Heinrich von Plötzke
| Heinrich von Plötzke | |
| |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maître de Prusse | |
| – (2 ans) |
|
| Grand commandeur de l'ordre Teutonique | |
| – (3 ans) |
|
| Grand maréchal de l'ordre Teutonique | |
| – (8 ans) |
|
| Biographie | |
| Date de naissance | Vers 1264 |
| Lieu de naissance | Plötzkau |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Medininkai |
Heinrich von Plötzke, né vers 1264 et mort au combat le sous les murs de Medininkai, est un haut dignitaire de l'ordre Teutonique. Il fut dernier maître de Prusse de 1307 à 1309 puis grand commandeur de l'ordre jusqu'en 1312 et grand maréchal jusqu'à sa mort.
Biographie
Heinrich von Plötzke est issu d'une famille des ministériels au service des princes d'Anhalt, résidant à Plötzkau sur la Saale. Il rejoint l'ordre Teutonique et fut commandeur (Komtur) à Altenbourg en 1286, puis commandeur à Halle en 1287, avant d'être affecté en Prusse dans l'État Teutonique. Nommé commandeur de Balga en 1294, il devient ensuite maître de Prusse (Landmeister) de 1307 à 1309, avec sa résidence à Elbing.
Aux côtés du grand maître Siegfried von Feuchtwangen, Heinrich von Plötzke commande l'armée qui fait lever le siège de Dantzig (Gdańsk) contre l'occupation du margrave Valdemar de Brandebourg en 1308. Toutefois, il refuse de remettre la citadelle au roi Ladislas Ier de Pologne au motif que ce monarque a insuffisamment rétribué les chevaliers Teutoniques ; et c'est ainsi qu'a lieu la prise de Dantzig. L'année suivante, en vertu de l'accord de Soldin (1309), Heinrich von Plötzke rachète au margrave de Brandebourg, au nom de l'ordre, les droits sur la Pomérélie, donnant aux chevaliers Teutoniques une pleine suzeraineté sur les côtes de Poméranie jusqu'en 1466[1].
Durant la croisade lituanienne, Heinrich von Plötzke vainc le grand-duc de Lituanie Vytenis : il s'illustre en attaquant les troupes lituaniennes par surprise à Wozławki, et capture même le chambellan de Vytenis[2]. En 1314, il annexe à ces terres la forteresse de Navahroudak.
Néanmoins, en 1320, la nouvelle campagne qu'il entreprend en Lituanie est un échec : il trouve la mort avec 29 de ses chevaliers à la bataille de Medininkai, le [3].
Notes
- ↑ D'après William Urban, The Teutonic Knights : A Military History, Londres, Greenhill Books, , 290 p. (ISBN 1-85367-535-0)
- ↑ (de) Theodor Hirsch, Max Toeppen, Ernst Strehlke, Scriptores rerum Prussicarum. Die Geschichtsquellen der preußischen Vorzeit bis zum Untergang der Ordensherrschaft vol3, p65
- ↑ D'après Walter James Wyatt, The History of Prussia : From the Earliest Times to the Present Day, Londres, Longmans, Green & Co., .
Liens externes
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail du Moyen Âge tardif
- Portail des croisades • Croisades baltes
- Portail du Saint-Empire romain germanique
.jpg)