Henri Cornu

Henri (Le) Cornu(t)
Fonctions
Archevêque de Sens
Archidiocèse de Sens
-
Évêque de Nevers
Diocèse de Nevers
-
Biographie
Naissance
Date inconnue
Décès
Activité
Famille
Père
Simon II Cornu (d)
Fratrie
Autres informations
Consécrateur
Blason.

Henri Cornu, que l'on trouve également sous les formes Cornut ou Le Cornu, mort le , est un prélat français du XIIIe siècle, issu de la famille (de) Cornu(t).

Biographie

Origines

Henri, parfois Henry, est le fils de Simon II Cornu ( ), chevalier[1]. Il a neuf frères et sœurs, dont Gilles, futur archevêque de Sens (1275-1292), Simon III, chanoine de Laon et de Sens ; Robert, chanoine, et Albérix/Aubry, chanoine[1].

Il est neveu de Gauthier, Gilles archevêques de Sens, et Albérix/Aubry, évêque de Chartres (1236-1244)[2],[1]. Selon Paul Quesvers, Robert, évêque de Nevers (1240-1252), serait, en raison des dates son oncle et non son frère.

Carrière religieuse

Henri Cornu entame une carrière religieuse au cours de laquelle il est archidiacre de Sens, trésorier de Nevers et chapelain du pape[1].

Il succède à son oncle paternel, Robert, décédé en , sur le siège épiscopal de Nevers, au mois de [2]. Il n'est pas « encore sacré lorsque le chapitre de Sens lui [accorde] ses suffrages »[2].

Archevêque de Sens

En , il se rend auprès du roi, à Voisines, afin d'obtenir la remise du droit de régale, en lien avec l'influence de sa famille à la cour[2]. Il prête serment[3]. Il peut ainsi succéder à son autre oncle, Gilles, comme archevêque de Sens[1], sous le nom d'Henri II[2].

Il est sacré et il semble recevoir le pallium du pape Alexandre IV, au Palais des papes de Viterbe[1],[2]. Il entre officiellement dans sa ville le [2].

Il semble poursuivre les différents travaux entamés par ses prédécesseurs, concernant notamment la cathédrale, l'archevêché et l'hôpital[1].

Au mois de , il se rend à Paris pour présider un synode concernant l'assassinat de Renaud de l'Epine, chantre de Chartes[2]. La roi profite de cette assemblée pour faire juger un conflit opposant les dominicains à l'Université de Paris[2]. Rome intervient et casse le jugement, favorable à l'Université[1],[4].

Il fait l'acquisition de Noslon, pour lequel il rend hommage au roi[5].

Mort et sépulture

Henri Cornu meurt des suites d'un empoisonnement, le [5].

Son corps est inhumé dans la cathédrale de Sens. Un dessin de son tombeau a été réalisé par Gaignières (Inscriptions de l'ancien diocèse de Sens). Geoffroy de Courlon mentionnait son emplacement « devant l’autel majeur »[6].

Armoiries

Les armoiries des archevêques Cornu varient selon les auteurs :

  • De gueules à l'orle d'argent.[7]
  • D'argent à la bande de gueules.[8]

Notes et références

  1. Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. I : A.-C., Société généalogique de l'Yonne, , p. 312-313.
  2. Fisquet 1867, Gallia Christiana, p. 61.
  3. Fisquet 1867, p. 61.
  4. Fisquet 1867, Gallia Christiana, p. 61-62.
  5. Fisquet 1867, Gallia Christiana, p. 62.
  6. Jean-Vincent Jourd'heuil, « Une cathédrale longtemps préservée des cadavres. Les inhumations des archevêques et des chanoines de Sens du XIe siècle à la Renaissance », dans Jean-Luc Dauphin, Lydwine Saulnier-Pernuit, Claire Pernuit-Farou, Saint-Etienne de Sens. La métropole sénonaise : la première cathédrale gothique dans son contexte (1164-2014), Actes du colloque international de Sens, 10-12 octobre 2014, Paris, , p. 277-312.
  7. Fisquet 1867, Gallia Christiana, p. 59, 60, 61.
  8. A. Déy, Armorial historique de l'Yonne, Sens, Ch. Duchemin, (lire en ligne), p. 55

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Cornat, Notice sur les archevêques de Sens et les évêques d'Auxerre, Sens, Ch. Duchemin, , 115 p. (lire en ligne).
  • Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne).
  • Paul Quesvers, Notes sur les Cornu, seigneur de Villeneuve-la-Cornue, La Fontaine-Rablais et Fontenailles-en-Brie, Montereau-Fault-Yonne, G. Zanotte, , 43 p. (lire en ligne).

Articles liés

Liens externes

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