Henry Hugh Armstead

Henry Hugh Armstead
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Londres
Sépulture
Nationalité
Activités
Conjoint
Sarah Wells Armstead (d)
Enfant
Charlotte Wells Armstead (d)
Autres informations
Membre de
Mouvement

Henry Hugh Armstead ( - ) est un sculpteur et illustrateur britannique, influencé par les préraphaélites[1].

Biographie

Armstead est né à Bloomsbury, dans le centre de Londres. Il est le fils de John Armstead, ciseleur et graveur héraldique. Il est d'abord formé par son père, puis à la Government School of Design de Somerset House et ensuite dans des écoles d'art privées. Il étudie également avec Edward Hodges Baily[2].

À dix-huit ans, Armstead entre au service des orfèvres Hunt et Roskell[3]. Parmi les œuvres qu'il y réalise par la suite figurent le Kean Testimonial, un ensemble de neuf pièces d'argent offertes à l'acteur Charles Kean[4] et l'Outram Shield (1862), créé pour le lieutenant-général James Outram. Il réalise à la fois les modèles en argile et cisela l'argent coulé[3],[4].

À la fin des années 1850, Armstead reçoit la commande d'une statue d'Aristote en pierre de Caen[2] pour le Musée d'histoire naturelle de l'université d'Oxford. Dès lors, il se consacre de plus en plus à la sculpture plutôt qu'au travail du métal[2]. Il conçoit un ensemble de frises pour l'extérieur d'Ettington Hall dans le Warwickshire, dans le cadre de sa rénovation entre 1858 et 1862 ; elles sont sculptées par Edward Clarke[5]. Les commandes pour le palais de Westminster et le mémorial Albert contribuent à asseoir la réputation d'Armstead. Il réalise par la suite un grand nombre de statues publiques, d'œuvres funéraires et d'autres projets architecturaux[2].

Au palais de Westminster, Armstead sculpte dix-huit panneaux de chêne dans la salle des robes de la reine illustrant la légende du roi Arthur sous une série de peintures murales de William Dyce[3].

Dès les premières étapes de la conception du mémorial Albert, Armstead collabore étroitement avec George Gilbert Scott, réalisant des maquettes à petite échelle des groupes sculpturaux projetés pour la maquette architecturale de Scott[6]. Pour la sculpture du monument lui-même, il est choisi pour réaliser la moitié de la Frise du Parnasse, une représentation de 169 figures culturelles majeures sculptées dans du marbre dur de Canpanella. Armstead sculpte les poètes, les musiciens et les artistes sur le côté sud du monument, et les peintres sur le côté est. Les deux autres côtés sont exécutés par John Birnie Philip. Armstead apporte un soin particulier aux détails des sujets, sollicitant les conseils d'amis encore vivants de Goethe, Beethoven et Mendelsohn, et travaillant d'après le masque mortuaire de Carl Maria von Weber[7]. La sculpture est réalisée in situ, à partir de blocs déjà installés dans le podium du monument, et non en atelier[8]. Le relief est achevé et les hangars temporaires des sculpteurs enlevés en 1872[9]. Armstead réalise également certaines des statues en bronze symbolisant les sciences sur les niveaux supérieurs du mémorial ; les autres sont de Philip[10].

Avec John Birnie Philip, Armstead travaille sur les décorations sculpturales extérieures du bureau colonial de Scott à Whitehall[1]. Armstead sculpte également la grande fontaine du King's College de Cambridge (1874-1879), intégrant une statue de son fondateur, Henri IV[11], et de nombreuses effigies, telles que l'évêque Wilberforce à Winchester et Lord John Thynne à l'abbaye de Westminster[12].

Armstead est élu membre associé de la Royal Academy en 1875 et membre à part entière en 1880[12].

En 1884, il est choisi pour sculpter un monument à Archibald Campbell Tait, ancien archevêque de Canterbury, pour le transept sud de l'abbaye de Westminster[13].

En 1865, Armstead résidait au 44 St Paul's Road, à Camden. De 1871 à 1883, il habite au 57 Camden Square. Il meurt à son domicile, au 52 Circus Road, à St John's Wood, dans le nord de Londres, le [2] et repose dans le caveau familial, à l'ouest du cimetière de Highgate. Non loin de là, dans le mausolée Julius Beer, se trouve l'une de ses œuvres : une sculpture représentant Ada Beer, la jeune fille de Julius, dans les bras d'un ange.

Galerie

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Henry Hugh Armstead » (voir la liste des auteurs).
  1. Chisholm 1911.
  2. « 'Henry Hugh Armstead RA » [archive du ], Mapping the Practice and Profession of Sculpture in Britain and Ireland 1851–1951, University of Glasgow History of Art and HATII, online database 2011 (consulté le )
  3. The National Gallery British Art Catalogue With Descriptions^ Historical Notes and Lives of Deceased Artists, London, His Majesty's Stationery Office, , 4–5 p. (lire en ligne)
  4. « The Kean Testimonial », The Times,‎ (lire en ligne, consulté le ) {subscription needed}
  5. Evelyn Philip Shirley, Lower Eatington: Its Manor House and Church, Privately. print. at the Chiswick press, , 22–3 (lire en ligne)
  6. Bayley 1983, p. 52.
  7. Bayley 1983, p. 67–9.
  8. Bayley 1983, p. 67, 73.
  9. Bayley 1983, p. 142.
  10. Bayley 1983, p. 123–7.
  11. « The Fountain: King's own water feature », Kings College Cambridge (consulté le )
  12. Cet article intègre un contenu d'une publication du domaine public :
    (en) « Henry Hugh Armstead », dans Encyclopædia Britannica , vol. 2, (lire sur Wikisource), p. 590.
  13. « Shield », Victoria and Albert Museum, (consulté le )

Bibliographie

  • Suriano, Gregory R. Illustrateurs préraphaélites britanniques (British Library Pub., 2005) p. 57 et suiv.

Liens externes

  • icône décorative Portail de la sculpture