Henri Maldiney

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| Décès |
(à 101 ans) Montverdun (Loire) |
| Nom de naissance |
Henri Auguste François Maldiney |
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École normale supérieure (à partir de ) |
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Henri Maldiney, né le à Meursault en Côte-d'Or et mort le à Montverdun (dans la Loire), est un philosophe français.
Biographie
Formation
Henri Maldiney est élève en khâgne au lycée à Lyon, puis admis à l'École normale supérieure en 1933[1]. Il obtient l'agrégation de philosophie en 1938[2] et il est nommé professeur de philosophie au lycée de Briançon[1]. Il est prisonnier de guerre en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. À son retour de captivité, il est nommé d'abord à l'Institut des hautes études de Gand, puis à l'université de Lyon où il enseigne la psychologie, la philosophie générale et l’esthétique[3].
Mariage
Elza Vervaene est née à Melle, en Belgique, le [4]. Elle étudie aux Beaux-Arts de Gand[4] et deviendra artiste peintre. Henri Maldiney rencontre Elza en 1947, alors qu'il enseigne à Gand, dans une exposition collective à laquelle participe Elza Vervaene. Ensemble, ils fréquentent les peintres Pierre Tal Coat et Jean Bazaine.
Le 4 octobre 1958, ils se marient à Gand. Plus tard, il s’installent à Lyon, où Henri Maldiney enseigne à l'université. Elza continue à peindre mais n’expose plus. En 1974, le couple achète en 1974 une maison à Saint-Paul-de Vézelin dans la Loire[réf. nécessaire].
Mort
Ils décèdent l'un et l'autre à l’âge de 101 ans à l’EHPAD de Montverdun dans la Loire, lui le [5], elle le . Ils reposent au cimetière de Saint-Paul-de Vézelin.
Activités scientifiques
Influencé entre autres par Husserl, Martin Heidegger, Binswanger, il est l'un des représentants de la phénoménologie en France[réf. nécessaire]. Il questionne notamment les conditions de l'existence comme ouverture à l'Être. Ses concepts de transpassibilité et transpossibilité sont particulièrement utiles aux psychothérapeutes[réf. nécessaire]. Ses champs de réflexion concernent la maladie mentale comme fléchissement des modalités d'existence, l'art (surtout la peinture), la psychiatrie (notamment la psychopathologie) et la philosophie[6].
Nourrissant sa réflexion de la psychiatrie comme lieu d'expression de l'humain, il a influencé en retour nombre de psychiatres, de philosophes et d'artistes, dont certains furent de ses amis : Jean Oury, Jacques Schotte, Marc Richir, Jacques Garelli, Pierre Tal Coat, André du Bouchet, François Aubrun.[réf. nécessaire]
Publications (sélection)
- 1945- « La Dernière Porte » in: Les Vivants. Cahiers publiés par des prisonniers et déportés, Paris, Boivin[7]
- 1947- « L’Homme Nietzschéen » in: Les Grands Appels de l’Homme Contemporain, Paris, édition du Temps Présent
- 1949- « Introduction à Tal-Coat » in: Les Temps Modernes, no 50
- 1949- « Jean Bazaine. La mort des prétendants » in: Derrière le Miroir, no 23
- 1950- « Georges Braque » in: Derrière le Miroir, no 25-26
- 1953- « Le faux dilemme de la peinture: Abstraction ou Réalité » in: Revue de l’Université de Bruxelles, no 5
- 1953- Joan Miró in: Le Disque Vert, juillet-août
- 1954- « Tal-Coat » in: Derrière le Miroir, no 64
- 1956- « Tal-Coat » in: XXe siècle, no 7
- 1956- « Bazaine » in: Prisme des Arts, no 7
- 1958-1959- « Pierre Lachièze-Rey in memoriam » in: Kant-Studien, vol. 50
- 1959- « Tal-Coat 1959 » in: Derrière le Miroir, no 114
- 1961- « Comprendre » in: Revue de Métaphysique et de Morale, 1961, no 1-2
- 1963- « Les dévoilement des concepts fondamentaux de la psychologie à travers la Daseinsanalyse de Ludwig Binswanger » in: Archives suisses de neurologie, neurochirurgie et de psychiatrie, vol. 92
- 1964- « La Fondation Maeght à Saint-Paul-de Vence » in: Derrière le Miroir, no 148
- 1965- « Tal-Coat 1965 » in: Derrière le Miroir, no 153
- 1966- « Die Entdeckung der ästhetischen Dimension in der Phänomenologie von Erwin Straus » in: Walter V. Baeyer &, R. Marie Griffith (Eds.), Conditio Humana: Erwin W. Straus on His 75th Birthday, Berlin-New York, Springer
- 1968- « L’Esthétique des Rythmes » in: Les Rythmes: conférences présentées au Colloque sur les rythmes, à Lyon, en décembre 1967, Lyon, Simep
- 1970- François Aubrun, peintures récentes, Paris, Éditions de Beaune
- 1971- En collaboration avec Roland Kuhn, Préface à: Ludwig Binswanger, Introduction à l’analyse Existentielle, Paris, éd. de Minuit
- 1973- Regard Parole Espace, Lausanne, L’Âge d’homme. Premier livre publié, à l'âge de 61 ans. Réédité en 2012 aux Editions du Cerf
- 1974- Le legs des choses dans l’œuvre de Francis Ponge, Lausanne, L’Âge d’homme
- 1975- Aîtres de la langue et demeures de la pensée, Lausanne, L’Âge d’homme (rééd. Paris, Le Cerf, 2012)
- 1976- « Psychose et Présence », in Revue de métaphysique et Morale, no 4
- 1976- « Pulsion et présence », in Psychanalyse à l’université, tomo 2, no 5
- 1985- Art et existence, Paris, Klincksieck
- 1987- Une phénoménologie à l’impossible : la poésie, in Études phénoménologiques, Louvain
- 1988- In media vita, Seyssel, Comp'Act,
- 1988- « Chair et verbe dans la philosophie de Merleau-Ponty », in Merleau-Ponty, le psychique et le corporel, Paris, Aubier
- 1989- « L’existence en question dans la dépression et dans la mélancolie », in L’Évolution psychiatrique, 54
- 1990- « Crise et temporalité dans l’existence et la psychose », in Jacques Birouste (Dir.) Empreintes et figures du temps, Toulouse, éd. Erés
- 1990- « La dimension du contact au regard du vivant et de l’existant », in Jacques Schotte (Dir.) Le contact, Bruxelles, De Bœck
- 1991- « Vers quelle phénoménologie de l’art ?», in La part de l’œil, no 7
- 1991- Penser l’homme et la folie, Grenoble, Millon
- 1993- L’Art, l’éclair de l’être, Seyssel, Comp' Act, rééd. Paris, Le Cerf, 2012
- 1993- Le Vouloir-dire de Francis Ponge, La Versanne, Encre marine
- 1995- Aux déserts que l’histoire accable: l’art de Pierre Tal-Coat, Cognac, Deyrolle,
- 1997- Avènement de l'œuvre, Saint Maximin, Théétète éditions
- 2000- Ouvrir le rien, l'art nu, La Versanne, Encre marine
- 2001- Existence, crise et création, La Versanne, Encre marine
- 2022- Espace Rythme Forme. Les concepts fondamentaux d'une philosophie de l'art, Paris, Les Éditions du cerf
Notes et références
- Thierry Paquot, « Henri Maldiney (1912-2013). L'existence comme ouvert », Hermès, vol. 69, no 2, , p. 219-222 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », sur cnrs.fr (consulté le ).
- ↑ Sarah Brunel, « Henri Maldiney. La crise, un appel à exister ? », Études, vol. 417, nos 7-8, , p. 53-62 (lire en ligne, consulté le ).
- Christian Chaput, « Elsa Maldiney et sa peinture », sur www.axiane.ch (consulté le )
- ↑ Alain Gillis, « Décès d'Henri Maldiney. », sur Mediapart (consulté le )
- ↑ Jean-Louis Chrétien, « L’oeuvre philosophique d’Henri Maldiney : à découvrir d’urgence ! », sur Canal Académies, (consulté le )
- ↑ On trouvera une liste complète des publications sur « henri-maldiney.org / Bibliographie » [lire en ligne (page consultée le 12 décembre 2025)]
Annexes
Bibliographie
- « Maldiney, Henri », L'Archicube, no 15b, , p. 99 (lire en ligne).
- Luc Cédelle, « Henri Maldiney (1912-2013), philosophe de l'art, de la parole et du trouble mental », sur lemonde.fr, (consulté le )
Liens externes
- Site officiel
- Journée Henri Maldiney : « Du vide à l'ouvert, Surgissement de l'existence, Voir et Entendre » sur axiane.ch [lire en ligne (page consultée le 12 décembre 2025)]
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- Ressource relative au spectacle :
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