Hilarion Nguema
| Surnom | Mister Dynamite |
|---|---|
| Nom de naissance | Nguema Etem Hilarion |
| Naissance |
Nkoltang |
| Activité principale | Artiste musicien, auteur-compositeur |
| Genre musical | makossa, soukous, rumba, afro-zouk, biguine |
| Instruments | Guitare |
| Membre de | Jeunesse-Band, Afro Succès |
| Années actives | 1960- |
| Labels | Haïssam Record, Sonafric |
De son nom complet Nguema Etem Hilarion, Hilarion Nguema[1] est un artiste musicien et auteur-compositeur gabonais né le à Nkoltang, dans la province de l'estuaire du Gabon, et y réside[2]. Surnommé Mister Dynamite, il est considéré comme l'un des fondateurs de la musique gabonaise moderne[3].
Biographie
Débuts
Hilarion Nguema n'est encore que sur les bancs de l'école primaire lorsqu'il commence à chanter dans la chorale de son école, Sainte Marie[4]. A l'âge de quinze ans, il abandonne ses études ; il fréquente des spectacles de bars, où il apprend à jouer de la guitare, au détriment du lycée. En 1958, il côtoie un petit orchestre d'élèves du collège Mont Fort appelé Jeunesse-Band[3] ; le [4], il y commence à chanter professionnellement. En 1962, avec Paul-Marie Mounanga[3], il monte l'orchestre Afro Succès. Très vite, le groupe jouit d'une importante popularité[1].
Succès et déboires
Alors qu'il est au sommet de son art avec l'orchestre Afro Succès, Hilarion Nguema est jeté en prison par le pouvoir politique gabonais pour des raisons peu claires. Après sa sortie en 1967, il se met à l'écriture de plusieurs titres qui deviennent des succès : espoir, Libreville, quand la femme se fâche, quand l'homme est content font le tour de l'Afrique. Peu après, un évènement malheureux se produit : alors en spectacle dans un bar de la place, ses musiciens et lui sont attaqués ; quatre de ses musiciens sont blessés à coup de couteaux. La situation contraint Hilarion Nguema et son groupe à se réfugier au Cameroun. Il rentre au Gabon en 1979, remet sur pied l'orchestre Afro Succès et renoue avec le succès dans l'animation d'une boîte. En quelque temps, deux autres évènements malheureux viennent casser l'ascension de l'artiste : l'incendie de sa boîte de nuit avec tous les instruments de musique, et de sa maison. Moralement et professionnellement affecté, il voit dans cette épreuve ses musiciens l'abandonner. Il est dès lors contraint tour à tour à des métiers de chauffeur, livreur et vendeur[1].
Renaissance
En 1981, Hilarion Nguema reprend le chemin du studio pour de nouvelles productions. C'est avec l'orchestre de la gendarmerie nationale qu'il sort deux albums : Gabon bonbon et Afrique centrale. Ensuite, grâce à la maison de production "Mandemba" et avec l'arrivée des Kassav à Libreville, il saisit une occasion de travailler quelques chansons en solo, dont l'une d'elles Gabon pays des ancêtres[2]. Après avoir décidé de se lancer en carrière solo en 1985[5], c'est en 1986 qu'il marque vraiment son retour, lorsqu'il rencontre le producteur camerounais Haissam Moussa. Avec lui, Hilarion Nguema comet entre autres des disques, dont sida en 1986, crise économique en 1988, dévaluation en 1995, trop bon trop con en 1999, faut pas toucher en 2002, okone ya nem, etc[5],[1].
Style musical
La musique de Hilarion Nguema est éclectique, du fait de son inspiration de rythmes populaires (makossa, soukous, rumba, afro-zouk) et l'adoption du biguine[1], tous associés au jeu du mvet en guise de valorisation de sa culture natale. Les textes de ses chansons transportent l'auditeur dans la théâtralisation de la vie, avec des injections d'humour et de didactique[3].
Divers
Succès grâce à la Francophonie
Hilarion Nguema attribue sa notoriété internationale à la Francophonie. Le chanteur affirme que sa musique n'aurait jamais connu un énorme succès s'il ne chantait qu'en fang, sa langue maternelle. En guise de reconnaissance, il sort un album consacré à la Francophonie[4].
Sida
Titre d'une chanson de Hilarion Nguema, sida est composé à une époque où la pandémie fait des ravages. Le chanteur présente ce titre comme la toute première chanson francophone sur le sida. Plus tard, il est sollicité partout dans le monde pour des campagnes de sensibilisation sur la maladie. Fort de ces sollicitations, il s'installe à Paris durant une vingtaine d'années[3].
Hommages
Le chanteur camerounais Longuè Longuè, admiratif de Hilarion Nguema, titre une de ses chansons quand l'homme est content, qui reprend deux titres du chanteur gabonais, quand l'homme est content et quand la femme se fâche[6].
Discographie
Africa Succès
- Espoir/Libreville (1968)
- Makokou/j'ai dormi la porte ouverte (1974)
- Engogot makone/tu y yo (1976)
- Elong/ening evo evo (1977)
- M'bolo/monalegnia (1977)
Solo
- Sida (1986)
- Crise économique (1988)
- La détente (1989)
- Dévaluation (1995)
- Trop bon trop con (1999)
- Faut pas toucher (2002)
- La gazelle et l'éléphant (2008)
Sources et références
- Nago Seck, « Hilarion Nguema », sur Afrisson, (consulté le )
- Issa Ibrahim et Frédéric Serge Long, « Hilarion Nguema : "J'ai eu à rencontrer des personnes dotées d'une simplicité admirable" », L'Union, , p. 5
- « Hilarion Nguéma : Le profil du monument », sur Gabonreview.com | Actualité du Gabon |, (consulté le )
- Modérateur Modérateur, « Je suis devenu une star internationale grâce à la francophonie (Hilarion Nguéma) - », (consulté le )
- « Les immortelles chansons d’Afrique : « Quand la femme se fâche » de Hilarion Nguema | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
- ↑ « allAfrica.com: Cameroun: Le grand retour de l'inoxydable Hilarion Nguema (Page 1 of 1) » [archive du ], sur fr.allafrica.com (consulté le )
Liens externes
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