Hawks (Afrique du Sud)

Hawks
Création 2008
Pays Afrique du Sud
Type Police nationale
Fait partie de Police sud-africaine
Ancienne dénomination Scorpions

Les Hawks, autre appellation de la DPCI (Directorate for Priority Crime Investigation), sont une unité des services de police sud-africain (SAPS) chargée d'enquêter sur le crime organisé, la délinquance économique, la corruption et d’autres crimes graves[1]. L’unité a remplacé une autre unité de la police appelée les Scorpions.

Histoire

Cette unité a été créée en 2008 par Jacob Zuma sous l'égide de l'ANC lors de la 52ème Conférence nationale du parti à Polokwane. L’ANC a fait valoir alors qu’une surveillance gouvernementale était nécessaire avec un tel organisme afin d’éviter que celui-ci ne soit utilisé comme un outil politique pour enquêter sur les politiciens. Cela faisait suite à une lutte de pouvoir entre Thabo Mbeki et Jacob Zuma qui avait abouti à une enquête sur l’implication de Zuma dans une affaire de vente d’armes[2],[3].

Corruption

Les détracteurs de cette décision de transformer les Scorpions en Hawks ont exprimé leur crainte que la nouvelle agence ne soit pas aussi efficace que les Scorpions pour lutter contre la corruption gouvernementale[4]. Koos van der Merwe, député du Parti Inkatha de la liberté a décrit la décision de remplacer les Scorpions par les Hawks comme ayant été prise pour "protéger les dirigeants et les membres de l’ANC des enquêtes criminelles et d’éventuelles poursuites"[3]. Lorsque l’organisation a été créée, son personnel a dû prêter allégeance au commissaire national de police d’alors, Jackie Selebi. Selebi étant à l’époque lui-même sous enquête des Scorpions pour corruption[5].

Durant la période qui a suivi le remplacement des Scorpions par les Hawks, le niveau de corruption au sein et en dehors du gouvernement a augmenté[6],[7]. Un certain nombre d’études ont révélé que le manque d’indépendance politique pour enquêter sur la corruption, ainsi que sa dépendance à l’égard des SAPS, a eu un effet négatif sur l’efficacité de l’organisation[6],[7].

Bibliographie

  • Jessica Pitchford, Blood on Their Hands: General Johan Booysen Reveals His Truth, Pan Macmillan, 2016 ( (ISBN 978-1770104778))
  • Jacques Pauw, The president's keepers: Those keeping Zuma in power and out of prison, 2017 ( (ISBN 978-0624083030))
  • Graham Coetzer, Hunting with the Hawks: Untold stories from the elite South African crime-fighting unit, Tafelberg, 2024 ( (ISBN 978-0624093572))

Notes et références

  1. « South Africa's new priority crimes unit », sur SouthAfrica.info (consulté le )
  2. J Berning, M Montesh, « Countering corruption in South Africa: The rise and fall of the Scorpions and Hawks », South African Crime Quarterly, vol. 39,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Leon Engelbrecht, « Parliament votes to abolish the Scorpions », Defence Web, (consulté le )
  4. Mcebisi Ndletyana, « No way is Zuma fighting corruption », Sunday Independent, (consulté le )
  5. « Ex-Scorpions boss warns Hawks », News24, (consulté le )
  6. « TIM COHEN: Hawks are Zuma's chickens coming home to roost », sur Business Day Live (consulté le )
  7. Hamadziripi Tamukamoy, « Independence in South Africa's Anti-corruption Architecture: Failures and Prospects », The Journal of the Helen Suzman Foundation, no 71,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
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