Heimdallarchaeota

Heimdallarchaeota
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Classification
Domaine Archaea
Règne Promethearchaeati

Embranchement

Heimdallarchaeota
Zaremba-Niedzwiedzka, Caceres, Saw, Bäckström, Juzokaite, Vancaester, Seitz, Anantharaman, Starnawski, Kjeldsen, Stott, Nunoura, Banfield, Schramm, Baker, Spang & Ettema, 2017

Taxons de rang inférieur

  • classe "Candidatus Heimdallarchaeia"
  • ordre "Candidatus Heimdallarchaeales"
  • famille "Candidatus Heimdallarchaeaceae"
  • genre "Candidatus Heimdallarchaeum" Spang et al. 2019
    • espèce "Ca. Heimdallarchaeum aukensis" Wu et al. 2022
    • espèce "Ca. Heimdallarchaeum endolithica" Wu et al. 2022

Les Heimdallarchaeota sont un phylum d'archées, du règne des Promethearchaeati (les archées d'Asgard, ou asgards). C'est le groupe le plus proche phylogénétiquement des eucaryotes[1].

En 2024, le séquençage massif de l'ADN de sédiments marins révèle 404 génomes métagénomiques d'asgards, dont 136 nouvelles espèces d'Heimdallarchaeia et plusieurs lignées inédites. Leur distribution globale montre une large répartition dans les environnements marins, avec une forte concentration dans les sédiments côtiers d'oxygénation variable. Des reconstructions métaboliques détaillées et des prédictions structurales suggèrent que les Heimdallarchaeia forment des ensembles métaboliques distincts de ceux des autres asgards. Ces archées codent des protéines caractéristiques d'un mode de vie aérobie, notamment le complexe IV de la chaîne de transport d'électrons, la biosynthèse de l'hème et la détoxication des espèces réactives de l'oxygène. Les Heimdallarchaeia codent également de nouveaux clades d'hydrogénases respiratoires membranaires possédant des sous-unités supplémentaires de type complexe I, susceptibles d'accroître la génération de force proton-motrice et la synthèse d'ATP. La production d'hydrogène et la respiration aérobie étaient sans doute déjà présentes chez l'ancêtre asgard des eucaryotes. Des facteurs bioénergétiques ont ainsi pu influencer l'eucaryogenèse[2].

Cladogramme

D'après Tom A. Williams et al., 2017[3] et Castelle & Banfield, 2018[4] (DPANN) :

Notes et références

  1. Zaremba-Niedzwiedzka, Caceres, Saw, Bäckström, Juzokaite, Vancaester, Seitz, Anantharaman, Starnawski, Kjeldsen, Stott, Nunoura, Banfield, Schramm, Baker, Spang & Ettema, 2017 : Asgard archaea illuminate the origin of eukaryotic cellular complexity. Nature, vol. 541, no 7637, p. 353–358.
  2. (en) Kathryn E. Appler, James P. Lingford, Xianzhe Gong, Kassiani Panagiotou, Pedro Leão et al., « Oxygen metabolism in descendants of the archaeal-eukaryotic ancestor », Nature,‎ (DOI 10.1038/s41586-026-10128-z).
  3. (en) Tom A. Williams et al., Integrative modeling of gene and genome evolution roots the archaeal tree of life, publié en 2017 DOI 10.1073/pnas.1618463114
  4. (en) Castelle, C.J., Banfield, J.F., « Major New Microbial Groups Expand Diversity and Alter our Understanding of the Tree of Life », Cell, vol. 172, no 6,‎ , p. 1181-1197 (PMID 29522741, DOI 10.1016/j.cell.2018.02.016)
  5. (en) Kiley W. Seitz, Nina Dombrowski, Laura Eme, Anja Spang, Jonathan Lombard et al., « Asgard archaea capable of anaerobic hydrocarbon cycling », Nature Communications, vol. 10,‎ , article no 1822 (DOI 10.1038/s41467-019-09364-x).
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