HMS Trump
| HMS Trump | |
Le HMS Trump. | |
| Type | Sous-marin |
|---|---|
| Classe | Classe T |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Vickers-Armstrongs (Barrow-in-Furness) |
| Quille posée | |
| Lancement | |
| Commission | |
| Statut | Démoli à Newport (pays de Galles) en |
| Équipage | |
| Équipage | 61 officiers et marins |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 84,28 m |
| Maître-bau | 7,77 m |
| Tirant d'eau | 3,89 m à l'avant, 4,45 m à l'arrière |
| Déplacement | 1 290 t en surface 1 560 t en plongée |
| Propulsion | 2 moteurs Diesel 2 moteurs électriques 2 arbres d'hélice |
| Puissance | 2 500 ch (1860 kW) aux moteurs Diesel 1 450 ch (1080 kW) aux moteurs électriques |
| Vitesse | 15,5 nœuds (28,7 km/h) en surface 9 nœuds (17 km/h) en plongée |
| Profondeur | 91 m |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 6 tubes lance-torpilles internes de 21 pouces (533 mm) orientés vers l'avant 2 tubes lance-torpilles externes orientés vers l'avant 2 tubes lance-torpilles extérieurs au milieu du navire, orientés vers l'arrière 6 torpilles de rechargement |
| Rayon d'action | 4 500 milles (8 330 km) à 11 nœuds (20 km/h) en surface |
| Carrière | |
| Indicatif | P333 |
Le HMS Trump[Note 1] (pennant number : P333) est un sous-marin de la classe T en service dans la Royal Navy. Il combattit à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique.
Il a été construit par Vickers-Armstrongs à Barrow-in-Furness, dans le nord-ouest de l'Angleterre, et lancé le 25 mars 1944. Il est le premier navire de Royal Navy à porter le nom de Trump (en français : trompe)[Note 2]. Et de fait, son insigne représentait cet instrument de musique, entouré de deux rameaux d'olivier. Il a passé la majeure partie de sa carrière affecté à la 4e division sous-marine basée en Australie. Il a été maintenu en service après la guerre et refondu pour de meilleures performances sous-marines. Il a été le dernier sous-marin de la Royal Navy à être affecté en Australie, jusqu’à son départ en . Il a été vendu et mis à la casse en .
Conception
Les sous-marins de la classe S se sont avérés trop petits pour des opérations lointaines. Il fallut mettre en chantier la classe T qui avait 21 mètres de longueur en plus et un déplacement de 1 000 tonnes. Alors que les bâtiments de la classe S avaient seulement six tubes lance-torpilles d'étrave, ceux de la classe T en avaient huit, dont deux dans un bulbe d'étrave, plus deux autres dans la partie mince de la coque au milieu du navire[1].
Le HMS Trump faisait partie du troisième groupe des sous-marins de classe T[2] et du deuxième lot de ce groupe à être commandé, en 1941[3]. Il faisait partie d’un certain nombre de navires qui avaient une coque entièrement soudée, ce qui augmentait de 50 pieds (15 m) leur profondeur maximale de plongée, la portant à 350 pieds (107 m)[4]. Son armement en torpilles était le même que celui du groupe 2 précédent, bien qu’au moment de l’entrée en service du groupe 3, on se soit rendu compte que les tubes lance-torpilles externes présentaient des problèmes majeurs et nuisaient à l’hydrodynamisme des bateaux. Les tubes externes ont été abandonnés dans la classe suivante de sous-marins britanniques, la classe Amphion. En prévision de leur utilisation sous des climats tropicaux, les navires du groupe trois ont été équipés d’une climatisation au fréon afin de faire face à des températures supérieures[4].
Engagements
Seconde Guerre mondiale
Le HMS Trump fut commandé en et construit par Vickers-Armstrongs à Barrow-in-Furness, ville portuaire et industrielle du nord-ouest de l'Angleterre. Sa quille fut posée le et il fut lancé le et mis en service le . Après des essais et un entraînement en mer du Nord à la mi-, il a été envoyé à Perth en Australie-Occidentale[2]. À son arrivée, il a rejoint à la 4e division sous-marine, appuyée par le navire-dépôt HMS Adamant (en). Depuis Perth, le HMS Trump a effectué quatre patrouilles avant la fin de la guerre[5].
Pendant son service dans la Pacifique, le sous-marin a coulé le garde-côtes japonais no 15 Shosei Maru le 13 mai 1945[6], un voilier japonais le , et deux caboteurs : l’un le et l’autre le . Il coula un navire-citerne le et, avec son sister-ship le HMS Tiptoe, il coula un cargo japonais le [5].
Toujours avec le HMS Tiptoe, le HMS Trump a attaqué un convoi le [6]. Bien qu’il ait été escorté par un patrouilleur japonais, ils ont réussi à couler le Tencho Maru, un cargo de l’armée. Le Tiptoe fut crédité de la victoire[5],[6].
Après-guerre
Le HMS Trump a survécu à la guerre et a continué à servir dans la Royal Navy. Il était l’un des nombreux sous-marins de classe T à coque entièrement soudée qui furent refondus pour de meilleures performances sous-marines[7]. Cette conversion « Slippery T » ou « Super T » comprenait le retrait du canon de pont et le remplacement du kiosque par un « aileron » simplifié. Des batteries supplémentaires ont été installées sous la salle de commande et des moteurs électriques supplémentaires ont été installés, en découpant la coque pressurisée et en ajoutant une nouvelle section de coque de 20 pieds (6,1 m) insérée à l’arrière de la salle de commande[7]. Les moteurs diesel ont été modifiés et suralimentés, et la puissance a augmenté de 300 chevaux (220 kW). L’armement en canons et les tubes lance-torpilles externes ont été retirés, et l’étrave a été redessinée. Le HMS Trump était l’un des deux sous-marins, avec le HMS Tabard, qui avait incorporé le pont dans la section des ailerons ajoutée[7] et il était le dernier à subir cette conversion[8].
En 1960, le HMS Trump, avec les HMS Taciturn et Tabard, rejoint la 4e flottille sous-marine à Sydney, en Australie. Là-bas, ils opéraient avec des unités de la Flotte d'Extrême-Orient, de la Royal Australian Navy et de la Royal New Zealand Navy. En , il participe à l’exercice anti-sous-marin NEWS EX dans le golfe de Hauraki au large des côtes de la Nouvelle-Zélande[9].
Le HMS Trump passa en carénage à l’arsenal de Cockatoo, entre et , et de nouveau entre et [10]. Il fut le dernier sous-marin de la Royal Navy à être en poste en Australie qu'il quitta le lorsque le 1er escadron de sous-marins australien fut formé à partir du 4e escadron de sous-marins de la Royal Navy[11],[12]. Il est affecté temporairement à la Royal Australian Navy pendant que des navires de la classe Oberon sont en construction, mais il demeure un sous-marin de la Royal Navy[13]. Le HMS Trump a été démoli à Newport (pays de Galles) à partir du [5].
Lors de sa visite d'État aux États-Unis en , le roi Charles III a offert la cloche originale du HMS Trump au président Donald Trump[14],[Note 3].
Notes et références
Notes
- ↑ Dans la marine des forces britanniques, HMS signifie Her Majesty's Ship ou His Majesty's Ship, selon que le monarque est de sexe féminin ou masculin.
- ↑ Tous les sous-marins de la classe T ont porté un nom commençant par la lettre t.
- ↑ Dans son discours lors du dîner d'État à la Maison-Blanche en offrant la cloche au président Trump, le roi Charles III déclare « May it stand as a testimony to our nations' shared history and shining future » (« Puisse-t-elle témoigner de l'histoire commune de nos nations et de leur brillant avenir ») puis, en plaisantant, « Should you ever need to get hold of us, just give us a ring » (« Si jamais vous avez besoin de nous joindre, faites-la juste sonner ») avec un jeu de mot sur give a ring signifiant « faire sonner » ou « téléphoner ».
Références
- ↑ Antony Preston et John Batchelor, « Entre les deux guerres : un sentiment de respect », Connaissance de l'histoire, no 4 Sous-marins de 1919 à nos jours, 1er trimestre 1977, p. 17.
- Akermann 2002, p. 386.
- ↑ McCarthy (2006) p. 12
- McCarthy (2006) p. 13
- « HMS Trump (P 333) », Uboat.net (consulté le )
- Robert J. Cressman, « Chapter VII: 1945 », sur The Official Chronology of the US Navy in World War II, ibiblio.org (consulté le )
- Akermann 2002, p. 383.
- ↑ P.D. Hulme, « A fresh look at the Five Streamlined 'T' class submarines of the early 1950s », Barrow Submariners Association (consulté le )
- ↑ « NZ Naval Board Report – 1964 », RNZN Communicators Association (consulté le )
- ↑ John Jeremy, Cockatoo Island: Sydney's Historic Dockyard, University of New South Wales Press, (ISBN 978-0-86840-817-0, lire en ligne), p. 242
- ↑ Susan Rose, The Naval Miscellany, vol. 7, Ashgate Publishing Limited, (ISBN 978-0-7546-6431-4, lire en ligne), p. 553
- ↑ « Oberon Class - The First Australian Submarine Squadron », Submarine Institute of Australia (consulté le )
- ↑ « HMAS OXLEY (II) », sur Royal Australian Navy (consulté le )
- ↑
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Paul Akermann, Encyclopaedia of British Submarines 1901-1955, Penzance, Periscope Publishing, (ISBN 1-904381-05-7, lire en ligne)
- (en) Innes McCartney, British Submarines 1939-45, Osprey Publishing, (ISBN 978-1-84603-007-9, lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
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