Henri Scognamiglio
| Henri Scognamiglio | |
Henri Scognamiglio dans les années 1950. | |
| Fonctions | |
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| Président du Conseil général des Landes | |
| – (1 an, 8 mois et 5 jours) |
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| Élection | 27 novembre 1980 |
| Coalition | PS-PCF |
| Prédécesseur | Henri Lavielle |
| Successeur | Henri Emmanuelli |
| Conseiller général des Landes | |
| – (3 ans, 4 mois et 14 jours) |
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| Élection | 18 mars 1979 |
| Circonscription | Canton de Morcenx |
| Prédécesseur | Léon Brouste |
| Successeur | Jean-Claude Deyres |
| Maire de Morcenx | |
| – (5 ans, 4 mois et 12 jours) |
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| Élection | 20 mars 1977 |
| Coalition | UG |
| Prédécesseur | Léon Brouste |
| Successeur | Pierre Cros |
| Conseiller municipal de Morcenx | |
| – (11 ans et 5 mois) |
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| Élection | Mars 1971 |
| Réélection | 20 mars 1977 |
| Adjoint au maire de Morcenx | |
| – (6 ans) |
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| Conseiller municipal de Sindères | |
| – (3 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bougie (Algérie française) |
| Date de décès | (à 53 ans) |
| Lieu de décès | Morcenx (Landes) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO (1946-1969) PS (1969-1982) |
| Profession | Instituteur, directeur d'école |
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| Maires de Morcenx Présidents du Conseil général des Landes |
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Henri Scognamiglio, dit Scogna, né le à Bougie (Algérie française) et mort le à Morcenx (Landes), est un instituteur, directeur d'école et homme politique français.
Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) puis du Parti socialiste (PS), il est maire de Morcenx de 1977 à 1982, conseiller général du canton de Morcenx de 1979 à 1982 et président Conseil général de 1980 à 1982.
Biographie
Henri Scognamiglio, surnommé « Scogna », naît le à Bougie (département de Constantine). Enseignant, il exerce en Kabylie. Il est nommé directeur d’école au Breuil (Saône-et-Loire) en 1955 puis dans les Landes en 1962[1]. Il dirige l’école de garçons de Morcenx à partir de 1967[2]. En 1980, il est marié et a huit enfants[3].
Il meurt à l’âge de 53 ans le à Morcenx « des suites d’une longue maladie » pendant laquelle François et Danielle Mitterrand sont venus à son chevet lors d'un séjour dans leur propriété de Latche (Soustons). Le président de la République et le secrétaire d'État chargé des Départements et territoires d'outre-mer Henri Emmanuelli lui rendent hommage devant sa dépouille le jour de son décès[1].
Parcours politique
Militant socialiste
Militant socialiste, Henri Scognamiglio rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, en Algérie. Il devient conseiller municipal de Sindères (Landes) en 1968, puis est élu en conseiller municipal et adjoint au maire de Morcenx[1],[2].
Il est successivement responsable fédéral à la presse (1971), premier secrétaire fédéral adjoint (1973) et premier secrétaire fédéral (1975) du Parti socialiste dans le département des Landes, succédant à René Labat[2],[4]. Il contribuer à y enraciner le PS et à en faire un fief de gauche[5]. Il participe à la rénovation du parti dans les années 1970[3].
En tant que secrétaire fédéral, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives de 1978, il contribue à lancer la carrière politique d'Henri Emmanuelli en le faisant désigner comme candidat par les militants socialistes et en organisant, en , un meeting considéré comme crucial dans la course pour la 3e circonscription des Landes[6].
Le , François Mitterrand, lui adresse, ainsi qu'à d'autres responsables socialistes landais, une invitation à une réunion se tenant dans sa résidence de Latche les et suivants. Dans sa lettre, le premier secrétaire du Parti socialiste explique qu'il lui « serait particulièrement agréable que vous puissiez vous associer à cette réunion qui pour être amicale, n’en revêt pas moins une grande importance en regard d’une coopération plus étroite entre partis socialistes dont l’action se situe dans des contextes politiques et sociaux relativement similaires ». En effet, elle réunit Felipe González, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol, Bettino Craxi, vice-président du Parti socialiste italien, André Cools, président du Parti socialiste belge et Konstantinos Simitis, cofondateur du Mouvement socialiste panhellénique[7].
Maire de Morcenx
En , Henri Scognamiglio mène une liste d’union de la gauche, remporte les élections municipales avec plus de 55 % des suffrages au premier tour et devient maire de Morcenx[8].
Sous son mandat, la commune est classée station verte de vacance le , remporte le 1er prix départemental et le 2e prix régional du concours des villes et villages fleuris[9]. Il s'oppose à la fermeture de la centrale électrique à lignite d'Arjuzanx, qui constitue un risque économique pour Morcenx[10]. Le , il signe un accord de jumelage avec Raymond Gesser, maire d'Hégenheim (Haut-Rhin), dont les habitants se réfugient à Morcenx en pour fuir la Seconde Guerre mondiale[11].
Lors des élections législatives de , il est le suppléant de Roger Duroure qui l’emporte dans la troisième circonscription des Landes[12]. Le , il est élu au premier tour conseiller général pour le canton de Morcenx aux élections cantonales[13]. Il devient chef de la majorité socialiste au conseil général[1].
Président du Conseil général
Henri Scognamiglio, toujours secrétaire fédéral, est élu président du conseil général le en remplacement d’Henri Lavielle, décédé[14]. Il obtient 20 voix (dont 3 du Parti communiste français) contre 7 bulletins blancs[15]. Après les élections cantonales françaises de qu’il mène aux côtés d’Henri Emmanuelli et de Robert Cabé[16], il est réélu à la présidence du Conseil général[3],[17].
Personnage décrit comme « plus effacé » que son prédécesseur, il agit en faveur « d'une plus grande autonomie pour les collectivités locales et [accompagne] les premières lois de décentralisation en 1981-82 »[3]. Pendant son mandat, le siège du Parti socialiste landais est la cible de deux attentats au cocktail Molotov, le et le . Ces actes de violence politique ne font aucune victime[18].
À sa mort, il est remplacé par Henri Emmanuelli comme président du Conseil général[3], par Jean-Claude Deyres comme conseiller général de Morcenx[13], et par Jean-Louis Carrère comme premier secrétaire fédéral[4].
Postérité
Archives
La fondation Jean-Jaurès conserve plusieurs lettres d'Henri Scognamiglio issues de ses correspondances avec les responsables nationaux du Parti socialiste en tant que secrétaire fédéral[19]. Les archives départementales des Landes conservent un discours tenu devant l'assemblée générale de l'Union landaise entre 1977 et 1983[20].
Hommages
Le collège Henri Scognamiglio (d)[21],[22] et la salle municipale de Morcenx sont nommés en son honneur[23],[24].
Notes et références
- C. B., « Mort de M. Scognamiglio, Président du Conseil général des Landes », Le Monde, (lire en ligne).
- Suau 1991, p. 281.
- « Henri Scognamiglio, élu président du Conseil général des Landes [vidéo] », France 3 Aquitaine (INA), (lire en ligne).
- Guillaume Touati, Archives du Parti socialiste : secrétariat national aux relations avec les fédérations (série 13-F), Paris, Fondation Jean-Jaurès, , 53 p. (lire en ligne), p. 22.
- ↑ Romain Barruch et Julie L'Hostis, « Landes : regards croisés de deux anciens élus sur la présidentielle », Sud Ouest, (lire en ligne).
- ↑ André Etcheburu, « Henri Emmanuelli : fils d'Ossau, homme de gauche, prince des landes », Aquitaine online, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Judith Bonnin, « D’une bergerie landaise au vaste monde : Latche dans la diplomatie méditerranéenne », dans François Dubasque et Anne-Laure Ollivier (dir.), Le promeneur enraciné : François Mitterrand, un cheminement politique et sensible à travers les territoires, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 270 p. (ISBN 978-2-7535-8688-8, lire en ligne), p. 195-216.
- ↑ « Confirmation du recul de la gauche à Brest : trois élections cantonales », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Philippe Grand, « Morcenx-la-Nouvelle : quand la mairie vantait la commune… en 1982 », Sud Ouest, (lire en ligne).
- ↑ « Histoire de Morcenx : la ville », sur Médiathèque du Pays Morcenais.
- ↑ Gérard Darblade, « Amis de 30 ans », Sud Ouest, (lire en ligne).
- ↑ « Élections législatives de 1978 : profession de foi de Roger Duroure », sur Archives électorales de Sciences Po.
- « Plusieurs scrutins favorables au R.P.R. », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Albert Mabileau (dir.) et M. Hastoy-Godin (dir.), chap. XVI « La chronologie », dans Albert Mabileau, Annuaire des Collectivités Locales : 1981, vol. 1, Paris, Groupement de Recherche sur l’Administration Locale en Europe, , 823 p. (e-ISSN 2102-5940, lire en ligne), p. 690.
- ↑ « M. Scognamiglio est élu Président du Conseil général des Landes », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ C. B., « Le R.P.R. et l'U.D.F. espèrent limiter les ambitions socialistes dans les Landes : l'espoir du P.S. », 4 mars 1982, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Jerry Albre, chap. XVI « La chronologie », dans Albert Mabileau (dir.), Annuaire des Collectivités Locales : 1983, vol. 3, Paris, Groupement de Recherche sur l’Administration Locale en Europe, , 746 p. (e-ISSN 2102-5940, lire en ligne), p. 685.
- ↑ « Mont-de-Marsan : en 1982, le siège du Parti socialiste était la cible d’un attentat », Sud Ouest, (lire en ligne).
- ↑ Guillaume Touati, Archives du Parti socialiste : relations avec les fédérations. Dossiers d’Ernest Cazelles et de Pierre Mauroy (série 12 EF), Paris, Fondation Jean-Jaurès, , 88 p. (lire en ligne), p. 35-36.
- ↑ « Exposé général de la situation : études réalisées par le Cabinet du préfet, propos tenus par M. Scognamiglio à l'Assemblée générale de l'Union landaise, propositions d'Henri Emmanuelli, correspondance avec les autorités centrales (le 1er ministre, le ministère de l'intérieur et de l'agriculture) », sur Archives départementales des Landes.
- ↑ « Collège Henri-Scognamiglio », sur education.gouv.fr
- ↑ Les collèges dans les Landes, Conseil général des Landes, 18 p. (lire en ligne), p. 8.
- ↑ Gérard Darblade, « Le maire tacle la politique nationale », Sud Ouest, (lire en ligne).
- ↑ « Centre Jean-Jaurès », sur morcenxlanouvelle.fr, .
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- [Suau 1991] Bernadette Suau, « Scognamiglio (Henri) », dans Mémoire des Landes : dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, Comité d'étude sur l'histoire et l'art de la Gascogne, , 346 p. (ISBN 2-9501584-2-0), p. 281.
. - [Taris 1997] Marc Taris, Lorsque fleurit la rose : Morcenx, histoire locale : de la continuité d'une politique socialiste de 1936 à 1996, Mont-de-Marsan, Le Travailleur Landais, , 255 p. (ISBN 978-2-87817-015-3).
Articles connexes
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