HMNZS Manawanui (2019)
| HMNZS Manawanui | |
Le Manawanui en 2020 | |
| Autres noms | MV Edda Fonn |
|---|---|
| Type | Bâtiment hydrographique, Bâtiment-base de plongeurs démineurs et entité qui n'existe plus (d) |
| Fonction | Navire océanographique |
| Histoire | |
| A servi dans | Royal New Zealand Navy |
| Chantier naval | Myklebust Verft (d) |
| Lancement | 2003 en Norvège |
| Armé | en Nouvelle-Zélande |
| Statut | Coule le 5 octobre 2024 |
| Équipage | |
| Équipage | 39 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 84,70 m |
| Maître-bau | 18,00 m |
| Tirant d'eau | 6,80 m |
| Déplacement | 5.741 tonnes |
| Propulsion | 4 Diesel-électrique |
| Puissance | 4 x 2570 cv |
| Vitesse | 13 nœuds |
| Caractéristiques commerciales | |
| Passagers | 66 |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | aucun |
| Rayon d'action | 7.000 milles |
| Aéronefs | 1 hélicoptère |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Gisborne |
| Indicatif | A09 |
| MMSI | 512457000 |
| IMO | 9273662 |
Le HMNZS Manawanui est un navire océanographique de soutien polyvalent de haute mer utilisé par la Royal New Zealand Navy à partir de 2019. Il est acquis auprès d'une société norvégienne et transformé au Danemark. Il s'échoue sur un récif des Samoa en 2024 et coule rapidement. Les Samoa obtiennent un dédommagement de la part du gouvernement néozélandais en 2025.
Histoire
Le MV Edda Fonn est construit en Norvège en 2003 en tant que navire d'étude en vue de travaux dans l'industrie pétrolière et gazière pour le compte d'une société norvégienne. Il est acheté par le gouvernement néo-zélandais pour un montant de 103 millions de dollars américains[1].
La marine néo-zélandaise remplace ainsi deux navires déclassés, le navire de levé hydrographique HMNZS Resolution (A14) (en) et le navire d’appui à la plongée HMNZS Manawanui (A09) (en)[1].
L'Edda Fonn est doté, après son achat, de systèmes hydrographiques et de moyens permettant la plongée, dans un chantier danois[2]. Il est livré en et mis en service le de la même année, sous le nom de Manawanui reprenant le nom d'un des navires qu'il remplace[1].
Son port d'attache est Gisborne[3].
Une deuxième tranche de travaux de modification est achevée en [4].
Il s'échoue et coule le après avoir percuté un récif près de l'île d'Upolu dans les Samoa. Les 75 membres d'équipage et passagers ont pu évacuer[5]. Ils sont pris en charge par les services de secours samoans[6]. C'est la première perte d'un navire de la marine néo-zélandaise depuis 1945[7].
Causes du naufrage
La Marine néo-zélandaise détermine en douze facteurs qui ont été à l'origine du naufrage, pointant notamment des actions de l'équipage inadéquates, des écarts par rapport aux procédures, un manque de formation, et une supervision insuffisante[8]. L'équipage n'a pas débrayé le mode de pilotage en automatique alors qu'il se dirigeait vers la terre. Il a interprété la mauvaise direction prise par une défaillance des propulseurs sans s'apercevoir que la cause en était le mode de pilotage[9].
Conséquences du naufrage
Victimes directes
Des personnes évacuées du navire présentant des blessures, elles sont prises en charge par des moyens de secours et médicaux locaux[6],[10].
Environnementales
Le navire transportant plus de 900 tonnes de carburant, la prévention des fuites est une priorité. Il s'agit d'un fioul léger susceptible de s'évaporer sous l'action des vagues en cas de largage en mer, mais il est inflammable et toxique[11]. La présence de carburant à la surface de la mer à proximité de l'épave est signalée le ce qui suscite de l'inquiétude dans la population locale[12]. De fortes odeurs de carburant sont signalées par des habitants[13]. Le gouvernement samoan annonce que le naufrage et l'action de l'ancre du vaisseau a détruit 5 000 m2 de récif coralien[14]. Une barge commandée par la Nouvelle-Zélande arrive sur place en pour pomper les polluants encore présents dans le navire, et la marine néo-zélandaise annonce en février que l'opération est terminée. Elle estime que le rejet en mer avant le pompage a été de 200 000 litres[15]. Les armes, munitions et équipements militaires sont retirés de l'épave et rapatriés en Nouvelle-Zélande en mai[16].
Politiques
La population locale interpelle en les personnalités politiques locales sur ce qu'elles comptent faire pour limiter les conséquences environnementales et économiques liées au naufrage. Des critiques sont émises sur le fait que l'enquête est faite par la marine néo-zélandaise elle-même[17].
Financières
La perte en valeur du navire est estimée à 100 millions de dollars néo-zélandais[6].
L'interdiction de la pêche dans une zone de 20 km2[18], prononcée à la suite du naufrage et qui dure plusieurs mois[19], conduit les pêcheurs à demander une compensation financière[14]. Une zone interdite de 2 km de rayon autour de l'épave est toujours en place en , alors que la question de savoir si l'épave doit rester en place ou être retirée n'est pas tranchée[20].
Le gouvernement néo-zélandais annonce en qu'il a payé 6 millions de dollars néo-zélandais aux Samoa en compensation des dommages subis, à la suite de leur requête[21].
Techniques
Le navire ne sera pas remplacé, ses missions sont reprises par un bâtiment beaucoup plus petit[22].
Judiciaires
En , trois officiers de la marine néo-zélandaise sont inculpés pour négligence dans la conduite du navire, en vue d'un procès en cour martiale[23].
Galerie
-
Vue de côté de l'Edda Fonn -
Vue de trois quarts arrière de l'Edda Fonn -
Vue de trois quarts arrière du Manawanui le 18 août 2020
Voir aussi
Note et référence
- https://www.beehive.govt.nz/release/new-dive-and-hydrographic-vessel-navy
- ↑ (en) « Østensjø Rederi Sells Edda Fonn », sur oedigital.com, (consulté le )
- ↑ (en) « Collins discusses future of Navy after Gisborne’s ‘home ship’ Manawanui sinks », sur nzherald.co.nz, (consulté le )
- ↑ (en) « HMNZS Manawanui sunk », sur Naval News,
- ↑ « Un navire de la marine néo-zélandaise fait naufrage dans le Pacifique, ses passagers sauvés »,
- (en) Bernard Orsman, « HMNZS Manawanui catches fire and listing after it runs aground off the coast of Samoa », sur newstalkzb.co.nz, (consulté le )
- ↑ https://www.huffingtonpost.fr/international/article/en-nouvelle-zelande-le-naufrage-de-ce-navire-militaire-a-entraine-une-vague-sexiste-et-lesbophobe_240723.html
- ↑ (en) « HMNZS Manawanui grounding and sinking in Samoa released », sur nzherald.co.nz, (consulté le )
- ↑ AFP, « Naufrage d'un navire de l'armée néo-zélandaise: le pilote automatique en cause », sur tahiti-infos.com, (consulté le )
- ↑ (en) Matai'a Lanuola Tusani T - Ah Tong, « People of the Year. Lui Nifo, the heroic fisherman from Sataoa », sur samoaobserver.ws, (consulté le )
- ↑ (en) Christopher Battershill, « Manawanui sinking: An expert explains why a speedy cleanup will be crucial – and the main challenges ahead », sur rnz.co.nz, (consulté le )
- ↑ (en) Katie Ham, « Footage taken in Samoa appears to show debris field after Manawanui disaster », sur thepost.co.nz, (consulté le )
- ↑ (en) Vaimoana Mase, « Strong smell of oil reported after Manawanui sinking », sur newstalkzb.co.nz, (consulté le )
- (en) Adel Fruean and Max Walden, « Samoan villagers demand compensation from New Zealand following Manawanui sinking », sur abc.net.au, (consulté le )
- ↑ (en) Shalveen Chand, « Manawanui sinking: Fuel removal in final stages », sur samoaobserver.ws, (consulté le )
- ↑ (en) Shalveen Chand, « Manawanui equipment and weapons back in NZ », sur samoaobserver.ws,
- ↑ (en) Matai'a Lanuola Tusani T - Ah Tong, « Concerned villagers ask NZ, "Are you a friend?" », sur samoaobserver.ws, (consulté le )
- ↑ (en) Caleb Fotheringham, « Samoan villagers still fearful of contaminated fish near Manawanui wreck », sur rnz.co.nz, (consulté le )
- ↑ (en) Atereano Mateariki, « Samoa wants Manawanui wreck to stay », sur waateanews.com, (consulté le )
- ↑ (en) Louise Ternouth, « 'The job hasn't been completed' - Manawanui wreck still causing concerns one year after sinking », sur rnz.co.nz, (consulté le )
- ↑ (en) Giles Dexter, « New Zealand pays Samoa $6m over grounding of HMNZS Manawanui », sur rnz.co.nz, (consulté le )
- ↑ https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-nouvelle-zelande-ne-va-pas-remplacer-son-batiment-hydrographique-naufrage
- ↑ (en) Sam Smith, « Charges laid in the sinking of the HMNZS Manawanui », sur stuff.co.nz, (consulté le )
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « HMNZS Manawanui (2019) » (voir la liste des auteurs).
Article connexe
Liens externes
- Portail des marines de guerre
- Portail de la Nouvelle-Zélande
- Portail des Samoa
.jpg)