Hastings Rashdall

Hastings Rashdall
Hastings Rashdall (1858–1924) (d)
Fonction
Doyen de Carlisle
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Worthing
Sépulture
Holywell Cemetery (en)
Nationalité
Formation
Activités
Père
John Rashdall (d)
Conjoint
Constance Makins (d) (à partir de )
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
Titre honorifique
Very Reverend (en)

Hastings Rashdall () est un philosophe, théologien, historien et prêtre anglican anglais. Il expose une théorie connue sous le nom d'utilitarisme idéal et est un historien majeur des universités du Moyen Âge[1]. Il défend l'idéalisme personnel et le finitisme théiste.

Biographie

Né à Kensington, Londres, le [2], Rashdall est le fils d'un prêtre anglican. Il fait ses études à Harrow[3] et reçoit une bourse pour le New College d'Oxford. Après de brefs séjours au St David's University College et à l'University College de Durham, Rashdall est nommé membre du Hertford College d'Oxford, puis du New College d'Oxford, et dédie son œuvre principale, The Theory of Good and Evil (en) (1907), à la mémoire de ses professeurs Thomas Hill Green et Henry Sidgwick.

Cette dédicace est appropriée, car la version particulière de l'utilitarisme proposée par Rashdall doit des éléments à la fois à Green et à Sidgwick[2]. Alors qu'il soutient que les concepts de bien et de valeur sont logiquement antérieurs à celui de droit, il accorde au droit une signification plus qu'instrumentale. Son idée du bien doit davantage à Green qu'aux utilitaristes hédonistes. « L'idéal de la vie humaine n'est pas la simple juxtaposition de biens distincts, mais un tout dans lequel chaque bien est rendu différent par la présence des autres. » Rashdall est éclipsé en tant que philosophe moral par George Edward Moore, qui défend des vues similaires dans son ouvrage antérieur Principia Ethica (1903). Rashdall est également un Berkeleyen et défend sa propre variante de l'idéalisme personnel[4]. Il rejette l'idéalisme absolu et critique les autres philosophes qui identifient Dieu à l'absolu. Il soutient qu'il ne peut y avoir de matière sans un esprit perceptif et que Dieu est un esprit infini, fondement de toutes choses et personnalité suprême[4]. Il plaide en faveur d'un Dieu anthropomorphe dont le pouvoir est limité pour expliquer le problème du mal[5],[6].

Son étude historique, The Universities of Europe in the Middle Ages[7] est décrite dans l'introduction de sa récente réimpression comme « l'un des premiers ouvrages comparatifs sur le sujet » dont « la portée et l'ampleur ont assuré sa place comme un ouvrage clé dans l'histoire intellectuelle ».

Son ouvrage « The Idea of Atonement in Christian Theology » examine différentes approches de la doctrine chrétienne de l'expiation, concluant par une défense influente de la théorie « subjective » de l'expiation que Rashdall attribue à Pierre Abélard et à Pierre Lombard. Rashdall soutient que la vision « objective » de l'expiation associée à Anselme de Cantorbéry est inadéquate et que la doctrine la plus authentiquement chrétienne est que la vie du Christ est une démonstration de l'amour de Dieu si profond qu'il est prêt à mourir plutôt que de compromettre sa personnalité. Ceci, à son tour, incite les croyants à imiter sa personnalité et son intimité avec le Père[8].

Il reçoit le diplôme de docteur ès lettres (DL) du New College d'Oxford en [9].

Il est président de la Société aristotélicienne de 1904 à 1907[10], membre de l'Union sociale chrétienne depuis sa création en 1890, et est un théologien moderniste anglican influent de l'époque, nommé chanoine en 1909. Il est doyen de Carlisle de 1917 à 1924 et meurt d'un cancer à Worthing[11] le [12]. Il est enterré au cimetière Holywell d'Oxford.

Publications

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hastings Rashdall » (voir la liste des auteurs).
  1. Garnett 2004, où « Les universités d'Europe au Moyen Âge » de Rashdall est considéré comme « un ouvrage de référence ».
  2. Garnett 2004.
  3. "Rashdall, Very Rev. Hastings" 2007.
  4. (en) Alan P. F. Sell, The Philosophy of Religion 1875-1980, Wipf & Stock Publishers, (ISBN 978-1620324264), p. 46-47
  5. (en) David Nicholls, Deity and Domination: Images of God and the State in the Nineteenth and Twentieth Centuries, Routledge, (ISBN 978-0415011716), p. 53-54.
  6. (en) Carl Ferdinand Howard Henry, God, Revelation and Authority: God Who Stands and Stays, vol. 6, Crossway Books, (ISBN 1-58134-056-7), p. 285
  7. (en) « Review of The European Universities of the Middle Ages, by Hastings Rashdall », The Quarterly Review, vol. 183,‎ , p. 445–472 (lire en ligne, consulté le )
  8. Rashdall 1919, p. 437–447.
  9. (en) « University Intelligence », The Times, no 36589,‎ , p. 4
  10. Matheson 1928, p. 115.
  11. (en) « Dean Rashdall », The Times, Londres,‎ , p. 17
  12. Matheson 1928, p. 230.

Bibliographie

  • (en) Jane Garnett, Rashdall, Hastings (1858–1924), Oxford, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/35676)
  • (en) Samuel Macauley Jackson et George William Gilmore, Schaff–Herzog Encyclopedia of Religious Knowledge, vol. 9, Grand Rapids, Michigan, Baker Book House,
  • (en) Percy Ewing Matheson, The Life of Hastings Rashdall, D.D.,
  • (en) Dorothy Postle et Margaret Marsh, Hastings Rashdall: Dean of Carlisle, 1917–1924,
  • (en) Hastings Rashdall, The Idea of Atonement in Christian Theology, London, Macmillan and Co., (lire en ligne)
  • (en) « Rashdall, Very Rev. Hastings », dans Who Was Who, A & C Black, (ISBN 978-0-19-954089-1, DOI 10.1093/ww/9780199540884.013.U201990)
  • (en) Margaret J. Rayner, The Theology of Hastings Rashdall: A Study of His Part in Theological Debates During His Lifetime (Thèse), University of Gloucestershire, (lire en ligne)

Liens externes

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