Hawa Boussim

| Naissance | Kipoura |
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Hawa Boussim est une chanteuse burkinabè reconnue pour son travail autour des traditions musicales du plateau mossi, qu’elle fusionne avec des sonorités afro-traditionnelles contemporaines. Elle se fait connaître sur la scène internationale grâce à son titre « Maa Yela » paru en 2017, qui rencontre un large succès et contribue à la faire émerger comme l’une des voix emblématiques de la musique traditionnelle modernisée du Burkina Faso.
Biographie
Enfance et origines
Hawa Boussim est née vers 1971 dans la province de Boulgou dans la région du Centre-Est à Kipoura au Burkina Faso[1],[2]. Elle évolue très tôt dans un environnement profondément marqué par les traditions musicales locales , notamment les chants et rythmes rituels transmis oralement. Elle s'exprime et chante en langue bissa
Débuts dans la musique
Elle commence à chanter dès son jeune âge lors de cérémonies coutumières, fêtes communautaires et rassemblements villageois. Elle se forge progressivement une réputation locale grâce à sa voix puissante et à son style inspiré des traditions ancestrales[2],[3].
Carrière
Lancement
En 2009, elle participe à un concours dans le cadre d’un festival organisé dans le chef-lieu du département par une association culturelle locale, et l’emporte. Grâce à un membre de sa famille, Jean-Pierre Boussim, directeur d’une radio de Zabré, l’opportunité se présente d’enregistrer un premier album autoproduit, Môbidoré, en 2011. Elle accepte alors d’associer son chant, aux racines ancestrales, à des instrumentaux afropop tels que ceux à la mode au Nigeria voisin[1],[2],[3].
Parcours artistique
Son style repose sur une valorisation des chants traditionnels du plateau mossi, revisités avec des arrangements contemporains. Elle s'est produite sur diverses scènes au Burkina Faso et à l’international, participant notamment à des festivals consacrés aux musiques du monde telle qu’au Marché des arts du spectacle africain (Masa)[2]. Sa musique met en avant les valeurs culturelles, spirituelles et sociales de la tradition mossi, ce qui lui vaut un public fidèle aussi bien localement qu’à l’étranger.
Elle a été, entretemps, répérée par Sony Music Entertainment, et notamment par José da Silva pour y signer de nouveaux contrat[4].
Projets récents
Hawa Boussim poursuit des collaborations et prépare régulièrement de nouveaux projets artistiques axés sur la préservation et la modernisation de la musique traditionnelle burkinabè. Ses dernières activités incluent des performances scéniques et la promotion continue de ses œuvres.
Distinctions
Hawa Boussim a reçu plusieurs reconnaissances nationales pour son rôle dans la promotion des musiques traditionnelles du Burkina Faso.
Références
- « Nouvel album Hawa Boussim », Guinée Découverte, (lire en ligne)
- Léo Pajon, « Musique : Hawa Boussim, du village aux scènes mondiales », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- Bertrand Lavaine, « Hawa Boussim, le son du village remixé », Radio France internationale,
- ↑ Eric Delhaye, « L’industrie du disque rêve d’Afrique », Libération, (lire en ligne)
- ↑ « Burkina : Hawa Boussim a été couronnée Kundé d’or », Intellivoire, (lire en ligne)
- ↑ « Kunde 2018 : Hawa Boussim en or », Afrik Presse, (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
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