Hechmi Hamdi

| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
محمد الهاشمي الحامدي |
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| Enfant |
Sami Hamdi (en) |
| Parti politique |
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Hechmi Hamdi (arabe : محمد الهاشمي الحامدي), de son nom complet Mohamed Hechmi Hamdi, né le à Sidi Bouzid, est un homme d'affaires et homme politique tuniso-britannique installé à Londres.
Il est le président de la chaîne de télévision par satellite Al Mustaquilla. Il est aussi le dirigeant de la Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement (Al Aridha Chaabia), devenue le Courant de l'amour, et le secrétaire général du Parti des conservateurs progressistes.
Biographie
Originaire du gouvernorat de Sidi Bouzid, il étudie la langue et la littérature arabe à l'université de Tunis dont il sort diplômé en 1985. Il poursuit un programme de master en littérature et histoire arabe ainsi qu'en études islamiques contemporaines à l'université de Londres, qu'il achève en 1990. Dans le même établissement, il obtient un doctorat en études islamiques contemporaines en 1996[1] à la School of Oriental and African Studies. Après avoir écrit des articles dans divers journaux, dont le quotidien arabophone Asharq al-Awsat, il fonde son propre hebdomadaire, Al Mustaquilla (L'Indépendant) en 1993, le trimestriel The Diplomat en 1996, la chaîne de télévision Al Mustaquilla en 1999 et une seconde chaîne, Democracy, en 2005[2].
Jusqu'à sa démission en 1992, Hechmi Hamdi est membre du parti islamiste Ennahdha[3] avant de devenir un allié du président tunisien déchu, Zine el-Abidine Ben Ali[4],[5], ce qu'il nie[6]. Après la révolution, il fonde la Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement le et utilise sa chaîne de télévision pour soutenir massivement la campagne de sa formation[7] pour l'élection de l'assemblée constituante du .
Alors que sa formation effectue une percée inattendue[8],[9], remportant 27 sièges, Ennahdha arrivée en tête du scrutin refuse toute négociation avec lui[10]. À la suite de l'invalidation de ses listes dans six circonscriptions, principalement pour non-respect des délais de campagne officielle et pour avoir présenté d'anciens responsables du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Ben Ali, lui faisant perdre huit élus au profit des autres listes[11], Hamdi annonce dans la foulée le retrait de ses autres listes[12] avant de se rétracter en décidant de présenter des recours en vue de la réhabilitation de ses listes[13].
Il devient secrétaire général du Parti des conservateurs progressistes le [14]. Il annonce ensuite la création d'un nouveau parti, Tayar Al-Mahabba (Courant de l'amour), le [15]. Le , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle[16] avant de se retirer le à la suite du résultat obtenu par son parti aux élections législatives[17]. Il fait volte-face et retourne en Tunisie le , après 18 ans d'exil, pour mener sa campagne électorale[18],[19]. À l'issue du premier tour, il termine quatrième avec 5,75 % des voix.
De nouveau candidat lors de l'élection présidentielle de 2019, il est éliminé dès le premier tour[20].
Positionnement
Selon Nizar Bahloul, la montée de Hamdi s'inscrit dans la volonté de l'État saoudien d'occuper une place dans la nouvelle configuration politique tunisienne[21]. Dès lors, afin de se créer un réseau, il s'allie à des anciens membres du RCD du président déchu Ben Ali, qui en serait le maître d'œuvre, celui-ci entretenant de bonnes relations avec les princes saoudiens[21].
Après la publication des résultats de l'élection de l'assemblée constituante, Ennahdha accepte de s'allier avec toutes les forces politiques, sauf la Pétition populaire. En effet, le parti accuse Hechmi Hamdi de « trahison suprême » en raison du soutien apporté par des anciens du RCD et de l'adoption dans les années précédentes d'une ligne éditoriale favorable à Ben Ali[22]. De plus, selon Slaheddine Jourchi, Hamdi avait publié dans sa thèse de doctorat des documents secrets du parti : « Il divulgue des documents secrets du mouvement que les services secrets du pays hôte exploitera à souhait »[22].
De plus, en 1999, Hamdi avait participé avec Rached Ghannouchi à un débat politique sur la chaîne Al Jazeera pendant lequel il appuya le président Ben Ali[23].
Notes et références
- ↑ (en) Sana Ajmi, « People's Petition for Freedom, Justice and Development », sur tunisia-live.net, (consulté le ).
- ↑ « Mais qui est ce Hachemi Hamdi qui suscite tant de polémiques ? », sur Leaders, (consulté le ).
- ↑ (en) Mohamed Elhachmi Hamdi, « Islam and Liberal Democracy: The Limits of the Western Model », Journal of Democracy (en), vol. 7, no 2, , p. 81-85 (ISSN 1045-5736, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La percée surprise d'un ancien allié de Ben Ali en Tunisie », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Tunisie : la poussée de la liste d'un milliardaire basé à Londres suscite la consternation », sur Radio Nederland Wereldomroep, (consulté le ).
- ↑ (en) Emily Parker, « Aridha Chaabia, « Popular Petition », Shocks Tunisian Politics », sur tunisia-live.net, (consulté le ).
- ↑ (en) « Surprise Tunisian poll success for London-based millionaire », sur Google, (consulté le ).
- ↑ « Tunisie : la percée-surprise d'un millionnaire londonien », Le Point, (ISSN 0242-6005, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Élodie Auffray, « Al-Aridha, surprise parti de Hechmi Hamdi », Libération, (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Tunisie : tractations pour un gouvernement dirigé par un islamiste », La Dépêche du Midi, (ISSN 0181-7981, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Les listes de la pétition populaire tombent dans six circonscriptions (ISIE) », sur tunisiesoir.com, (consulté le ).
- ↑ « Hechmi Hamdi annonce le retrait de ses listes », sur Leaders, (consulté le ).
- ↑ « Hechmi Hamedi renonce à retirer les listes d'Al Aridha de la constituante », sur Tunis Afrique Presse, (consulté le ).
- ↑ « Tunisie - Hechmi Hamdi élu secrétaire général du PCP », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
- ↑ « Hachemi Hamdi annonce la création de son nouveau parti politique Tayar Al-Mahabba », sur Tuniscope, (consulté le ).
- ↑ « Tunisie : Hechmi Hamdi candidat à la présidentielle », sur tunisienumerique.com, (consulté le ).
- ↑ « Partis politiques : Hechmi Hamdi renonce aux présidentielles suite à la déroute du Courant Al Mahaba », sur Tunivisions, (consulté le ).
- ↑ « Élections présidentielles : Hechmi Hamdi fait volte-face et débarque en Tunisie pour mener sa campagne », sur webdo.tn, (consulté le ).
- ↑ « Hechmi Hamdi revient sur sa décision de retrait de la présidentielle », La Presse de Tunisie, (ISSN 0330-9991, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Présidentielle anticipée : Hechmi Hamdi annonce son soutien à Kaïs Saïed pour le deuxième tour », sur Kapitalis, (consulté le ).
- Nizar Bahloul, « Hachmi Hamdi, les Saoudiens et les réseaux dormants de Ben Ali », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
- « Tunisie : Hechmi Hamdi serait accusé de trahison suprême par Ennahdha », sur espacemanager.com, (consulté le ).
- ↑ Sabra Mansar, « Les Facebookers mécontents des déclarations de Hachmi Hamdi », sur tunisienumerique.com, (consulté le ).
Articles connexes
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