Hotchkiss Grégoire

Hotchkiss Grégoire
Hotchkiss Grégoire

Marque Hotchkiss
Années de production 1950 - 1954
Production 247 exemplaire(s)
Classe Familiale
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 4 cylindres à plat
Position du moteur Longitudinal avant
Cylindrée 2 188 cm3
Puissance maximale 75 ch
Transmission Traction avant
Boîte de vitesses 4 rapports, 1re vitesse non synchronisée
Masse et performances
Masse à vide 1 080 kg
Vitesse maximale 150 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline
Coupé
Cabriolet
Suspensions Grégoire (4 roues indépendantes, 4 ressorts hélicoïdaux)
Direction À crémaillère
Freins 4 tambours, commande hydraulique
Dimensions
Longueur 4 650 mm
Largeur 1 750 mm
Hauteur 1 560 mm
Empattement 2 500 mm
Voies AV/AR 1 440 mm  / 1 320 mm

L'Hotchkiss Grégoire est une voiture de luxe présentée en 1947 par l'ingénieur Jean Albert Grégoire produite entre 1950 et 1954 par le constructeur automobile français Hotchkiss.

Historique

L'Hotchkiss Grégoire est dérivée du prototype « R » présenté pour la première fois au salon de l'automobile de Paris en , sur le stand Grégoire[1].

L'Hotchkiss Grégoire fut exposée au Salon de l'Automobile de 1951. L'ingénieur avait encore réussi à convaincre : son prototype, la Grégoire R, aux solutions techniques très modernes (moteur 4 cylindres à plat, 4 roues indépendantes, suspension à flexibilité variable et châssis en aluminium) était aux antipodes des conceptions traditionnelles d'Hotchkiss. Le poids contenu et le Cx très favorables assuraient de bonnes performances et une consommation modérée : la voiture avait 15 ans d'avance sur son temps. Mais l'industrialisation s'avére coûteuse et difficile, et le prix de vente élevé oblige à l'arrêt de la fabrication après seulement 247 exemplaires (numéros de série de 501 à 747). La dernière servit de voiture test d'admissions chez Grégoire à Asnières.

L'Hotchkiss-Grégoire a été produite en berline 4 portes, coupé et cabriolet 2 portes.

Similitude avec la voiture italienne CEMSA Caproni F11

En 1947, de l'autre côté des Alpes une voiture très similaire et tout aussi avancée techniquement, la CEMSA - Caproni F11 est présentée au public par la société Caproni, le grand avionneur italien qui tente — tout comme le suédois SAAB — de se reconvertir dans l'automobile dans un contexte d'après guerre qui a réduit drastiquement les commandes militaires[2].

La CEMSA Caproni a été dessinée par un ingénieur italien aussi talentueux que célèbre, Antonio Fessia, qui a choisi quasiment les mêmes solutions techniques que J.A. Grégoire[2] :

moteur « Boxer » (dit aussi « quatraplat » ou « Flat Four ») qui abaisse le centre de gravité, suspension à 4 roues indépendantes traction avant, carrosserie aérodynamique, plus audacieuse encore que la Hotchkiss Grégoire — ligne ponton intégrale, alors que la voiture française présente encore des ailes semi saillantes — emploi massif d'alliages légers — mais pas pour le châssis — pour un poids contenu, les similitudes sont nombreuses[3]. Toutefois elle fut inspirée par les prototypes Grégoire et n'est pas aussi puissante que les évolutions françaises.

Chère à industrialiser la création Caproni Fessia ne sera produite qu'à une petite dizaine d'exemplaires, encore moins que la maigre production de la Hotchkiss, les tentatives de conquête du marché américain en association avec la firme Tucker ou de production en Belgique par Minerva échoueront, mais cet essai permettra a Antonio Fessia, embauché chez Lancia de créer un modèle très apprécié, la Lancia Flavia[4].

Les cas de copie, plagiat et contrefaçons ne sont pas rares dans le monde automobile (cf. le différend entre Opel et Louis Renault concernant l'Opel Olympia et la Juvaquatre ou encore la contrefaçon caractérisée lors de la création de la Coccinelle VW pour laquelle Ferdinand Porsche a beaucoup pillé[5] Hans Ledwinka et sa Tatra 97 mais dans le cas présent les deux talentueux ingénieurs travaillant indépendamment sont probablement arrivés à un résultat très similaire en choisissant des solutions avancées qui représentaient l' "État de l'Art" des techniques automobiles de l'époque.

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Automobilia hors-série n°7, avril 1998, « Toutes les voitures françaises 1948 ».
  2. (en-US) Tatra87, « Automotive History: French Deadly Sins (First Batch) – 1951-54 Hotchkiss-Grégoire: Hotchkiss Of Death », sur Curbside Classic, (consulté le )
  3. ↑ La Rédaction, « Cemsa Caproni F11 », sur Gazoline, (consulté le )
  4. ↑ (fr-BE) Jean-Francois Christiaens, « Modèle oublié : cette Cemsa aurait pu être un best-seller belge ! », sur Vroom, (consulté le )
  5. ↑ « Insolite. La Coccinelle de Volkswagen était-elle une copie ? », sur www.lalsace.fr, (consulté le )
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