Hichem Aboud

Hichem Aboud
Biographie
Naissance

Oum El Bouaghi
Nationalité
Domicile
Nord de la France
Formation
Activité
Analyste politique
Autres informations
A travaillé pour
Revue EL DJAICH
Propriétaire de
Mon journal, Amel TV
Religion
Musulman
Mouvement
Journalisme
Site web

Hichem Aboud, né le , ancien membre des services de renseignement algériens, est un journaliste et opposant au gouvernement algérien.

Il est l'auteur, en 2002, du livre la La Mafia des généraux interdit en Algérie. À partir de 2013, condamné à plusieurs reprises en Algérie à de la prison, il vit à l'étranger.

Biographie

Hichem Aboud se présente comme un ancien membre des services de renseignement algériens[1]. Il était Responsable du secteur Moyen-Orient, sous-directeur de l’analyse et enfin chef de cabinet du Directeur de la Sécurité militaire[2].

En 2002, il publie La Mafia des généraux où il accuse les généraux algériens de « former une mafia aux ramifications insoupçonnées ». Il avance que l'assassinat du président Mohamed Boudiaf a été décidé par certains d'entre eux. De même les services de renseignement algériens seraient à l'origine de l'assassinat de plusieurs personnalités politiques ou militaires récalcitrantes. Par ailleurs, il y affirme que le Groupe islamique armé, opérationnel lors de la guerre civile algérienne entre 1992 et 2002, serait une création du pouvoir algérien. Le livre est interdit en Algérie[3],[4].

En France, Hichem Aboud fait l'objet de poursuites judiciaires à la suite d'une plainte du général Larbi Belkheir devant le tribunal de grande instance de Paris pour l'avoir accusé d'avoir commandité l'assassinat de l'avocat français André Mecili en [5],[6]. Il obtient un non-lieu.[réf. nécessaire]

En 2004, il engage un procès devant la justice française à l'encontre du général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense. Ce dernier avait évoqué « le passé douteux » des parents d' Hichem Aboud. La justice française le déboute [7].

Il lancera la justice française aux trousses de l'ex-président algérien Chadli Bendjedid et son Directeur de cabinet, le général Larbi Belkheir, en 2009 pour avoir commandité en 1987 l'assassinat d'Ali André Mécili à Paris[8]. Il indique être certain de l’innocence du diplomate algérien Mohamed Ziane Hassani et implique Mohammed Samraoui, un autre ancien membre des services de renseignement algériens[9].

En 2011, installé en France, Hichem Aboud décide de renoncer à son statut de réfugié politique pour revenir vivre en Algérie. Il y ouvre alors deux journaux[10].

Le , Hichem Aboud rédige un article, pour l’édition suivante, où il indique que la santé du président Abdelaziz Bouteflika est gravement détériorée voire qu'il serait dans un état « comateux ». Mais l'article est bloqué à la suite de la dénonciation de l'imprimeur auprès du ministère de la communication. En juin ses deux médias, Jaridati (arabophone) et Mon Journal (francophone) sont interdits. Puis Hichem Aboud affirme qu’une interdiction de quitter le pays lui est signifiée. Le , il réussit à fuir l’Algérie pour rejoindre la Tunisie en passant par Bouchebka. Il décide alors de vivre à Lille, dans le nord de la France[11],[12].

En 2019, il fonde la chaîne de télévision, basée en Suisse, Amel TV[13].

Le , il est condamné à sept ans de prison, avec émission d'un mandat d'arrêt international, pour avoir diffusé des informations confidentielles sur la famille de Khaled Nezzar et pour « atteinte à l'unité nationale et participation à une entreprise de démoralisation de l'armée »[14],[10].

En , il est condamné à dix ans de prison pour « diffamation et atteinte à la sécurité nationale » et il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international[15].

Selon la journaliste Salima Tlemçani du média algérien El Watan, l'ancien directeur de la police algérienne, Farid Zinedine Bencheikh, a été auditionné en 2024 concernant des informations données à des cyberactivistes comme Amir DZ ou Hichem Aboud qui critiquent le gouvernement algérien[16].

En , il est enlevé par des « trafiquants de drogue » puis retrouvé, par hasard, par la police de Barcelone[17]. Se considérant en danger en France, il se réfugie alors au Maroc[18].

Publications

Notes et références

  1. « Alger lance des mandats d’arrêts contre des activistes accusés de « terrorisme » », sur Le Monde, (consulté le )
  2. « Algérie : un agent secret brise l'omerta », sur L'Obs, (consulté le )
  3. « La mafia des généraux », sur Afrik.com, (consulté le )
  4. Tahar Hani, « Aboud Hichem dénude le « cabinet noir » », sur El Watan sur Algeria Watch, (consulté le )
  5. « Hichem Aboud mis en examen par un juge français », sur Liberté sur Algéria-Watch, (consulté le )
  6. Florence Beauge, « Boudiaf, Hichem Aboud, corruption, élections, armée. Les vérités de Larbi Belkheir », sur L'Expression, (consulté le )
  7. « Hichem Aboud perd son procès contre Nezzar », sur L'Expression, (consulté le )
  8. Amar Ben Salem, « Affaire Mecili : l'ex-président Chadli mis en cause par un témoin », sur RFI, (consulté le )
  9. « Hichem Aboud: l’assassin de Mécili a reçu 80 millions sous protection de Semraoui », sur Echorouk El Yawmi, (consulté le )
  10. Farid Alilat, « Algérie : qui sont les activistes que la justice veut faire extrader pour terrorisme et blanchiment d’argent ? », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  11. Farid Alilat, « Algérie : un journaliste interdit de quitter le territoire national », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  12. « Algérie : libération d’un journaliste après plus de deux ans de prison », sur Le Monde, (consulté le )
  13. « Changement de satellite pour Amel TV », sur Novasat (consulté le )
  14. Tribunal de Chéraga: Hichem Aboud condamné à 7 ans de prison ferme, Meghzi et Kharrat à 2 ans dont un avec sursis, site aps.dz, 17 février 2021.
  15. Hichem Aboud condamné à 10 ans de prison ferme pour diffusion d’une vidéo de meurtre, site algerie360.com, 8 mai 2023.
  16. Salima Tlemçani, « Cinq mois après son audition par le tribunal militaire de Blida : L’ex-DGSN Farid Bencheikh placé en détention. », sur El Watan,
  17. La Rédaction, « Hicham Aboud enlevé par des « trafiquants de drogue » », sur Le Matin d'Algérie, LeMatindAlgerie, (consulté le ).
  18. Christel Brigaudeau, « « Qui d’autre que le pouvoir voudrait m’enlever ? » : après son rapt, un opposant algérien réclame une enquête », sur Le Parisien, (consulté le ).
  19. « Hichem Aboud dévoile son ouvrage « L’Algérie des voyous » », sur L'Opinion, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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