Hôtel de l'Escalopier

Hôtel de l'Escalopier
Façade de l'hôtel de l'Escalopier.
Présentation
Destination initiale
Propriétaire
Propriété privée
Patrimonialité
Localisation
Département
Arrondissement
Coordonnées
48° 51′ 23″ N, 2° 21′ 56″ E
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris

L'hôtel de l'Escalopier est un hôtel particulier situé au 25, place des Vosges à Paris, en France[1].

Historique

L'hôtel est construit en 1612 pour Pierre de Sainctot[2], trésorier de France à Paris. En 1641, il est acheté à la veuve de Pierre de Sainctot par le conseiller d'État Pierre Gobelin du Quesnoy, qui tente d'incendier son pavillon par dépit amoureux pour mademoiselle de Tonnay-Charente, la future madame de Montespan. Il le loue ensuite aux Maillé-Brézé. Ses fils, François et Thomas Gobelin le vendent en 1692 au maître des requêtes Ignace de Goujon, marquis de Thuisy.

En 1694, Gaspard de L'Escalopier, seigneur de Nourard, conseiller au Parlement (1640-1708), petit-fils de Marthe Gobelin[3] et petit-neveu de Pierre Gobelin, fait jouer le retrait lignager et rachète l'hôtel[4],[5].

Sa descendance le conserve jusqu'en 1865 :

  • Gaspard de L'Escalopier, seigneur de Nourard (1640-1708), conseiller au Parlement de Paris, achète l'hôtel en 1694, marié en 1669 avec Françoise Geneviève Colin de Liancourt. Dont :
  • César-Charles de L'Escalopier (1671-1753), conseiller au Parlement de Paris, intendant du Commerce, maître des requêtes (1708), Intendant de Châlons (1711), conseiller d'Etat (1730), 1er président du Grand-Conseil (1742), marié en 1703 avec Anne Thérèse Charrier (1683-1711). Dont :
  • Gaspard César Charles de L'Escalopier, seigneur de Liancourt (1706-1792), conseiller au Parlement de Paris (1727), Maître des requêtes (1733), intendant de Montauban (1740), intendant de Tours (1756), conseiller d'Etat (1766), marié en 1737 avec Anne Le Clerc de Lesseville (1712-1783). Dont :
  • Armand Jean François Charles de L'Escalopier (1742-1814), conseiller au Parlement de Paris (1763)[6], il n'émigre pas à la Révolution, marié en 1772 avec Marie-Madeleine Sulpice († 1805, sans postérité), puis en 1807 avec Caroline Jeanne de Bailly (1776-1848), domiciliée dans l'hôtel en 1838. Dont :
  • Charles de L'Escalopier, archéologue, bibliophile (1812-1861), fait construire à Montmartre un autre hôtel de L'Escalopier, marié en 1838 avec Louise Pierrette Charlotte de Bailly, sa parente (1814-1905). Sans enfant.

En 1865, l'hôtel est acheté par la famille Ravaut, qui en était encore propriétaire en 1910[7].

Les façades de l'édifice, ses toitures, ses escaliers avec leurs rampes en fer forgé, sont classés au titre des monuments historiques depuis un arrêté du [1].

En 2000, la société Lady Jane, manifestement propriétaire des lieux, obtient le droit de démolir les dépendances situées sur les lots 12 à 20[8].

Description

Porte de l'hôtel de l'Escalopier.
Escalier de l'hôtel de L'Escalopier en 1951.

L'hôtel de l'Escalopier couvre six arcades de la place, sur le côté nord de celle-ci, entre l'hôtel de Bassompierre et le pavillon de la Reine.

Son adresse était avant la Révolution au 8 place royale, à Paris, paroisse Saint-Paul[9].

Depuis le changement de nom de cette place, pour la dernière fois en 1870[10], et la renumérotation de ses immeubles, en 1805, il est situé au 25 place des Vosges, dans le 3e arrondissement de Paris.

Références

  1. « Hôtel de l'Escalopier (ancien) », notice no PA00086130, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. ↑ Alexandre Gady, Le Marais - Guide historique et architectural, Paris, Le Passage, , 368 p., p. 124
  3. ↑ François Blanchard, Les Présidents au Mortier du Parlement de Paris, Paris, Cardin Besongne, , 502 p. (lire en ligne), p. 383-384
  4. ↑ Yvan Christ - Philippe Siguret - Jacques Silvestre de Sacy, Le Marais, Paris, André Balland, , 360 p., p. 70-71
  5. ↑ Aubert de La Chesnaye-Desbois, François-Alexandre., Dictionnaire de la noblesse ... de France, 1770-1778 (OCLC 259935870, lire en ligne)
  6. ↑ François Bluche, L'Origine des Magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle, Paris, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de L'Ile de France, Mémoires, tomes V-VI, , 412 p., p. 279-280
  7. ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, tome 2, Paris, Editions de Minuit, , p. 667
  8. ↑ « Conseil d'Etat, 8 / 9 SSR, du 7 janvier 2000, 187042, mentionné aux tables du recueil Lebon », sur Legifrance.gouv.fr,
  9. ↑ Lucien Lambeau, La Place Royale, Paris, H. Daragon, , 365 p., p. 70, 82, 131
  10. ↑ Lucien Lambeau, La Place Royale, Paris, H. Daragon, , 365 p., p. 61-103

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail des monuments historiques français
  • icône décorative Portail de Paris