Henri Mouton (haut fonctionnaire)

| Conseiller d'État |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 89 ans) Paris |
| Sépulture | |
| Nationalité |
Française |
| Activité | |
| Enfant |
Simone Cahen-Salvador |

Henri Mouton né le 30 septembre 1873 à Carcassonne, mort le 17 décembre 1962 à Paris est un haut fonctionnaire français, magistrat et conseiller d'État[1].
Biographie
Famille paternelle et jeunesse
Henri Mouton est fils du notaire Raymond Mouton (1836-1894).
Après des études au lycée de Carcassonne et l'obtention d'une licence de droit, il devient avocat, attaché au parquet de Toulouse (1898).
Magistrat (1903-1912)
Devenu magistrat, il sera successivement, substitut à Bernay (1903), juge d'instruction à Soissons (1905) et Pontoise (1907), procureur de la République à Meaux (1910) et secrétaire général du parquet de la Seine en 1911.
Haut-fonctionnaire
Attaché au cabinet du préfet de police Louis Lépine en 1912, il est nommé à partir de août 1913, jusqu'en 1919, chef du service « police judiciaire » de la préfecture de police de Paris, lors de sa création[2].
Conseiller (1919) puis vice-président (1925) de la cour d'appel de Paris.
Brièvement directeur de cabinet du ministre de la justice, Pierre Laval en 1926[réf. nécessaire], il poursuit sa carrière dans différents postes au sein de ce ministère. Conseiller d'État en service extraordinaire en 1926 puis en service ordinaire au tour extérieur en 1930, il contribua à la création en 1933 de la Loterie nationale en France.
Seconde guerre mondiale
Déclaré démissionnaire d'office pour avoir appartenu à la Franc-maçonnerie, il est, âgé de 69 ans, placé à la retraite en 1942. Retourné dans l'Aude, il participa à un réseau de résistance[réf. nécessaire].
De la Libération à sa mort (1945-1962)
À la Libération en 1945, âgé de 72 ans, il est réintégré administrativement au Conseil d'État pour percevoir sa retraite pour les années 1942-1945.
Attaché à son département de naissance, il fut président de « l'Association des audois à Paris » de 1924 à 1926, de 1935 à 1939 et de 1958 à 1961[3],[4].
Simone Cahen-Salvador
Sa fille Simone Cahen-Salvador (1913-2003), épouse du résistant et conseiller d'État, Jean Cahen-Salvador, fut présidente de la « Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux » (Fnassem), ainsi que de « l'Association des Amis de la Ville et de la Cité de Carcassonne »[5].
Maire
De 1908 à 1920, il fut maire de Ladern-sur-Lauquet dans l'Aude[6],[7].
Postérité

Une place à Ladern-sur-Lauquet porte son nom. Une rue à Carcassonne porte le nom de « rue Paul-Henri Mouton ».
Biographie
- Henri Mouton (1873-1962), Plaquette d'hommages, préfacée par Jacques Pélissier.[évasif]
- Charles Diaz, La fabuleuse histoire des grands flics de légende, Éditions Jacob Duvernet, Paris 2010, p. 467 à 471.
Notes et références
- ↑ Rémy Cazals, Les audois, dictionnaire biographique: Henri Mouton, Rouffiac d'Aude, Association des amis des archives de l'Aude, Fédération audoise des œuvres laïques, Société d'études scientifiques de l'Aude, , 347 p. (ISBN 2-906442-07-0), pages 250,251
- ↑ Jean-Louis H.Bonnet avec la participation de Lucette et Francis Teisseire et d'Alfred Rancoules, Carcassonne d'hier à aujourd'hui, Peronnas, Éditions de La tour Gile, , 741 p. (ISBN 2-87802-420-6), p. 181 à 182
- ↑ Agence Rol, « 13 septembre 1933. Réunion du comité de la Loterie Nationale, au Palais Royal, sous la présidence de Mr Mouton, conseiller d'État. », sur https://gallica.bnf.fr/ (consulté le )
- ↑ « MOUTON (Henri, Paul, dit Henry) », sur https://www.sfhp.fr (consulté le )
- ↑ « Elle s'est éteinte à l'âge de 91 ans. Simone Cahen-Salvador n'est plus. », Midi Libre, édition de Carcassonne,
- ↑ « Plus d'un siècle après Mouton », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ « Les places du village font parler de l’histoire communale de Ladern-sur-Lauquet », sur ladepeche.fr, (consulté le )
Liens externes
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