Henri Gayot

Henri Gayot
Henri Gayot en 1971 à l'île de Ré
Fonctions
Inspecteur de l'Éducation nationale
Inspecteur général de l'Instruction publique (d)
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
« Lenormand »
Nationalité
Française
Formation
École normale de Rouen, École des beaux-arts[Laquelle ?]
Activité
Professeur de dessin, résistant, artiste
Autres informations
Mouvement
Distinction
Œuvres principales
  • 16 gravures du Struthof
  • Occupation, Résistance, Libération en Charente-Maritime (1973)
  • La Plume, le Crayon et le Bronze (1977)
  • Henri Gayot, né le à Panilleuse (Eure) et mort le à La Rochelle[1], est un professeur de dessin, résistant et artiste français.

    Membre du réseau Honneur et Patrie sous le pseudonyme de Lenormand durant la Seconde Guerre mondiale, il a témoigné de la déportation par ses dessins et ses gravures, et contribué à l’entretien de la mémoire de la Résistance en Charente-Maritime.

    Jeunesse (1904-1930)

    Fils d’instituteurs, Henri Gayot grandit dans un milieu attaché aux valeurs républicaines. Élève appliqué et passionné de dessin, il suit l’École normale de Rouen puis l’École des beaux-arts[Laquelle ?]. En 1930, il obtient son diplôme de professeur de dessin.

    Installation à La Rochelle

    En 1931, il s’installe à La Rochelle, où il enseigne au lycée Fromentin et à l’école normale de garçons. En 1939, il publie avec le peintre Pierre Langlade La Rochelle, notes sur ses monuments[2].

    Seconde Guerre mondiale

    Mobilisé en 1939, il est promu lieutenant au régiment de tirailleurs sénégalais puis chargé de former le 518e régiment de Pionniers. Fait prisonnier à Saint-Dié en juin 1940, il est interné à l’Oflag XVII-A (Autriche) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sculture_Oflag.png où il réalise clandestinement des croquis. Rapatrié en 1942 pour raison de santé, il reprend son enseignement à La Rochelle.

    Engagement dans la Résistance (1942-1943)

    Il rejoint le réseau Honneur et Patrie grâce à Adolphe Privé. Sous le pseudonyme Lenormand, il devient adjoint du commandant Lisiack, responsable du renseignement. Arrêté le , il est emprisonné au fort du Hâ puis à Fresnes.

    Déportation (1944-1945)

    Le , il est déporté au camp de Natzweiler-Struthof comme détenu Nacht und Nebel, matricule 11.784. Il y cache des croquis témoignant de la vie concentrationnaire. Transféré à Dachau puis au Kommando d’Allach, il est libéré en avril 1945.

    Après-guerre

    En 1946, il enseigne au lycée Charles-de-Gaulle de Baden-Baden (zone française d’occupation) et siège comme juge suppléant au tribunal de Rastatt, chargé de juger des crimes contre l’humanité. En 1950, il est nommé inspecteur de l’enseignement technique au Maroc, puis inspecteur général de l’enseignement artistique. Ses travaux sur l’art marocain lui valent en 1959 le Grand Prix du Maroc.

    De retour à La Rochelle en 1960, il devient correspondant départemental du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. En 1970, il organise une exposition permanente sur la Résistance au musée d'Orbigny Bernon. Président de l’association des anciens résistants du groupe Honneur et Patrie, il publie en 1977 La Plume, le Crayon et le Bronze.

    En 1981, il conçoit un monument à la mémoire des résistants rochelais, inauguré en 1982 et baptisé Square Henri-Gayot.

    Décès

    Henri Gayot s’éteint le à La Rochelle, à 76 ans.

    Œuvres

    • 16 gravures réalisées à partir des croquis clandestins du Struthof (années 1950).
    • Occupation, Résistance, Libération en Charente-Maritime (1973).
    • La Plume, le Crayon et le Bronze (1977).

    Distinctions

    Hommage

    La ville de La Rochelle a donné son nom au Square Henri-Gayot[3].

    Notes et références

    1. Relevé des fichiers de l'Insee
    2. Pierre Langlade, Henri Gayot, La Rochelle Notes sur ses monuments, éd. La Revue Rochelaise, 1939
    3. Sud Ouest, 19 juin 2012, Les associations patriotiques ont rendu hommage à l'appel du général de Gaulle

    Bibliographie

    • Guy Hontarrède, La Charente dans la Seconde Guerre mondiale, dictionnaire historique, Paris, Croît vif, 2004.
    • Yves Ménager, Paroles de déportés, éd. de l’Atelier, 2005.
    • Étiennette Gallon, Stéphanie Sédillot, La Plume, le Crayon et le Bronze, sources de mémoire : Henri Gayot, Service départemental de l’ONAC-VG, 2002.
    • Archives départementales de la Charente-Maritime. Fonds Gayot. 15 J-14.
    • Christiane Gachignard, Occupation, Résistance et libération en Charente-Maritime, éd. Geste, 2000.
    • Patrick Magnaval, Arrière petit-fils.

    Liens externes

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