Henri Seignobosc
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(à 93 ans) Sartrouville |
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Henri Raymond Jean Seignobosc est un officier, géographe et historien français né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) le et mort à Sartrouville (Seine-et-Oise) le .
Biographie
Il est le fils du général Raymond Seignobosc (1832-1899)[1] et de Irma Boissier (1840-?). Marié le à Julie Guérin, il est le père de Françoise (1896-1961) et Hervé (1899-1988) Seignobosc.
Engagé volontaire au 124e régiment d'infanterie en 1887, il y est promu caporal, puis sergent, avant d'entrer à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent comme élève-officier. Il en sort 297e sur 335[2]. Il sert ensuite au 120e puis au 142e régiment d'infanterie dont il est porte-drapeau en 1894[3]. En 1898, il devient instructeur à l'école militaire préparatoire de Saint-Hippolythe-du-Fort (Gard), où il se spécialise dans la topographie. Promu capitaine en 1903, il passe dans la gendarmerie en 1904, comme commandant de l'arrondissement de Saint-Gaudens (Gard), puis de Sceaux (Seine) en 1907.
Quoique atteint, à partir de 1906, d'une surdité prononcée, il fait l'objet de plusieurs témoignage de satisfaction du ministre de la Guerre, "pour le zèle et le dévouement dont il a fait preuve pendant les inondations" de la Seine en 1910, mais également pour son activité en matière de préparation militaire. Il est surtout distingué, à plusieurs reprises, pour ses compétences en topographie. Le , il est choisi, en remplacement du lieutenant Félix Fontan, pour renforcer la mission française de réorganisation de la gendarmerie ottomane. Rappelé en métropole le , en raison de la mobilisation, il commande la section de Vincennes, puis est prévôt du camp retranché de Paris, enfin prévôt du 32e corps d'armée. Il y est cité pour avoir, pendant la course à la mer, « obtenu les meilleurs résultats, tant pour l’organisation des trains, des ravitaillements et des réquisitions que dans la répression de l’espionnage »[4]. Le , il prend le commandement de la compagnie de la Haute-Saône. Il est noté comme étant un « esprit cultivé et érudit, mais compliqué. Son jugement s’est trouvé plusieurs fois en défaut, et il s’est montré maladroit », également « atteint de surdité prononcée qui le gêne, mais ne l’empêche pas de commander son arrondissement ». En , il est rappelé à Paris pour commander une compagnie de la Garde républicaine[5]. Admis à la retraite en , il est démobilisé l'année suivante, et devient bibliothécaire du cercle militaire à Paris, où il poursuit son œuvre de polygraphe.
L'apport scientifique du capitaine Seignobosc, largement méconnu[6], est multiple, à la fois comme promoteur du télémètre dans les armées, comme observateur précoce du génocide arménien[7], ou encore comme défenseur de la gendarmerie à la Belle Époque[8]. Son cours de topographie générale, préfacé par le général Georges Louis Humbert, a été récompensé par la Société de topographie de France, par le prix du conseil général de la Seine et le ministre des colonies. Il a été réédité 16 fois jusqu'en 1955. Son manuel de topographie élémentaire, qui a formé plusieurs générations de militaires et de géographes, a été réédité 37 fois.
Publications
- De l'Enseignement actuel de la topographie élémentaire dans l'armée, R. Chapelot, 1903.
- Une Arme inconnue. La gendarmerie, H. Charles-Lavauzelle, 1912.
- Cours de topographie élémentaire à l'usage des sociétés de préparation militaire, des écoles militaires préparatoires et des gradés des corps de troupes, H. Charles-Lavauzelle, 1914.
- Les Gendarmes, les gardes et la guerre, Le Normand, 1917
- Turcs et Turquie. La vieille Turquie. Les jeunes Turcs. L'armée ottomane. Le rôle de la France en Orient. La Turquie et la guerre. Les Dardanelles. L'Arménie martyre. L'avenir, 1920, Payot.
- Cours de topographie générale à l'usage des officiers et des sous-officiers de toutes armes, des élèves des écoles militaires, des explorateurs, des géomètres, etc, H. Charles-Lavauzellee, 1921.
- L'orientation, H. Charles-Lavauzelle, 1925.
- L'Appréciation rapide des distances. Les télémètres, H. Charles-Lavauzelle, 1940.
Récompenses et distinctions
Décorations
Chevalier de l'ordre des Palmes académiques ()
Officier de l'Instruction publique ()
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Croix de guerre - avec étoile de bronze (1919)
Notes et références
- ↑ « Bibliothèque nationale de France »
- ↑ Service historique de la Défense, dossier matricule 11 Yf 3962
- ↑ Grande chancellerie de la Légion d'honneur: http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH156/PG/FRDAFAN84_O19800035v0698887.htm
- ↑ Louis N. Panel, Gendarmerie et contre-espionnage, Maisons-Alfort, Service historique de la Gendarmerie nationale, , 250 p., p. 105
- ↑ Louis N. Panel, « "Cognes, hommes noirs et grenades blanches" », Sociétés et représentation, (lire en ligne)
- ↑ (en) Malcolm Anderson, In Thrall to Political Change: Police and Gendarmerie in France, Oxford, , p. 85
- ↑ Jean Mécérian, Le génocide du peuple arménien, Paris, Stock, , 125 p., p. 34-37
- ↑ Jean-Noël Luc (dir.), Gendarmerie, Etat et société au XIXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, , p. 7
Liens externes
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