Henry Favier
| Henry Favier | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Henri François Favier |
| Autres noms | Henry Favier |
| Naissance | Montpellier |
| Décès | (à 82 ans) Saint-Alban-les-Eaux |
| Nationalité | |
| Activités | Art déco |
| Diplôme | Architecte |
| Œuvre | |
| Distinctions | Ordre national de la Légion d'honneur (chevalier, officier) |
Henri François Favier, Henry Favier, est un architecte français né le à Montpellier[1] et mort le à Saint-Alban-les-Eaux[1]. Il fait partie des représentants du mouvement Art déco en France.
Biographie
D'abord formé aux Beaux-arts de Montpellier, il intègre l’atelier de Pierre Leprince-Ringuet vers 1907 pour préparer son admission aux Beaux-Arts de Paris. Reçu en et muni d’une bourse de sa ville natale, il entre dans la section d’architecture de l’atelier de Victor Laloux et Charles Lemaresquier. Il est recruté la même année chez le ferronnier Edgar Brandt comme dessinateur, une double activité qui, avec la guerre, va participer d’un long cursus d’études. Cet apprentissage d’école et de terrain se prolonge pendant près de quinze ans et il obtient son diplôme d’architecte en 1923[2].
Grâce à son travail chez Brandt, Favier rencontre de nombreux architectes avec lesquels il collabore, comme Pierre Ferret et Cyprien Alfred-Duprat à Bordeaux . À la fin de la Première Guerre mondiale, Favier devient un collaborateur majeur du ferronnier d’art comme chef de l’atelier de dessin. En tant qu’architecte, il lui est confié la construction et l’installation des ateliers, magasin et galerie d’exposition de Brandt situés au 101 boulevard Murat à Paris, achevé vers 1920[3]. Il présente ce projet pour son diplôme en 1923 ; il est retenu pour le Prix du meilleur diplôme 1924 où il obtient la médaille de bronze et l’immeuble reçoit le premier prix au concours de façades de la Ville de Paris cette même année[4].
Sa consécration comme architecte vient à l’occasion de l'Exposition internationale des arts décoratifs en 1925. Il signe comme architecte la porte d’honneur de l’exposition[5] (en collaboration avec Brandt), ainsi que le pavillon du journal L’Intransigeant, l’aménagement intérieur du stand des établissements Brandt, l’aménagement du salon de l’Ambassade française et du pavillon du Collectionneur[4].
La production de Favier après la Seconde Guerre mondiale semble moins documentée. Une part de son activité est consacrée à la construction et à l’aménagement des maisons des Compagnons du Tour de France à Lyon, Paris, Strasbourg, Bordeaux et surtout Angers et Nantes[6].
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur par décret du [7],[8] ;
Officier de la Légion d'honneur par décret du [7],[8].
Œuvres
- 1921, ateliers Brandt, 101 boulevard Murat, à Paris[9] ;
- 1923, flamme du Soldat inconnu sous l'arc de Triomphe, à Paris[3],[10] ;
- 1925, porte d'honneur avec André Ventre et plusieurs pavillons de l'Exposition internationale des arts décoratifs, à Paris[3] ;
- 1928, Musée Rodin de Meudon[3] ;
- 1929, Villa Gross, Villennes-sur-Seine[3] ;
- 1932, projet non réalisé du Phare de Paris[11], imaginé pour le rond-point de Courbevoie (actuelle dalle de La Défense) ;
- 1937, « Voie triomphale de la lumière et de la radio », pour Philips, sur le pont Alexandre III à l'occasion de l'Exposition Universelle[12] à Paris ;
- 1957, maison des Compagnons du Tour de France, à Nantes[3].
Bibliographie
- Société des artistes décorateurs, Catalogue du 22e Salon, Paris, Grand Palais des Champs-Élysées,
- Jean-Baptiste Ramaut, Henry Favier – Edgar Brandt, 1909-1928 : histoire d'une collaboration : Mémoire de master sous la direction de Marie-Jeanne Dumont, Paris, ENSA Paris-Belleville,
Notes et références
- « Henry Favier », sur archINFORM, archINFORM (consulté le ).
- ↑ Archives nationales de France, AJ/52/421, dossier d’élève
- Ramaut 2015.
- Marie-Laure Crosnier Leconte, « Fiche AGHORA de l'Institut National d'Histoire de l'Art », sur aghora.inha.fr, (consulté le ).
- ↑ Musée des Arts Décoratifs de Paris, « Porte d'honneur de l'exposition » (consulté le ).
- ↑ « L'histoire de la flèche torse », L'Echo de la flèche, journal de la maison des Compagnons du Devoir de Nantes, (consulté le ).
- Archives nationales de France, dossier Légion d'honneur, 19800035/1109/27038, (lire en ligne)
- « Cote 19800035/1109/27038 », base Léonore, ministère français de la Culture.
- ↑ « Ancien atelier du ferronnier Brandt, faisant partie de l'ensemble immobilier 101, 103 boulevard Murat », notice no PA00086662, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Christophe Soulard-Coutand, L’histoire méconnue du soldat inconnu, Éditions du Félin, , 121 p., PDF (ISBN 978-2-86645-927-7, lire en ligne), p. 89.
- ↑ Paul Sentenac, « Le Phare de Paris et l’œuvre d’Henry Favier », Septimanie, nos 98-99, .
- ↑ « Pont Alexandre III, voie triomphale », sur Base Mémoire, notice 00258546 sur la Plateforme Ouverte du Patrimoine, (consulté le )
Liens externes
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