Henri Cleenewerck
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(à 82 ans) Bruxelles |
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Henri ou Henry Cleenewerck, né à Watou le et mort à Bruxelles le , est un peintre belge, naturalisé américain.
Biographie
Famille
Henri (Henri Louis Christian) Cleenewerck, né à Watou, section de Poperinge, le , est le fils de Xavier Dominique Cleenewerck (1793-1835), sellier, et de Sophie Victoire Cnaepelynck (1794-1851). Il épouse Céline Constance Léonard (1853-1901), veuve du peintre Firmin Bouvy[1].
Carrière
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En 1837, Henri Cleenewerck effectue son service militaire au 1er Régiment de ligne. De 1840 à 1845, il suit les cours dispensés par l'École de dessin et d'architecture de Poperinge et étudie à l'Académie des beaux-arts d'Ypres. Il commence à exposer au Salon d'Ypres de 1843. Vers 1846, il se rend, accompagné de deux de ses frères, en Allemagne[2].
Il visite les États-Unis pour la première fois en 1854, en commençant par la Californie. Il travaille à Savannah dès 1860. Son œuvre Cimetière Bonaventure est exposée, en 1860, à l'Armory Hall de Savannah, où elle remporte un vif succès. Elle fait aujourd'hui partie des musées Telfair[3].
En 1863, Henri Cleenewerck vit à La Havane, à Cuba, où il peint des vues du fleuve Canimar et de San Antonio de los Baños, avant de quitter le pays au début de la Guerre des Dix Ans en 1868. Il s'installe à Paris, où il demeure jusqu'en 1873. En 1879, il demeure à San Francisco et visite la péninsule de Monterey au début des années 1880. Il était alors citoyen américain naturalisé[4].
Henri Cleenewerck meurt, à l'âge de 82 ans, rue du Berceau no 22 à Bruxelles le [5].
Œuvre
Caractéristiques
Ses premiers paysages s'inscrivent dans le style de l'école de paysage de Courtrai de l'époque, aux côtés de figures telles que Jean-Baptiste De Jonghe et Louis-Pierre Verwée.
Le peu d'indications disponibles rend difficile la datation précise des changements stylistiques de l'artiste. On observe néanmoins une évolution notable, d'un romantisme à la Biedermeier vers le réalisme, voire vers une forme de pré-impressionnisme. Ces éléments évoquent les maîtres français tels que Courbet, Corot ou l'École de Barbizon. Il a certainement découvert leurs œuvres durant son bref séjour parisien (1869), où il participa lui-même au Salon de Paris. Il est toutefois fort possible qu'il soit revenu ponctuellement au style romantique et qu'il ait ainsi continué à utiliser simultanément romantisme, réalisme et pré-impressionnisme.
Expositions
Belgique
- Salon de Bruxelles de 1848 : Vue d'une vallée dans la Forêt-Noire[6].
- Salon d'Anvers de 1849 : Vue des environs de Francfort-sur-le-Main[7].
- Salon de Bruxelles de 1872 : Environs de Munich[8].
- Salon de Bruxelles de 1875 : Antibes ; le soir et Antibes ; le matin[9].
- Salon de Gand (XXXe) de 1877 : Site à Beaulieu, Alpes maritimes et Site dans le Golfe de La Spezia[10].
France
- Salon de Paris de 1869 : Vue prise dans la forêt vierge de l'île de Cuba (deux tableaux)[11].
- Salon de Paris de 1870 : Site dans l'île de Cuba[11].
- Salon de Paris de 1878 : Une vue à Beaulieu, près de Nice[11].
Conservation
Des œuvres d'Henri Cleenewerck sont conservées dans les institutions suivantes[4] :
- Poperinge : Collection municipale (grand ensemble).
- Ypres : Musée Arthur Mergelynck.
- La Havane : Musée national des Beaux-Arts (Cuba) : Paysage à Matanzas.
- Monterey : Association d'histoire et d'art : Cypress Point (1880).
- Musée d'Art de l'université de Princeton : Vue de Santiago de Cuba.
- Chadds Ford, Pennsylvanie : Brandywine Museum of Art.
- San Francisco : Société des pionniers de Californie.
- Musée de la ville de Santa Cruz.
- Savannah : Académie des arts et des sciences.
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Henry Cleenewerck » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « État-civil de Watou », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ (en) « Henry Cleeneweck », sur askart.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « Bonaventure Cemetery », sur collections.telfair.org, (consulté le ).
- David Karel 1992, p. 181.
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 22.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 103 p. (lire en ligne).
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 29.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1875, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 236 p. (lire en ligne), p. 46.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1877 (XXXe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 175 p. (lire en ligne), p. 50.
- Base de données « Salons et expositions de groupes 1673-1914 », salons.musee-orsay.fr, un projet du musée d'Orsay et de l'Institut national d'histoire de l'art soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, consulté le 28/02/2026
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- David Karel, « Cleenewerck, Henry », dans Collectif, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du nord, Musée du Québec, (ISBN 9782763772356, lire en ligne), p. 181.
Liens externes
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