à Vernou-en-Sologne[6].

En 2018, l'hôtel de Mailly-Nesle est confié à l'Établissement public du musées d'Orsay et du musée de l'Orangerie, en vue d’accueillir le futur Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau, dont l'ouverture est prévue en 2027[1]. Cette nouvelle destination du bâtiment s'accompagne d'un important chantier de restauration et d'aménagement.

Un nouvel arrêté d'inscription du se substitue à l'arrêté de 1938 : la pièce dite salon doré, la pièce dite salon Régence, la pièce dite salon Directoire, les trois salons du premier étage de l'aile Est (salon bleu, salon central, salon Picard) et l'escalier de la fin du XVIIe siècle avec sa cage[5].

Notes et références

  1. « L’hôtel de Mailly-Nesle, première étape du chantier : une synthèse architecturale historique », sur Carnet de recherche du Centre de ressources et de recherche Daniel Marchesseau, (consulté le )
  2. Yvan Christ, Jacques Silvestre de Sacy, Philippe Siguret, Le Faubourg Saint Germain, Paris, Henri Veyrier, , 411 p., p. 110-112.
  3. Mémoires. Académie des sciences, arts et belles lettres de Touraine, 2007, p. 258 — sur Gallica.
  4. Comte d'Aucourt, Les Anciens hôtels de Paris (nouvelle édition avec un plan lithographié), Paris, Champion, 1890, p. 50-51.
  5. « Hôtel Mailly-Nesle », notice no PA00088720, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. L’hôtel de Mailly - Nesle (vestiges) Le centre d’études des Nabis et du Symbolisme, site paris-promeneurs.com.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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