Hadia Decharrière

Hadia Decharrière
Nom de naissance Hadia Hamzawi
Naissance
Koweït
Nationalité Française
Pays de résidence France
Diplôme
Diplôme de docteure en chirurgie dentaire, licence en psychologie
Profession
Activité principale
Famille
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Grande Section (2017), Arabe (2019), Formol (2023), Trois fois Jacqueline (2026)

Hadia Decharrière, née Hadia Hamzawi le au Koweït, est une autrice et romancière française[1].

Biographie

Née le au Koweït de parents syriens, Hadia Hamzawi passe sa petite enfance entre Cannes, Damas et la ville de San Diego en Californie. En pleine guerre froide, la famille quitte la Syrie pour s'installer un temps aux États-Unis. A la suite du décès subit de son père en 1985 alors qu’elle n’a que six ans[2],[3], la famille s’installe à Paris[4].

Hadia Hamzawi obtient en 2004 un diplôme d’État de docteure en chirurgie dentaire de l’Université Paris-Descartes; en 2005, elle obtient également une licence de psychologie dans la même université. Elle est la soeur de l'humoriste Nora Hamzawi et du scénariste et réalisateur Amro Hamzawi. Elle vit et exerce toujours à son cabinet de dentiste[5]. à Paris[2].

Carrière littéraire

En 2017, Hadia Decharrière publie son premier roman Grande Section, dans lequel l'auteure se replonge dans ses propres souvenirs d’enfance afin de faire revivre son père, sur fond de pop culture des années 1980[6],[7]. C'est en conduisant sa fille à l'école, que l'auteure choisit de faire de ses souvenirs d'enfance l'inspiration première de cet ouvrage, un parcours initiatique entre la Syrie et l'Amérique[8],[9].

En 2019, l'autrice publie son second roman intitulé Arabe. Un matin, Maya jeune costumière française se réveille en sachant parfaitement parler l'arabe, langue qui lui était étrangère la veille[10],[11]. Le temps d'une journée, la jeune femme questionne son rapport à son identité, aux différentes cultures, à la peur de l'autre ou au contraire à la fascination face à un monde nouveau, promesse d'un tout autre futur[12],[13]. Le roman est sélectionné la même année pour le prix Renaudot[14].

Decharrière publie "Formol" en 2023 : elle met en scène la relation entre un patient, médecin légiste, et sa jeune analyste, interne psychiatre[15],[16].

Trois fois Jacqueline (2026)

À l’occasion de la parution en 2026 de Trois fois Jacqueline[17], la critique souligne un nouvel axe entrepris par l'auteure, vers l’anticipation et la réflexion techno-éthique. Son récit met en scène une médecin quadragénaire entre Paris, New York et l'île grecque de Hydra, et un métavers dans lequel l’héroïne projette à la fois son activité médicale d'obstétricienne et une réflexion sur la condition humaine.

Dans Le Point, l’écrivain et chroniqueur Patrick Besson qualifie le roman de « conte moral » explorant la virtualisation du réel ; il distingue l’écriture de Decharrière par sa gravité et son absence d’ironie, l’inscrivant dans un registre tragique[18]. ELLE Luxembourg salue une intrigue centrée sur la confrontation entre le corps, la médecine et le métavers, avec une écriture qualifiée de « solaire et métallique », dans la continuité des romans précédents de l’autrice[19]. Dans L’Humanité Magazine, la journaliste Muriel Steinmetz analyse Trois fois Jacqueline comme une fiction d’anticipation ancrée dans un « réel possible », mettant en avant la manière dont le roman interroge l’intelligence artificielle, l’humanisation des avatars et la perspective d’une « copie numérique de soi-même », en conservant une forte dimension éthique et humaine[20]. Interrogée dans l’émission mensuelle diffusée en mars 2026 sur RCF Comment j’ai écrit certains de mes livres et présentée par l'auteure Claire Garand, Hadia revient sur la genèse de Trois fois Jacqueline. Elle explique avoir souhaité situer son récit dans un futur proche « sans que ce soit complètement dystopique », et privilégier une narration romanesque visant moins à délivrer des réponses qu’à « ouvrir vraiment des questionnements », notamment sur la place des femmes dans l’espace public et les contraintes associées. Elle évoque son travail d’écriture : elle l'axe sur la tension entre réel, rêve et virtuel, ainsi que sur une approche sensorielle du corps, en lien avec les thèmes du roman[21].


Bibliographie

  • Grande Section, Éditions Jean-Claude Lattès, 250p, 2017, (ISBN 2709658437)
  • Arabe, Éditions Jean-Claude Lattès, 200p, 2019, (ISBN 2709662582)
  • Formol, Alma Éditeur, 240p, 2023, (ISBN 9782362796142)
  • Trois fois Jacqueline, Alma Éditeur, 168p, 2026, (ISBN 9782362796487)

Notes et références

  1. BNF, Hadia Decharriere, romancière, Catalogue BNF, (lire en ligne)
  2. « Hadia Decharrière (auteur de Arabe) », sur Babelio (consulté le )
  3. « Hadia Decharriere », sur JC Lattès, (consulté le )
  4. « Fiche Livre Decharrière », sur Alma Éditeur (consulté le )
  5. Anne-Laure Pineau et Thierry Bouët, « Psy et modèle, « agri-clownteur », kiné et pole danseur… À quoi ressemble la double vie des slasheurs ? », Madame Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. Faustine Kopiejwski, « Avec “Grande Section”, Hadia Decharrière publie un premier roman bouleversant », sur ChEEk Magazine, (consulté le )
  7. « "Grande section" de Hadia Decharrière », sur JC Lattès, Le Masque, (consulté le )
  8. Pierre Vavasseur, Yves Jaeglé, « «Grande Section» : une aventure initiatique de la Syrie à l'Amérique », sur leparisien.fr, Le Parisien, 2017-04-30cest18:52:16+02:00 (consulté le )
  9. Victorine de Oliveira, « Grande Section par Hadia Decharriere », sur La Vie.fr, La Vie (consulté le )
  10. Mohammed Aïssaoui, « Le Renaudot prodigue ses conseils de lecture du printemps », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le )
  11. « Arabe d'Hadia Decharrière », sur JC Lattès, (consulté le )
  12. « Hadia Decharrière présente son deuxième roman, "Arabe" », sur www.hachette.fr, (consulté le )
  13. Lamia Bereksi Meddahi, « Arabe, de Hadia Decharriere : Le lieu où l’âme se repose », L'initiative, (consulté le )
  14. « Les écrivains marocains Mahi Binebine et Abdellah Taïa sélectionnés pour le prix Renaudot », sur Al HuffPost Maghreb, HuffPost, (consulté le )
  15. Florence Bouchy, « « Formol », d’Hadia Decharrière : le charme trouble de la cure psychanalytique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Frédérique Roussel, « Viennent de publier : Dimitri Rouchon-Borie, Hadia Decharrière, Dominique Missika… », Libération,‎ (lire en ligne) : « troisième roman tout en finesse »
  17. Nathalie Agogué, « En librairies : Olivier Vonlanthen, Hadia Decharrière, Irène Fenoglio… », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. Patrick Besson, « Les sœurs Hamzawi », Le Point,‎ (lire en ligne)
  19. Sarah Braun, « Rentrée littéraire 2026 : nos 9 coups de cœur », ELLE Luxembourg,‎ (lire en ligne)
  20. Muriel Steinmetz, « Peut-on créer une matrice dans la « matrix » ? », L’Humanité Magazine,‎ (lire en ligne)
  21. Claire Garand, « Comment j’ai écrit certains de mes livres – Hadia Decharrière », sur RCF, (consulté le )

Liens externes

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