Helena Łuczywo

| Naissance | |
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| A travaillé pour |
Lycée Jan-Zamoyski de Varsovie (d) (- Bank Rolny (d) (- Gazeta Wyborcza Tygodnik Mazowsze (d) Agora SA (en) |
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| Membre de |
Związek Młodzieży Socjalistycznej (en) (- Solidarność |
| Maître |
Włodzimierz Brus (en) |
| Distinction |
Prix ICFJ-Knight du journalisme international (en) () |
Helena Łuczywo est une journaliste polonaise née le à Varsovie, militante de l'opposition (pl) pendant la période de la République populaire de Pologne, rédactrice en chef du magazine Tygodnik Mazowsze (pl) de 1982 à 1989, cofondatrice et rédactrice en chef adjointe du quotidien Gazeta Wyborcza de 1989 à 2009.
Biographie
Elle naît dans une famille de militants communistes d'origine juive : Ferdynand Chaber (pl) (1907-2005) et Dorota Debora née Guter (1913-2012). Elle fréquente le lycée Klement Gottwald à Varsovie[1]. De 1964 à 1967, elle est membre de l'Union de la jeunesse socialiste (pl). Elle participe activement aux grèves étudiantes lors des événements de mars 1968, ce qui lui vaut d'être temporairement renvoyée de l'université[2]. En 1969, elle reçoit son diplôme de la Faculté d'économie politique de l'Université de Varsovie. Son directeur de thèse est Włodzimierz Brus (pl). De 1970 à 1973, elle travaille au siège de la Banque agricole (pl). De 1973 à 1977, elle étudie la langue et la littérature anglaises à l'Université de Varsovie[2]. Au cours de l'année scolaire 1977/1978, elle travaille comme professeure d'anglais au lycée Jan Zamoyski à Varsovie. Licenciée pour des raisons politiques, elle se consacre ensuite à la traduction[2].
Pendant la période de la République populaire de Pologne, elle s'engage dans des activités d'opposition et, à partir de 1976, elle collaboré avec le Comité de défense des ouvriers[3]. Elle est collaboratrice du Comité d'autodéfense sociale « KOR » (pl)[4]. En 1977, elle participe à la création du magazine Robotnik (pl), dont elle est la rédactrice en chef jusqu'en 1981. De 1980 à 1981, elle est correspondante pour The Daily Telegraph[2]. En 1981, elle organise la rédaction de l'agence de presse « Solidarność » et prend la tête de la rédaction du bulletin publié par celle-ci[5]. Après l'instauration de la loi martiale, elle se cache pendant plus d'un an[2] (notamment dans l'appartement de Marcin Święcicki[6]). Après le suicide de Jerzy Zieleński (pl), elle prend en 1982 la fonction de rédactrice en chef de Tygodnik Mazowsze[3], qui devient le plus grand journal clandestin de Solidarność. En 1987, elle part pour une bourse d'un an au Radcliffe College de l'université Harvard[5]. Elle dirige la rédaction de TM jusqu'en 1989. La même année, en tant que représentante de l'opposition, elle participe aux délibérations du groupe de travail sur les médias dans le cadre des négociations de la Table ronde (pl)[2].
En 1989, elle est l'une des fondatrices du journal Gazeta Wyborcza, où elle occupe le poste de rédactrice en chef adjointe[7]. Avec Juliusz Rawicz (pl), elle invente le slogan Wasz prezydent, nasz premier (pl) (« Votre président, notre premier ministre »)[8]. Pendant la guerre au sommet (pl), elle se range du côté de Tadeusz Mazowiecki contre Lech Wałęsa[5]. De 1990 à 1998, elle occupe le poste de présidente de la société Agora-Gazeta, puis, jusqu'en 2004, celui de vice-présidente du conseil d'administration d'Agora (pl)[2]. En , elle acquiert environ 1,7 million d'actions émises par Agora, d'une valeur d'environ 80 millions de zlotys, devenant ainsi l'une des Polonaises les plus riches[9]. Elle rejoint également le conseil d'administration de cinq personnes du holding Agora[9]. Ses opinions évoluent entre-temps, passant de la gauche au libre marché, et elle se déclarée partisane de Margaret Thatcher[10]. De 2004 à 2007, en raison de la maladie d'Adam Michnik, elle dirige de facto la rédaction de Gazeta Wyborcza. En 2009, elle prend sa retraite[11].
En 2002, 2004 et 2005, elle figure sur la liste des Polonais les plus riches du magazine hebdomadaire Wprost[12].
Vie privée
Elle est divorcée de Witold Łuczywo (pl)[13], militant de l'opposition démocratique et organisateur de l'imprimerie clandestine à l'époque de la République populaire de Pologne. Elle a une fille, Łucja[14].
Postérité
Timothy Garton Ash lui consacre des articles dans le journal Der Spiegel (1980, la qualifiant de Rosa Luxemburg de Solidarność) et dans le magazine The New Yorker (1999)[10],[15].
En 2019, son image est représentée sur la fresque murale « Femmes de la liberté » à la station PKM Strzyża à Gdańsk[16].
Références
- (pl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en polonais intitulé « Helena Łuczywo » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (pl) « Znani absolwenci szkoły » [html], sur liceumgottwalda.pl.tl (consulté le )
- (pl) Mirosława Łątkowska et Adam Borowski, « Łuczywo Helena » [html], sur encysol.pl (consulté le )
- (pl) « Helena Łuczywo » [archive du ], sur slownik-niezaleznidlakultury.pl (consulté le )
- ↑ (pl) Łukasz Kamiński, Grzegorz Waligóra et Instytut Pamięci Narodowej--Komisja Ścigania Zbrodni przeciwko Narodowi Polskiemu, Kryptonim "Gracze": Służba Bezpieczeństwa wobec Komitetu Obrony Robotników i Komitetu Samoobrony Społecznej "KOR" 1976-1981, Instytut Pamięci Narodowej--Komisja Ścigania Zbrodni przeciwko Narodowi Polskiemu, (ISBN 978-83-7629-095-9, lire en ligne), p. 186
- (pl) Paweł Smoleński, « [Urodziny Heleny Łuczywo] Helenka już od lat 70. była zapowiedzią kobiecej rewolucji », Gazeta Wyborcza, (lire en ligne [archive du ])
- ↑ (pl) Gdańskie Centrum Multimedialne, « Marcin Święcicki, minister w rządzie Tadeusza Mazowieckiego oprowadzał po wystawie stałej ECS », sur Gdańsk - oficjalny portal miasta (consulté le )
- ↑ (pl) Skalski E., « Słowo na wybory », Polityka, , p. 57
- ↑ (pl) Agnieszka Kublik, « Mazowiecki i Michnik: W naszej historii bardzo rzadko szaleństwo zwycięża do końca », Gazeta Wyborcza, (lire en ligne [archive du ] [html])
- (pl) « Od nędzy do pieniędzy » [html], sur archiwum.rp.pl, (consulté le )
- (pl) « Timothy Garton Ash: Nie byłoby "Wyborczej" bez Heleny Łuczywo. To redaktorka z żelaza », Gazeta Wyborcza, (lire en ligne [archive du ] [html])
- ↑ (pl) « "Gazeta Wyborcza" bez swojej legendy », wiadomosci.dziennik.pl, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (pl) « Lista 100 najbogatszych Polaków », sur rankingi.wprost.pl (consulté le )
- ↑ (pl) « Pani na Agorze », sur dziennik.pl, (consulté le )
- ↑ (pl) Cezary Łazarewicz, « Co robią dzieci dawnych korowców », sur polityka.pl, (consulté le )
- ↑ (en-US) Timothy Garton Ash, « Helena’s Kitchen », The New Yorker, (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (pl) Gdańskie Centrum Multimedialne, « Kobiety Wolności - niezwykły mural na stacji PKM Strzyża przypomina polskie opozycjonistki », sur Gdańsk - oficjalny portal miasta (consulté le )
Liens externes
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