Henri Simon Thomassin

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(à 53 ans) Paris |
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- |
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Henri Simon Thomassin[1] (1687-1741) est un graveur français.
Biographie
Henri Simon Thomassin naît le à Paris[2]:427[3]. Il est le fils du graveur Simon Thomassin, graveur du roi et académicien, et le petit-neveu du graveur Philippe Thomassin.
Il se forme à la gravure auprès de son père et de Bernard Picart[3],[4],[5]. Henri Simon Thomassin accompagne ce dernier en Hollande, quand celui-ci y part fonder un atelier et un commerce d'estampes en 1710[6],[5].
Revenu à Paris en 1713[6], il collabore au Recueil de Pierre Crozat. Thomassin grave les maîtres italiens, les artistes du XVIIe siècle (parmi lesquels Le Brun, Mignard, Jouvenet), et interpréta les peintres de son époque, dont Watteau, La Fosse, Boullongne, Antoine Coypel, Lancret, Troy, etc. Il grave principalement à l'eau-forte de sujets historiques, mythologiques, des portraits et des scènes de genre[3].
Il est reçu membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1728[5].
Thomassin expose au Salon de Paris de 1737 à 1740[3].
Henri Simon Thomassin meut le à Paris[2]:428[3].
Œuvres partielles

- Apollon distribue des récompenses aux sciences et aux arts, estampe d’après Pierre Mignard, 1er quart du XVIIIe siècle, Cherbourg, musée Thomas-Henry ;
- Coriolan supplié par Véturie, estampe d’après Charles de La Fosse, 1er quart du XVIIIe siècle, Châlons-en-Champagne, musée des beaux-arts et d’archéologie ;
- Figures de modes, estampe d’après Antoine Watteau, 1er quart du XVIIIe siècle, Rennes, musée des beaux-arts ;
- Louis XV, estampe d’après Charles Parrocel, 2e quart du XVIIIe siècle, Autun, musée Rolin ;
- Portrait d’André Hercule, cardinal de Fleury, estampe d’après Hyacinthe Rigaud, 2e quart du XVIIIe siècle, Châlons-en-Champagne, musée des beaux-arts et d’archéologie.
Notes et références
- ↑ Dit aussi Simon Henri, voir Herluison 1873, p. 427–428.
- Henri Herluison, Actes d'état-civil d'artistes français, peintres, graveurs, architectes, etc., : extraits des registres de l'Hôtel-de-Ville de Paris, détruits dans l'incendie du 24 mai 1871, Paris, J. Baur, (OCLC 16902312, lire en ligne), p. 427–428.
- Bénézit 1976, p. 157.
- ↑ Lépicié 1741, p. 568-569.
- Portalis et Beraldi 1882, p. 592.
- Lépicié 1741, p. 569.
Bibliographie
- Emmanuel Bénézit et al., Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 10 : Sty-Zyw, Paris, Gründ, , 888 p. (ISBN 2-7000-0158-3, OCLC 1148803150, lire en ligne), p. 157.
- François-Bernard Lépicié, « Lettre sur la mort de M. Thomassin », Mercure de France, , p. 568–570 (lire en ligne
). - Roger Portalis et Henri Beraldi, Les Graveurs du dix-huitième siècle, vol. III, Paris, D. Morgand et C. Fatout, , 785 p. (OCLC 1050245691, lire en ligne), p. 592–593.
- (de) « Thomassin », dans Hans Vollmer, Allgemeines Lexikon der bildenden Kunstler von der Antike bis zur Gegenwart, t. XXXI : Theodotos – Urlaub, Leipzig, E. A. Seemann, , 600 p., p. 69–70.
Liens externes
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Henri Thomassin dans la base joconde
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