Henri Gounelle

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(à 20 ans) Bois Haut (d) |
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Henri Élie Gounelle |
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Henri Gounelle, né le à Alès dans le Gard et mort pour la France entre les Éparges et la tranchée de Calonne dans le département de la Meuse, le , est un poète et journaliste français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
Henri Élie Gounelle, né le à Alès[1], est le fils de Joël Élie Gounelle (1865-1950), pasteur protestant, et de Nélie Marguerite Caroline Molines (1870-1939)[2].
Second d'une fratrie de cinq enfants, il grandit à Roubaix où il commence sa scolarité à l'Institut Turgot avant d'aller au lycée de Tourcoing. Il poursuit ses études à Paris, au collège Rollin, au lycée Louis-le-Grand, où il est boursier en 1912[3], et à la Sorbonne, où il est élève d'André Bellesort et de Fortunat Strowski[4]. Au cours de l'année scolaire 1912-1913, il suit les cours de sanskrit de Louis Finot à l'École pratique des hautes études[5]. En 1913, il obtient la licence ès lettres et le diplôme d'études supérieures de langues classiques en 1914, avec une thèse sur la Maison athénienne au Ve siècle[1].
Comme son père, c'est un fidèle protestant. Il prononce un discours remarqué au nom des étudiants parisiens lors de la séance de rentrée de la Fédération des étudiants chrétiens en [6].
En parallèle, il publie des poèmes dans de nombreuses revues littéraires comme Ombres et formes, Le Quadrige, Les Rubriques nouvelles, Le Parthénon, Les Facettes et L'Essor qui parait en Suisse[7]. Charles Le Goffic le qualifie de « porte-lyre huguenot » et dit qu'il a « subi l'influence de l'abbé Le Cardonnel, et M. Toutain a précisé en ajoutant que le poète catholique apparaissait au protestant Henri Gounelle comme le héros qu'il eut aimé devenir […] Ce qui fait le principal mérite des vers de Gounelle, c'est, en définitive, leur extrême loyauté »[8]. Admirateur de Charles Péguy, il entretient une correspondance avec lui et se rend régulièrement à la boutique des Cahiers de la Quinzaine pour le rencontrer[9].
Il s'apprête à préparer l'agrégation lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale. N'ayant pas encore fait son service militaire, il est incorporé en au 147e régiment d'infanterie à Nantes où il fait ses classes jusqu'en [10],[11]. Il part ensuite à Saint-Nazaire pour encadrer les recrues, avant d'être envoyé comme caporal à la tranchée de Calonne, le . Le , au Bois-Haut, entre les Éparges et la tranchée de Calonne, Henri Gounelle est tué, dès de sa première attaque[12],[13]. Son régiment compte 132 tués et 170 disparus pour la seule journée du [14]. Son corps n'a pas été retrouvé[15].
Œuvres principales
- « Charles Péguy (écrivain) », Le Parthénon, no 8,
- « Les Poèmes », Le Parthénon, no 12, , p. 606-608 (lire en ligne)
- « Paul Fort, prince des poètes », Le Parthénon, no 13, , p. 667-669 (lire en ligne)
- « Les Poèmes », Le Parthénon, no 14, , p. 734-737 (lire en ligne)
- « Les Poèmes », Le Parthénon, no 15, , p. 808-809 (lire en ligne)
- « Les Poèmes », Le Parthénon, no 18, , p. 1011-1014 (lire en ligne)
- « Le XVe Congrès de la Fédération française des étudiants chrétiens » (avec Alexandre de Faye), Le Christianisme social, no 3, , p. 196-199 (lire en ligne)
Hommages
- Le nom de Henri Gounelle est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[16].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de l'église réformée à Roubaix, du lycée Jacques-Decour, du lycée Louis-Le-Grand et de la Sorbonne à Paris[17].
Bibliographie
- Gustave-Louis Tautain, « Henri E. Gounelle », Bulletin des écrivains de 1914-1915, no 11, , p. 2 (lire en ligne)
- Charles Le Goffic, « Nos Poètes », La Revue hebdomadaire, no 22, , p. 537-538 (lire en ligne)
- Marthe Gounelle, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 4, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Henri Gounelle 1894-1915 », p. 386-393
- Robert Sauzet, « Un ami protestant de Charles Péguy, Henri Gounelle (1894-1915) », Bulletin de La Société de l’Histoire Du Protestantisme Français (1903-2015), Librairie Droz, vol. 159, (lire en ligne)
- Enzo Feliciani, Élie Gounelle, aumônier protestant de la Grande Guerre : Mémoire de Master 1 Histoire, Université Paul-Valéry Montpellier III, , 174 p. (lire en ligne), « C. Drame familial : la perte de son fils », p. 25-28
Références
- Gounelle 1927, p. 386.
- ↑ « Alès - Naissances - 1894 - acte n° 388 », sur v-earchives.gard.fr, p. 101
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 2265
- ↑ Sauzet 2013, p. 481.
- ↑ « Annuaire / École pratique des hautes études, Section des sciences historiques et philologiques », sur Gallica, , p. 81
- ↑ Sauzet 2013, p. 482.
- ↑ Gounelle 1927, p. 388.
- ↑ Le Goffic 1916, p. 437.
- ↑ Sauzet 2013, p. 483.
- ↑ Sauzet 2013, p. 488.
- ↑ « Paris - D4R1 1774 - matricule n° 377 », sur archives.paris.fr
- ↑ « GOUNELLE Henri Elie - Mort pour la France », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr
- ↑ « Paris - Décès - 10e arrondissement - 1918 - acte n°3909 », sur archives.paris.fr, p. 29
- ↑ Feliciani 2022, p. 26.
- ↑ Gounelle 1927, p. 387.
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « Fiche unique N° 10027352 de Henri Élie GOUNELLE », sur www.memorialgenweb.org
Liens externes
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