Hermione von Preuschen

Hermione von Preuschen
Naissance
Décès
Nom de naissance
Hermine Ernestine Henriette Anna von Preuschen
Nationalité
Activités
Père
Maximilian Ernst Justus Ludwig Konrad von Preuschen von und zu Liebenstein (d)
Conjoint
Konrad Telmann (à partir de )
Enfant
Inge Westpfahl (d)

Hermione von Preuschen (1854-1918) est une peintre et écrivaine allemande. Elle est également connue sous les noms d'Erminia Preuschen, Hermine von Preuschen et Hermine Preuschen. Elle travaille de nombreuses années en Italie.

Biographie

Preuschen naît le à Darmstadt[1]. De 1869 à 1871, elle étudie la peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe auprès de Hans Gude et Ferdinand Keller[2]. Elle réside à Rome pendant plusieurs années, où elle peint des natures mortes de fruits et de fleurs. En 1883, à Rome, elle expose Risposta, représentant des chardons ; In autunno, représentant des fruits ; et Dimanda, une étude d'œillets. En 1884, à Turin, elle expose Evoè, Barche !

En 1887, son tableau Mors Imperator ("La mort est souveraine") est refusé par la Berliner Kunstausstellung[1]. Elle l'expose alors elle-même, après avoir loué un restaurant à cet effet[3]. Le tableau suscite la controverse car il est perçu comme une allusion à l'empereur Guillaume Ier, alors très âgé[4]. Cela n’était pas été l'intention de la peintre, mais la polémique lui apporte une certaine renommée[5].

Mors imperator, 1887.

Elle expose son travail au pavillon des femmes lors de l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, dans l'Illinois[6].

En 1896, lors du congrès international des femmes de Berlin, elle plaide pour l'ouverture des académies d'art aux femmes[5].

Elle est l'auteure notamment des livres Via passionis : Lebenslieder, Yoshiwara, vom Freudenhaus des Lebens (1920)[7],[8] et Durch Glut und Geheimnis[3].

Couverture de Yoshiwara.

Preuschen s'est mariée deux fois. En 1882, elle épouse le médecin Oswald Schmidt, dont elle divorce par la suite. Son second mariage, en 1891, est noué avec l'écrivain Konrad Telmann, qui meurt en 1897. Ils ont deux filles, Ingeborg et Helga Telmann[1].

Pendant la Première Guerre Mondiale, Preuschen vit dans des conditions économiques difficiles comme le marché de l'art s'est très fortement ralenti[9].

Preuschen meurt le à Lichtenrade[1].

Notes et références

Notes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hermione von Preuschen » (voir la liste des auteurs).

Références

  1. (de) « Hermione von Preuschen Leben und Werk », Projekt Gutenberg (consulté le )
  2. (de) « Hermione von Preuschen », Berlin-Woman, (consulté le )
  3. (de) Schmidt, « Eine mutige Darmstädterin », Mathilde Frauenzeitung (consulté le )
  4. (de) Moser, « Hermione von Preuschen », Lichtenrade-Berlin (consulté le )
  5. (en-GB) Philip Oltermann, « Death, power and paranoia: painting that shocked German society finally returns to Berlin », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  6. Nichols, « Women's Art at the World's Columbian Fair & Exposition, Chicago 1893 » (consulté le )
  7. (en) « Preuschen, Hermione von », Internet Archive (consulté le )
  8. « Yoshiwara », sur scholarsarchive.byu.edu (consulté le )
  9. (en) Claudia Siebrecht, The Aesthetics of Loss: German Women's Art of the First World War, OUP Oxford, (ISBN 978-0-19-163067-5, lire en ligne), p. 161.

Liens externes

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