Henri Yrissou
| Henri Yrissou | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (3 ans, 9 mois et 27 jours) |
|
| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 3e du Tarn |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | IPAS |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Georges Spénale |
| Maire de Gaillac | |
| – (18 ans) |
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| Prédécesseur | Jean Calvet |
| Successeur | André Saux |
| Conseiller général du Tarn | |
| – (18 ans) |
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| Circonscription | Canton de Gaillac |
| Prédécesseur | Eloi Buffel |
| Successeur | Charles Pistre |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Henri Pierre Étienne Yrissou |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nîmes |
| Date de décès | (à 100 ans) |
| Lieu de décès | Boulogne-Billancourt |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | CNIP, FN |
| Profession | Inspecteur des finances |
Henri Yrissou, né le à Nîmes (Gard) et mort le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)[1], est un homme politique français.
Biographie
Le , sous le régime de Vichy, Henri Yrissou participe, en tant que conseiller technique du ministre des Finances Yves Bouthillier[2] à une réunion interministérielle dont le but est « l’examen des questions soulevées par l’application de la loi du 3 octobre portant statut des Juifs » trois jours avant son application[3]. C'est ce que révèle une archive découverte par l'historien de la Seconde Guerre mondiale Marc-Olivier Baruch, contenant une retranscription intégrale des propos techniques et juridiques tenus lors de cet échange, sans que l'antisémitisme de la loi qui vise à être appliquée ne soit réellement évoqué[4].
Il rejoint ensuite la Résistance et devient commandeur de la Légion d'honneur[5].
En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[6], initiée par le collectif Non à la guerre[7].

Il est l'époux de Monique Difrane, dite Fradkine, écrivaine[8], décédée en 2014 à 91 ans. Ils sont tous deux inhumés au cimetière de Passy (division 6).
Mandats
- Député de la 3e circonscription du Tarn (1958-1962)
- Conseiller général du canton de Gaillac (1958-1976)
- Maire de Gaillac (1959-1977)
Fonctions
- Inspecteur général des Finances
- Directeur de cabinet d'Antoine Pinay, plusieurs fois ministre et président du Conseil
- Vice-président de l'Association des anciens députés
- Président des Houillères du sud Oranais
Distinctions
- Commandeur de la Légion d'honneur
- Médaille de la Résistance
- Croix de guerre 1939-1945 avec palmes
- Commandeur des Veterans of Foreign Wars
Notes et références
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- ↑ Marc-Olivier Baruch et Vincent Duclert, « Administrateurs et administrations sous la IVe république : une histoire politique », sur https://droit.cairn.info/?lang=fr, Revue française d'administration publique, Institut national du service public, (consulté le ).
- ↑ Adrien Chassain, « Note de lecture : Keti Irubetagoyena et Marc Olivier Baruch. Quand l’administration française était antisémite. Le statut des juifs, de l’archive au théâtre. », sur https://shs.cairn.info/?lang=fr, Littérature, Armand Colin, (consulté le ).
- ↑ « Culture. Une pièce de théâtre au cœur de la machinerie infernale du gouvernement de l’État français, à Vichy », sur https://www.lamontagne.fr, (consulté le ).
- ↑ « Yrissou, Henri », sur https://www.eui.eu/en/academic-units/historical-archives-of-the-european-union (consulté le ).
- ↑ « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
- ↑ Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
- ↑ « Biographie Henri Yrissou Inspecteur général des finances honoraire, Administrat… », sur whoswho.fr (consulté le ).
Liens externes
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