Hilaire Ledru
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans) Ancien 2e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Maître |
Hilaire Ledru ou Le Dru, né le à Oppy et mort le à Paris, est un peintre et graveur français.
Biographie

Fils de Nicolas Ledru, charpentier, et d’Anne Joseph Barbier, né à Oppy en 1769[2], Hilaire Joseph Ledru garde des troupeaux à Oppy pendant sa jeunesse. Il apprend à lire seul et montre de bonne heure des dispositions singulières pour l’art du dessin. Faute de crayons, il se mit à écrire et à dessiner sur la poussière avec une baguette puis à charbonner des portraits sur les murs blanchis de chaux de la maison paternelle.
Le seigneur du lieu, Delahaye de Gricourt, ayant trouvé son talent prometteur, le place à l’Académie de dessin de Douai[3] où il a comme professeur le peintre Caullet[4]. Il y fait de rapides progrès et va ensuite à Paris achever des études de peinture. Il connaît des succès, et des hommes haut placés l’encouragent, mais son imprévoyance lui fait négliger le soin d’amasser un peu de fortune pour les jours malheureux.
Il réalise des portraits (notamment ceux du général Delcambre, du comte d’Haubersart, du comte Merlin et de Barras) et des scènes de genre. Il expose au Salon de 1795 à 1824[3].
Ledru est un ami du douaisien Joseph Lesurques et est entendu comme témoin de la défense dans le premier procès de l'affaire du courrier de Lyon en 1796. Il peint la dernière rencontre entre Lesurques et sa famille avant son exécution[5].
Il revient à Douai pour se marier avec Marie-Anne Durand[6]. Après sa mort au 6, boulevard Poissonnière[7],[8], il est enterré au cimetière de Montmartre[9].
Œuvres

- Les Pénibles Adieux, 1795, localisation inconnue, gravé par Desnoyers en 1802.
- La Mort de la Marmotte, dessin, 1799, localisation inconnue.
- Une Querculane, 1802, localisation inconnue.
- Indigence et Honneur, Salon de 1804, localisation inconnue[10].
- La Jeune Mère, Salon de 1806, localisation inconnue.
- L’Accordée de village, 1825, exposé à Douai, localisation inconnue.
- Les Adieux de Louis XVI à sa famille, localisation inconnue.
Dans les collections publiques
- Le Vieux Porteur d'eau défaillant (Pitié pour la vieillesse), 1822, palais des Beaux-Arts de Lille[11]
- Une femme avec son enfant auprès d’une tombe[12], musée de la Chartreuse de Douai.
- Merlin de Douai, musée de Douai[3]
- Claude François Primat, Évêque de Toulouse, musée de Douai[3]
- Pierre Capelle, musée de Montauban[3]
Notes et références
- ↑ Présentation de l’exposition « French Neoclassical Paintings from The Horvitz Collection » sur le site de l’Art Institute de Chicago, consulté le 30 novembre 2024.
- ↑ Archives départementales du Pas-de-Calais, BMS Oppy 1732-1852, vue 188/1510.
- Dictionnaire Bénézit, OxfordArt online.
- ↑ Catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin, gravure & lithographie du Musée de Douai, Douai, Dechristé, , 240 p. (lire en ligne), p. 40.
- ↑ (en) Sir Charles Oman, The Lyons Mail, Londres, Methuen & Co, 1945, pp. 87, 122.
- ↑ Archives historiques et littéraires du nord de la France et du midi de la Belgique, , p. 343.
- ↑ Pierre-Antoine-Samuel-Joseph Plouvain, Souvenirs à l’usage des habitans de Douai : ou Notes pour faire suite à l’ouvrage de M. Plouvain sur l’histoire de cette ville, depuis le jusqu’au , Douai, D. Ceret-Carpentier, , 173 p. (lire en ligne), p. 204.
- ↑ Paris, État civil reconstitué, vue 5/51.
- ↑ Hippolyte Romain Joseph Duthillœul, Galerie Douaisienne : ou, Biographie des hommes remarquables de la ville de Douai, Douai, Adam d’Aubers, , 409 p. (lire en ligne), p. 294.
- ↑ Philippe Bordes, Hilaire Ledru, Indigence et Honneur, Paris, galerie Didier Aaron, 2015.
- ↑ « Le vieux porteur d'eau défaillant », sur pba-opacweb.lille.fr (consulté le ).
- ↑ L’épouse de Ledru a servi de modèle à la femme.
Annexes
Bibliographie
- Louis-Gabriel Michaud et Joseph-François Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, vol. 23, Paris, Madame C. Desplaces, , 660 p. (lire en ligne), p. 566.
- François-Xavier Feller, Biographie universelle, ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes : Supplément, vol. 8, Bruxelles, J. Leroux, Jouby et cie, (lire en ligne), p. 97.
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail de la peinture
- Portail du Nord-Pas-de-Calais