Hirsch Trocki

Hirsch Trocki
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Hirsch Trocki dit Henri Trocki, né le à Duniłowicze (Dunilavičy), en Pologne et assassiné le à Sainte-Féréole (Corrèze), est un résistant juif, « Mort pour la France ».

Biographie

Hirsch Trocki[1],[2],[3] est né le à Duniłowicze[4], en Pologne[5].

Il est le fils de Aharon[6] et de Etel Trocka[6] . Son père est avocat[5]. Aharon et Etel Trocki sont victimes de la Shoah[6].

Études

Après ses études secondaires au lycée de sa ville natale[7], il entre à l’école polytechnique de Vilnius[5].

À Vilnius, il épouse Reina (Rajna) Tuder[5]. Elle est née le à Duniłowicze (Dunilavičy), en Pologne et meurt le à Morsang-sur-Orge (Essonne)[8]. Sur l'acte de décès de Hirsch Trocki, il est noté que Rajna Tuder est domiciliée au 306 rue de Belleville à Paris[5].

Paris

Il milite dans le mouvement ouvrier. En raison de l’antisémitisme et de la répression, il émigre en France avec sa femme, ainsi que son frère Aleksander. Il s’installe à Paris. Il travaille dans une entreprise du bâtiment puis dans un bureau[5].

Guerre d'Espagne

En 1936, il rejoint les Républicains espagnols. Parlant l'espagnol, il est incorporé dans l’armée régulière et non dans les Brigades internationales. À son retour en France, il est interné au Camp de Gurs (Pyrénées-Atlantiques)[5],[9]où il connaît souffrance et privation. Libéré du camp de Gurs, il tombe malade, atteint de paralysie faciale[7].

Seconde Guerre mondiale

Service militaire

À peine guéri[7], Hirsch Trocki s'engage en dans un des trois[7] régiments de marche de volontaires étrangers[5].

Brive-la-Gaillarde

Hirsch Troki suit son frère, Alexander Trocki à Brive-la-Gaillarde est co-directeur, avec Vladimir Schah[10],[11],[12], de la Société d'aide aux immigrants juifs (HICEM) (HIAS), à Marseille de 1940 à 1942. À la suite de l'occupation générale de la France, la HICEM transfère son quartier général à Brive-la-Gaillarde, dans un bureau au deuxième étage de la synagogue de Brive, dirigée par le rabbin de Brive, David Feuerwerker[13].

Hirsch Troki réside à Turenne (Corrèze)[5].

Le Maquis

Il rejoint le maquis Armée secrète (France) (AS) de la forêt des Saulières[14],[15],[16],[17],[18] (Corrèze), avec son neveu, Henri Trotzky (orthographe de l’état civil), le fils d'Alexander Trocki, né à Paris en 1922[5].

L'attaque allemande du 15 novembre 1943

À la suite d'une dénonciation[10], une attaque allemande a lieu la nuit[10] du au hameau de la Besse à Sainte-Féréole (Corrèze). Les S.S. sont au mombre de 400 contre 42 maquisards. La lutte farouche, à dix contre un, dure plusieurs heures. Le lendemain matin18 résistants sont morts, dont Hirsch Troki et Henri Trotzky, les corps criblés de balles[10], et les survivants sont massacrés[7]et les fermes dynamitées et incendiées. Les corps sont inhumés dans la commune voisine de Donzenac où les décès sont enregistrés, mais huit corps seulement sont identifiés[5].

Alexander Trocki donne des informations sur la mort de son frère, Hirsch Trocki, et de son fils, Henri Henri Trotzky, en 1955[10].

Sépulture

Les dépouilles de Hirsch Troki et Henri Trotzky sont transférées après la guerre dans la nécropole nationale de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente). Ils reposent dans une tombe commune, Section 1, Carré E, Rang 19, Tombe 519[5].

Honneurs

  • Hirsch Trocki obtient la mention Mort pour la France[5].
  • Il est cité à l’ordre de l’armée, à titre posthume, le [7], au motif suivant : « Le , à La Besse (Corrèze) a vaillamment combattu contre 400 S.S. qui attaquaient son camp. Tué au cours du combat, a été odieusement défiguré par un adversaire sans respect. »[5].
  • Son nom est inscrit sur le monument commémoratif du site de la Besse à Sainte-Féréole et sur le monument aux Morts de Turenne[5].

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ (en) Hirsch Trocki, a Jewish fighter in the underground in France... infocenters.co.il. Avec une photo de Hirsch Trocki.
  2. ↑ Lieu : Résistants décédés dans le dépt de la Corrèze (19) : 1939-1945. memorialgenweb.org.
  3. ↑ Dossier individuel de personnel de Trocki, Henri. servicehistorique.sga.defense.gouv.fr.
  4. ↑ Duniłowicze. sztetl.org.pl.
  5. Dominique Tantin. Trocki Hirsch dit Henri. maitron.fr.
  6. (en) Daunilowicze List of victims from yad Vashem. eilatgordinlevitan.com.
  7. Hirsch Trocki. combattantvolontairejuif.org.
  8. ↑ Rajna Tuder Base de données des décès de l'INSEE. geneafrance.com.
  9. ↑ Quelques personnalités marquantes parmi les internés. campgurs.com.
  10. (en) Wendy Koenig, Nancy Rupprecht, Nancy E. Rupprecht, Holocaust Persecution: Responses and Consequences, 2020, p. 106.
  11. ↑ En octobre 1939, Vladimir Schah fonde à Bruxelles, une branche belge du HICEM, la BELHICEM. Voir, (en) Hebrew Sheltering and Immigrant Aid Society. portal.ehri-project.eu.
  12. ↑ (en) Vladimir Schah est mort le à Paris, après une courte maladie. Voir, Michel Salomon. Permanence d’André Spire. Le Monde Juif 1949/7 (No 21), pages 21 à 22.
  13. ↑ (en) Correspondence between UGIF and David Feuerwerker, Rabbi in Brive, France. Jan. 29, 1941-Jan. 11, 1944. In: Folder France II -17.5 82 Date 1941-1942. Guide to the Records of the HIAS-HICEM offices in Europe 1924-1953 Bulk 1935-1953 Processed by Zosa Szajkowski & by Gunar M. Berg.
  14. ↑ Forêt des Saulières. ffcorientation.fr.
  15. ↑ Sentier de la résistance, les Saulières. visorando.com.
  16. ↑ " Il y avait la forêt des Saulières… ". saulieres.net.
  17. ↑ Retour en forêt sur le maquis des Saulières. lamontagne.fr. 26 juillet 2017.
  18. ↑ Sainte Féréole (19) le sentier de la Résistance, le 12/10/2015. randonneepaysdebrive.skyrock.com.
  • icône décorative Portail du judaïsme
  • icône décorative Portail de la Pologne
  • icône décorative Portail de la France
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • icône décorative Portail de la Résistance française
  • icône décorative Portail de la Corrèze
  • icône décorative Portail de la Shoah