Hammadoun Dicko
| Hammadoun Dicko | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (8 ans et 10 jours) |
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| Élection | 17 juin 1951 |
| Réélection | 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Soudan français |
| Législature | IIe et IIIe (Quatrième République) Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Secrétaire d'État à l'Éducation nationale | |
| – (4 mois et 28 jours) |
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| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Félix Gaillard |
| Ministre | René Billères |
| Gouvernement | Gaillard |
| Secrétaire d'État à la France d’Outre-mer | |
| – (3 mois et 17 jours) |
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| Avec | Modibo Keïta |
| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Maurice Bourgès-Maunoury |
| Ministre | Gérard Jaquet |
| Gouvernement | Bourgès-Maunoury |
| Prédécesseur | Maurice Bayrou (indirectement) |
| Sous-secrétaire d'État Présidence du Conseil | |
| – (1 an, 2 mois et 27 jours) |
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| Président | René Coty |
| Président du Conseil | Guy Mollet |
| Ministre | Félix Houphouët-Boigny |
| Gouvernement | Mollet |
| Prédécesseur | Léopold-Sédar Senghor et Jean Médecin (indirectement) |
| Successeur | Jacques Périer François-Marie Bénard François Giacobbi |
| Sous-secrétaire d'État français au Commerce et à l’Industrie | |
| – (1 mois et 19 jours) |
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| Président | Albert Lebrun |
| Président du Conseil | Paul Reynaud |
| Gouvernement | Reynaud |
| Prédécesseur | Charles Frey (indirectement) |
| Successeur | Jean Moreau (indirectement) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Diona (Soudan français) |
| Date de décès | (à 39 ans) |
| Lieu de décès | Kidal (Mali) |
| Nature du décès | Assassinat |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti progressiste soudanais |
| Diplômé de | Lycée Terrasson-de-Fougères École normale William-Ponty |
| Profession | Instituteur |
Hammadoun Dicko, né le à Diona (alors Soudan français, actuellement Mali) et mort le à Kidal, est un homme politique malien.
Biographie
Hammadoun Dicko est le fils d’un chef de village né en 1924 dans le village peul de Diona. Il étudie à l’école de Douentza, puis à Mopti et au lycée Terrasson de Fougères (Bamako). Il poursuit ensuite l’École normale William-Ponty de Dakar[1].
Il est nommé instituteur en 1947. Il exerce d’abord à Bafoulabé puis à Kolokani.
Carrière politique
Hamadoun Dicko est élu député en 1951 sur la liste du Parti soudanais progressiste (PSP), conduite par Fily Dabo Sissoko. Le PSP, partisan de l’application intégrale de la Constitution de 1946 et souhaite des réformes économiques et sociales : code du travail, aide à l’enseignement, revalorisation et égalisation des pensions d’anciens combattants, modernisation des transports, adaptation de la fiscalité, nouveau régime foncier reconnaissant les droits des autochtones, développement des coopératives, arrive en tête devant l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA)[1]. Il siège dans le groupe de la SFIO.
Plus jeune député. Hammadoun Dicko devient membre de la Commission des pensions et de la Commission des immunités parlementaires, puis, en 1954, de la Commission des territoires d’outre-mer dont il devient secrétaire le . Il propose que Ségou devienne une commune de plein exercice[1].
En 1956, Hammadoun Dicko, en deuxième position sur la liste du PSP est réélu député. Le PSP est cependant devancé par l’US-RDA. Hammadoun Dicko devient membre de la Commission des territoires d’outre-mer[1].
Hammadoun Dicko est nommé le secrétaire d’État à l’industrie et au commerce dans le gouvernement de Mollet. Le , il est nommé secrétaire d’État à la présidence du Conseil dans le Gouvernement Mollet, fonction qu’il occupe jusqu’au . Il devient ensuite secrétaire d’État à la France d’outre-mer du au dans le Gouvernement Bourgès-Maunoury et secrétaire d’État à l’Éducation nationale du au dans le Gouvernement Gaillard[1].
Après l’indépendance du Mali en 1960, il devient un opposant au président Modibo Keïta. Hammadoun Dicko et Fily Dabo Sissoko sont accusés d’être les instigateurs des émeutes de commerçants survenues à Bamako le . Les commerçants avaient marché sur le commissariat central de Bamako pour exiger la libération de leur leader Kassoum Touré, arrêté quelques heures plus tôt parce qu’il s’opposait à la politique de Modibo Keïta, notamment la création du franc malien. Ils sont inculpés pour avoir organisé un complot et commis un attentat contre la sûreté de l’État et déférés avec d’autres opposants devant un tribunal populaire du 24 au . Le tribunal délibère le et condamne à la peine de mort Hammadoun Dicko, Fily Dabo Sissoko et Kassoum Touré. Face à la pression internationale, leur peine sera commuée à une peine de travaux forcés à perpétuité. Il meurt en détention à Kidal en 1964, certainement exécuté[2],[3]
Notes et références
- Amadou Sidibé, Dicko Hamadoun : Un jeune politicien au parcours exceptionnel, Les Échos, 12 juin 2009 [1]
- ↑ Les derniers moments de Fily Dabo Sissoko et autres heure par heure, le Patriote, 2 août 2006 [2]
- ↑ Elmouloud Yattaea et Boubacar Séga Diallo, Une histoire du Mali Le Mali post colonial, sur le site histoire-Afrique.org [3]
Voir aussi
Articles connexes Liens externes
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