Henri-Joseph Rutxhiel
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(à 62 ans) Ancien 11e arrondissement de Paris |
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Henri-Joseph Rutxhiel, baptisé le à Lierneux (Belgique) et mort le à Paris, est un sculpteur belge de style classique qui a fait carrière à Paris sous le Premier Empire napoléonien et la Restauration.
Biographie
Henri-Joseph Rutxhiel, baptisé le à Lierneux, est le quatrième fils d'Henri-Joseph Rutxhiel, cordonnier, et d'Anne-Marie Deria. Il se marie à deux reprises : avec Adelaïde Perotte à Chatou en 1818 et avec Zélia Huzar à Paris en 1925.
D'abord berger à Lierneux, il est remarqué à 22 ans par Fromenteau, industriel à Hodimont, pour son talent de sculpteur alors qu'il s'échine à représenter des têtes et des fleurs en bois[1]. Le baron Antoine Desmousseaux de Givré, préfet du département de l'Ourthe ayant entendu parler de cette rencontre, il le convoque, lui octroie une bourse et sa protection. Pendant deux ans, il reçoit ses premières leçons de sculpture à l'École centrale des Beaux-Arts de Liège où il est l'élève de François-Joseph Dewandre et de Léonard Defrance. Il y obtient un premier prix[1].
Antoine Desmousseaux de Givré l'envoie ensuite à Paris où il devient en 1800 l'élève de Jean-Antoine Houdon, puis du sculpteur Philippe-Laurent Roland et du peintre Jacques-Louis David. En 1804, il obtient un second grand prix de sculpture de l'Institut de France et, en 1808, un premier prix au concours général de l'Institut de France. En 1809, il obtient le prix de Rome de sculpture au grand concours de l'académie de France avec le bas-relief Dédale attachant des ailes à son fils Icare. Ce prix lui permet de se rendre à Rome où il rencontre le peintre Ingres avec qui il se lie d'amitié et à la villa Médicis. Il voyage en Italie à partir de 1810[2].
Il rentre à Paris en 1811. Il est chargé de décorer le Palais de la Légion d'honneur et d'exécuter des motifs de la colonne Vendôme. Il devient le sculpteur attitré des plus hautes personnalités du Premier Empire français exécutant les bustes en marbre de Napoléon, Marie-Louise d'Autriche et de Napoléon II. Pour le récompenser, Napoléon Ier lui octroie le brevet de sculpteur des Enfants de France et une gratification de 3 000 francs. D'autres personnalités prennent la pose pour lui : l'astronome Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, le sénateur Gaspard Monge, les préfets de l'Ourthe Charles Emmanuel Micoud d'Umons et Antoine Desmousseaux de Givré et le compositeur liégeois André Grétry. Avec la Restauration, c'est le tour de Louis de France, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, Charles X, de l'empereur de Russie Alexandre Ier et du duc de Wellington[3].
Il a obtenu les titres de portraitiste de Napoléon Ier, de sculpteur de l'héritier impérial et de portraitiste officiel de la cour sous Louis XVIII. Il était membre de l'Institut de France et directeur de l'Académie de France[1].
Le , il décède au Palais de l'Institut de France à Paris[3].
On trouve ses œuvres dans les musées, les palais, les châteaux et les cathédrales de France mais également à Liège.
Sélection d'œuvres
- Buste d'André Grétry (1804-1805), sculpture en Hermès, marbre, 59 × 31 × 23,5, Liège, La Boverie, classé comme trésor de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
- Buste du roi de Rome (1811), buste, marbre, château de Fontainebleau[4].
- Portrait d'Elfriede Clarke de Feltre (vers 1813), buste, marbre, musée d'Arts de Nantes.
- Statue de Bossuet, cathédrale de Meaux.
- Zéphyr enlevant Psyché (1814), groupe, marbre, Paris, musée du Louvre[5].
- Statue de Pierre André de Suffren (1819), musée de l'Histoire de France (Versailles).
- Pandore (1819), groupe, marbre, Aix-en-Provence, musée Granet.
- Bustes en marbre de Napoléon, Marie-Louise d'Autriche, de Napoléon II, de Louis de France, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, etc.
- Œuvres
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Buste de Gréty, 1804-1805. -
Buste d’Elfride Clarke de Feltre, 1813. -
Zéphyr et Psyché, 1814. -
Statue de Suffren, 1819.
Hommages
En 1930, une plaque commémorative est apposée sur la façade de sa maison natale en mémoire de H.J. Rutxhiel, « statuaire des enfants de France, membre de la Légion d'honneur, Premier grand prix de sculpture ».
La « Rue Rutxhiel » perpétue sa mémoire à Lierneux et à Liège.
Références
- « Lierneux rend hommage au grand sculpteur wallon Rutxhiel », Le Meuse, , p. 2 (lire en ligne
)
- ↑ Les Envois de Rome en peinture et sculpture, 1804-1914, AGORHA - Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art, 1804-1914 Les Envois de Rome en peinture et sculpture et France Lechleiter, Ruxthiel, Henri Joseph, (lire en ligne)
- Georges Rem, « De la Lienne à la Seine », La Wallonie, , p. 1 (lire en ligne
)
- ↑ « Buste du roi de Rome », sur Images d'art, consulté le 11 mars 2023 (consulté le )
- ↑ Musée du Louvre, Atlas base des œuvres exposées.
Voir aussi
Bibliographie
- Mary Etienne, « Henri-Joseph Rutxhiel. Sculpteur du pouvoir entre Empire et Restauration », dans Les Wallons à Versailles, Renaissance du livre, (ISBN 9782874158247, OCLC 186974074, présentation en ligne), p. 323-352
Articles connexes
Liens externes
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