Henri Joseph Duwée
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(à 73 ans) Forest |
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Henri Joseph Duwée, né à Bruxelles le et mort à Forest le , est un peintre et un graveur belge connu pour ses peintures d'histoire, ses sujets religieux et ses scènes de genre.
Biographie
Famille
Henri Joseph Duwée, né rue du Marché aux Fromages no 21 à Bruxelles le , est le fils de Jean Adrien Duwée (1772-1847), boisselier et de Jeanne Françoise D'Haese (1782-1857), marchande[1]. Il réside dans sa maison natale jusque vers 1870. Henri Joseph Duwée se marie à Forest le avec Marie Anne Arnouts, née à Geel le [2].
Formation



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Henri Joseph Duwée est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il bénéficie de l'enseignement du peintre néo-classique François-Joseph Navez. Lors du concours de l'Académie pour l'année 1832-1833, il obtient le second accessit de la classe du modèle vivant[3],[4].
Carrière
Pour la première fois, Henri Joseph Duwée expose au Salon de Bruxelles de 1833. Le tableau est une peinture d'histoire intitulée Vénus et Adonis. Ensuite, jusqu'en 1875, il expose régulièrement aux salons triennaux belges, préférentiellement aux salons de Bruxelles et d'Anvers.
Henri Joseph Duwée meurt, à l'âge de 73 ans, chaussée d'Alsemberg no 62 à Forest, le [5].
Œuvre
Caractéristiques
Le champ pictural d'Henri Joseph Duwée inclut les peintures d'histoire, les sujets religieux, les scènes de genre et également quelques portraits. Sa facture est classique, mais il y ajoute sa touche personnelle. Il réalise également des gravures[6]. Il dessine Les Chasseurs Chasteler dans l'hebdomadaire satirique Le Charivari en 1839 et illustre Les Contes brabançons, album de Charles De Coster, également illustré par Félicien Rops, publié en 1867[4],[3].
Réception critique
Lors du Salon de Bruxelles de 1866, le critique du quotidien L'Indépendance belge écrit, au sujet du tableau Le Bravo, acquis à l'issue du salon par Philippe comte de Flandre : « Le Bravo de M. Duwée a bien la mine d'un coquin de nature et de profession. Pittoresquement ajusté, il attend, dans l'encoignure d'une muraille, le personnage auquel il un coup de la rapière qu'il tient en homme expérimenté. Très juste de caractère et de mouvement, cette figure est peinte en pleine lumière et se détache sur un mur, où le rose domine. Nous aimons la lumière en peinture, mais le grand soleil n'est pas du goût de messieurs les bravi qui ne choisissent pas ordinairement l'heure de midi pour exercer leur profession. Le rose n'est pas sans agrément ; mais il y a des nuances qui sont d'un meilleur effet dans les vieilles murailles. En fait de coloris, rien n'est absolu ; il faut que le ton et la lumière soient appropriées au sujet et à la chose représentée[7] ».
Expositions
Belgique
- Salon de Bruxelles de 1833 : Vénus et Adonis[8].
- Salon d'Anvers de 1834 : Saint Sébastien percé de flèches[9].
- Salon d'Anvers de 1837 : La Famille de Cromwell intercède auprès de lui en faveur de Charles Ier[10].
- Salon de Bruxelles de 1839 : Le Christ au tombeau[11].
- Salon de Bruxelles de 1842 : Henri IV, empereur d'Allemagne, excommunié par le souverain pontife Grégoire VII et Jeanne d'Arc[12].
- Salon de Bruxelles de 1845 : Douleur et résignation et Portrait[13].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Le Christ tombant sous la croix[14].
- Salon de Bruxelles de 1860 : Besoin cherche consolation.
- Salon d'Anvers de 1864 : Bravo et Portrait[15].
- Salon de Bruxelles de 1866 : Un bravo, acquis par Philippe comte de Flandre[16].
- Salon d'Anvers de 1867 : Les Suites de l'orgie[17].
- Salon de Bruxelles de 1869 : Seule au monde [18].
- Salon de Bruxelles de 1872 : La Grève amène la misère et Coupe-jarret[19].
- Salon d'Anvers de 1873 : Un passage dangereux[20].
- Salon de Bruxelles de 1875 : Enfant abandonné et La Femme au bravo[21].
France
- Exposition des beaux-arts de Lyon en 1868.
Pays-Bas
- Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1859 : Femme au tambourin[22].
Collections muséales
- Musée de la ville de Bruxelles : deux portraits : Herminie Dansaert (1840) et Eugène Charles Emmanuel Dansaert (1841)[23].
- Rijksmuseum Amsterdam : Femme au tambourin (1858) et une estampe Lamme Goedzak (1867)[6].
Références
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Forest », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Vandermaelen 1837, p. 67.
- Jany Zeebroek-Ollemans, « Duwée, Henri Joseph », sur kikirpa.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Forest », sur site=agatha.arch.be, (consulté le ).
- (nl) « Henri Joseph Duwée », sur rijksmuseum.nl, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Exposition des Beaux-Arts », L'Indépendance belge, no 246, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1833, Bruxelles, H. Remy, , 45 p. (lire en ligne), p. 12.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 76 p. (lire en ligne), p. 39.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 31.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1839, Bruxelles, Demortier frères, , 85 p. (lire en ligne), p. 77.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1842, Bruxelles, Demortier frères, , 107 p. (lire en ligne), p. 36.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 49.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 59.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 171 p. (lire en ligne), p. 86.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1866, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 195 p. (lire en ligne), p. 47.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 168 p. (lire en ligne), p. 87.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1869, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 239 p. (lire en ligne), p. 58.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 46.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 163 p. (lire en ligne), p. 93.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1875, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 236 p. (lire en ligne), p. 68.
- ↑ (nl) « Henri Joseph Duwée », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
- ↑ « Henri Joseph Duwée », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Philippe Vandermaelen, Dictionnaire des hommes de lettres, des savans, et des artistes de la Belgique présentant l'énumération de leurs principaux ouvrages, Bruxelles, Établissement géographique, , 268 p. (lire en ligne).
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Jany Zeebroek-Ollemans, « Duwée, Henri Joseph », sur kikirpa.be, (consulté le ).
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