Hôtel de la Bretesche
L’hôtel de la Bretesche est un hôtel particulier situé à Paris dans le 7e arrondissement, au no 30 de la rue Saint-Guillaume[1], près de l'hôtel de Mortemart, site d'origine de l'Institut d'études politiques de Paris (« Sciences Po »). Il est aujourd'hui la propriété de la Fondation nationale des sciences politiques.
Construit au XVIIe siècle, il est acquis par l'IEP de Paris en 1953. Partiellement démoli et reconstruit, il héberge aujourd'hui la bibliothèque de Sciences Po.
Histoire
Des origines à 1953
L'hôtel est construit au XVIIe siècle par la famille de la Bretesche[Qui ?]. L'hôtel est transmis dans cette famille sur plusieurs générations avant d'être vendu à une personne extérieure.
Théodore Vernier (1731-1818), homme politique de la Révolution française et de l'Empire, y a habité[2].
Au XXe siècle, l'hôtel est divisé en appartements mis en location[2].
Acquisition par l'Institut d'études politiques de Paris (1953)
En 1947, Jacques Chapsal (1909-1990) devient directeur de l'IEP de Paris et engage une politique d'extension des bâtiments de l'école[3].
Après avoir acheté l'hôtel de La Meilleraye en 1946, l'institut cherche à acquérir un autre bâtiment rue Saint-Guillaume. L'hôtel de la Bretesche, mis en vente en 1953, est immédiatement acheté[4]. Il est alors considéré comme « insalubre »[4].
Travaux de rénovation depuis 1961
En 1961, Chapsal y engage des travaux importants de réhabilitation[5],[2]. Une grande partie de l'hôtel est alors démolie pour être remplacée par un bâtiment plus moderne[4]. Le cabinet d'architecte Henri Martin, qui a réalisé la nouvelle façade de l'hôtel de Mortemart, est responsable des travaux[6]
Le nouveau bâtiment ouvre en 1963. Il comporte alors trois étages au-dessous du sol et six au-dessus, en plus du rez-de-chaussée qui doit héberger la librairie de Sciences Po[7].
La bibliothèque de Sciences Po est alors en partie déménagée dans l'hôtel, en extension de celle qui se trouve dans l'hôtel de Mortemart. Un tunnel relie les deux hôtels et permet de faire facilement transiter les volumes déplacés[8].
En 2000, l'hôtel de la Bretesche dispose de 1 400 m2 de magasins et de 182 places de lecture[7]. Le bâtiment fait l'objet de travaux importants au début des années 2000 : la suppression des escaliers intérieurs permet de dégager environ 500 m2 de surface[7].
Voir aussi
- Hôtel de Mortemart (bâtiment central de l'IEP de Paris)
- Hôtel du Lau d'Allemans
- Hôtel de Feydeau de Brou
- Hôtel de La Meilleraye (acquis en 1946)
- Hôtel de l'Artillerie
Notes et références
- ↑ Frédéric Jiméno, Le 7e arrondissement: itinéraires d'histoire et d'architecture, Action artistique de la Ville de Paris, (ISBN 978-2-913246-27-0, lire en ligne), p. 46
- Philippe Régibier, 27 rue Saint-Guillaume: petite chronique d'une grande demeure et de ses habitants, d'après des documents inédits, P. Régibier, (ISBN 978-2-9511292-0-7, lire en ligne)
- ↑ Christian Hottin, Géraldine Rideau et Action artistique de la ville de Paris, Universités et grandes écoles à Paris: les palais de la science, Action artistique de la ville de Paris, (ISBN 978-2-913246-03-4, lire en ligne)
- Marie Scot, Sciences Po, le roman vrai, Sciences Po, les presses, (ISBN 978-2-7246-3915-5).
- ↑ Richard Descoings, Sciences Po: de la Courneuve à Shanghai, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, (ISBN 978-2-7246-0990-5, lire en ligne)
- ↑ Frédéric Jiméno, Le 7e arrondissement : itinéraires d'histoire et d'architecture, FeniXX, (ISBN 978-2-402-40474-7, lire en ligne)
- Joëlle Muller, « La bibliothèque de Sciences Po. Réhabilitation totale du bâtiment principal », Bulletin des bibliothèques de France, vol. 49, no 4, (lire en ligne)
- ↑ Anne-Sophie Beauvais et Pascal Cauchy, Sciences Po pour les Nuls, edi8, (ISBN 978-2-412-02400-3, lire en ligne)
- Portail de l’architecture et de l’urbanisme
- Portail de Paris