Hugues de Bourgogne (évêque)

Hugues de Bourgogne
Fonction
Évêque de Lausanne
-
Henri de Lenzbourg (d)
Biographie
Naissance
Date inconnue
Décès
Famille
Père
Rodolphe III de Bourgogne (enfant naturel (en))

Hugues, dit de Bourgogne, mort le , est un évêque de Lausanne du début du XIe siècle.

Biographie

Origines

Hugues est le fils naturel du dernier roi des Deux Bourgognes (Bourgogne transjurane et Bourgogne cisjurane), Rodolphe III[1]. Cette affirmation repose sur le Cartulaire du Chapitre de Notre-Dame de Lausanne (Cartulaire de Lausanne) qui mentionne la filiation « Hugues, eveque de Lausanne, fils du roi Rodolphe » (Hugo, Lausannensis episcopus, filius regis Rodulfi)[2].

La Helvetia Sacra mentionne des sources contradictoires et présente deux hypothèses[3] :

  • la première indique qu'il serait l'un des deux fils du premier mariage d'Ermengarde/Ermenjart, futur reine de Bourgogne en épousant Rodolphe III ;
  • la seconde reprend celle d'un fils unique du roi de Bourgogne.

La notice rappelle que pour les auteurs Schmitt et Gremaud (1885) le roi n'aurait pas eu de fils[3].

Épiscopat

Hugues monte sur le trône épiscopal de Lausanne, dès la fin du mois d'[1], à la suite de l'assassinat d'Henri de Bourgogne[4]. Il rend hommage à l'archevêque métropolitaine de Besançon peu après sa nomination[5].

Le , il assiste, aux côtés de l'empereur Henri II, à la consécration de la cathédrale de Bâle[5].

Il fait partie de la suite de l'empereur Henri II, en 1019[1].

Il poursuit la construction de la cathédrale de Lausanne[1], engagée sous l'épiscopat de son prédécesseur, Henri.

Il pourrait être à l'origine d'un synode provincial, organisé à Montriond sous Lausanne, en 1036 (1037 ?), afin de proclamer la trêve de Dieu[1],[6]. Cette assemblée, mentionnée dans la chronique de 1235 de Conon d'Estavayer, a été admise par la tradition, tandis qu'Ernst Steindorff (1874) la plaçait sous l'épiscopat d'Henri de Bourgogne, et les historiens modernes — Ludwig Huberti (1892), Gabriel Le Bras (1946) ou Bernard Bligny (1960) — l'ont remise en cause[2]. Dans une étude parue en 1968, Olivier Dessemontet, directeur des Archives cantonales, conclut que la question ne peut être tranchée, mais que la tradition est valable[2].

Hugues fait plusieurs donations à l'Église de Lausanne[1],[7].

Mort et succession

Hugues meurt le [1], « la veille des calendes de septembre, un mercredi »[2]. Son épitaphe n'a été conservé uniquement par le Cartulaire de Lausanne[5].

Son corps est inhumé dans la cathédrale[1], aux côtés de son père[2].

Son successeur, Henri II (de), est attesté en [8].

Références

  1. Peter Conradin von Planta (trad. Florence Piguet), « Hugues de Bourgogne » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Olivier Dessemontet, « La Trêve de Dieu proclamée à Montriond sous Lausanne : état actuel de la question », Revue historique vaudoise, no 76,‎ , p. 34-54 (lire en ligne).
  3. Helvetia Sacra, p. 104-105.
  4. ↑ Helvetia Sacra, p. 104.
  5. Helvetia Sacra, p. 105.
  6. ↑ Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 54, REG 188.
  7. ↑ Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 54, REG 187.
  8. ↑ Helvetia Sacra, p. 106.

Voir aussi

Bibliographie

  • Patrick Braun, Helvetia Sacra : Section IV : Le diocèse de Lausanne (VIe siècle–1821), de Lausanne et Genève (1821–1925) et de Lausanne Genève et Fribourg (depuis 1925), Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-0998-X, lire en ligne [PDF]).

Articles connexes

Liens externes

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