Hôtel particulier au 215 rue Grande

Hôtel particulier au 215 rue Grande
Présentation
Type
Fondation
Style
Architecte
Surface
370 m2 (bâtiment) ou 2 630 m2 (terrain (d))
Patrimonialité
Inscrit dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ()
Localisation
Adresse
215 rue Grande (d)
Fontainebleau, Seine-et-Marne
 France
Coordonnées
48° 24′ 46″ N, 2° 42′ 20″ E
Carte

L'hôtel particulier au no 215 de la rue Grande est une demeure située à Fontainebleau, en France. Œuvre de l'architecte français Michel Roux-Spitz, elle est un exemple d'architecture traditionaliste des années 1920-1930 dans le pays.

Situation et accès

L'édifice est situé au no 215 de la rue Grande — artère centrale de la ville —, près de l'intersection avec les boulevards septentrionaux, dans le quartier des Suisses de Fontainebleau. Plus largement, il se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Histoire

Cet hôtel particulier est édifié entre 1926 et 1928[1], selon les plans de l'architecte Michel Roux-Spitz (lauréat du prix de Rome), et livré en 1929, comme le rappelle l'inscription en façade. Il devient la propriété[Quand ?] d'un industriel de Seine-et-Marne, qui, pendant une quarantaine d'années, rassemble une décoration et une collection d'objets d'art et de mobiliers du XVIIIe au XIXe siècle, y compris des toiles de l'école de Barbizon dont le propriétaire « était féru ». À la mort de ce propriétaire en 2023, la propriété est mise en vente le par la maison Osenat pour 2,5 millions d'euros. Sa collection, est, quant à elle, vendue aux enchères en près de 350 lots[2],[3].

Le bâtiment et son jardin sont protégés par le plan local d'urbanisme intercommunal au titre de l'arricle L. 151-19 du code de l'urbanisme[4].

Structure

Cet hôtel particulier est édifié dans un style « temple à l'Antique »[réf. souhaitée]. Si l'œuvre de Roux-Spitz est difficilement catégorisable, elle montre toutefois la cherche d'un équilibre entre traditionalisme et mouvements contemporains, refusant de se laisser entraîner trop loin vers le modernisme des années 1920-1930 et réaffirmant un ancrage classique qui reste, pour l'architecte, essentiel : l'architecture française de cette époque se développe, en effet, « pour l'affirmation de son identité nationale et “méditerranéenne” contre une modernité “allemande” et internationaliste »[5],[6]. Sa réalisation de Fontainebleau s'inscrit dans cette orientation, étant décrite comme un exemple de « traditionalisme courageux »[6].

Références

  1. ↑ Raynaud, Laroque et Rémy 1983, p. 150.
  2. ↑ Julien Van Caeyseele, « Immobilier : une des plus belles maisons de Fontainebleau est à vendre », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  3. ↑ Cécilia Leriche, « Bien d’exception : à Fontainebleau, une folie Art déco proposée à 2,6 millions d’euros », Le Parisien,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  4. ↑ « Plan local d'Urbanisme Intercommunal : Communauté d'Aglomération du Pays de Fontainebleau », Réglement Graphique : Fontainebleau - Zone urbaine [PDF], sur pays-fontainebleau.fr (consulté le )
  5. ↑ Pigafetta, Abbondandolo et Trisciuoglio 2002, p. 109.
  6. Pigafetta, Abbondandolo et Trisciuoglio 2002, p. 113.

Bibliographie

  • [Raynaud, Laroque et Rémy 1983] Michel Raynaud (dir.), Didier Laroque et Sylvie Rémy, Michel Roux-Spitz : architecte, Liège, Mardaga, , 215 p. (ISBN 978-2-870-09194-4, lire en ligne Accès limité), chap. 4 (« Classique »), p. 127-136.
  • [Pigafetta, Abbondandolo et Trisciuoglio 2002] (it) Giorgio Pigafetta, Ilaria Abbondandolo Abbondandolo et Marco Trisciuoglio, Architettura tradizionalista : architetti, opere, teorie [« Architecture traditionaliste : architectes, œuvres, théorie »], Milan, Jaca Book (it), , 293 p. (présentation en ligne, lire en ligne Accès limité).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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