Hypomagnésémie

L'hypomagnésémie est un déséquilibre électrolytique qui se traduit par un faible niveau de magnésium dans le sang. Le niveau normal de magnésium se situe entre 1,6 et 2,6 mg/dl (0,66 - 1,08 mmol/l), un taux inférieur à 1,2 mg/dl (0,5 mmol/l) définissant l'hypomagnésémie[1]. Les symptômes de l'hypomagnésémie sont notamment des tremblements, le nystagmus, les crises d'épilepsie et l'arrêt cardiaque, y compris les torsades de pointe[2].


Les principales causes[3] d'hypomagnésémie sont :


Le mise au point diagnostique[5] d'une hypomagnésémie nécessite :

  • une collecte urinaire de 24 heures
  • le calcul de la fraction d'excrétion urinaire du magnésium
  • le dosage de la concentration intra-érythrocytaire du magnésium


La supplémentation orale en magnésium doit tenir compte de l'effet laxatif des différents sels de magnésium[6].

  • Formes recommandées (biodisponibilité élevée, effet laxatif léger)
  1. Bisglycinate de magnésium
  2. Citrate de magnésium (Magmedi®[7])
  3. Malate de magnésium
  4. Glycérophosphate de magnésium (Magnépamyl®, Magnecaps®)
  • Formes à éviter (faible absorption ou effets indésirables)
  1. Oxyde de magnésium (Promagnor®)
  2. Sulfate de magnésium
  3. Carbonate de magnésium
  • Dosage recommandé
  1. 300 mg/jour de magnésium élément (en plusieurs prises, avec les repas)
  2. Associé à la vitamine B6 ou la riboflavine (vitamine B2) pour une meilleure assimilation


Notes et références

  1. ↑ « Hypomagnésémie », sur Oncorea (consulté le )
  2. ↑ (en) Soar J1, Perkins GD, Abbas G, Alfonzo A, Barelli A, Bierens JJ, Brugger H, Deakin CD, Dunning J, Georgiou M, Handley AJ, Lockey DJ, Paal P, Sandroni C, Thies KC, Zideman DA, Nolan JP., « European Resuscitation Council Guidelines for Resuscitation 2010 Section 8. Cardiac arrest in special circumstances: Electrolyte abnormalities, poisoning, drowning, accidental hypothermia, hyperthermia, asthma, anaphylaxis, cardiac surgery, trauma, pregnancy, electrocution », Resuscitation, vol. 81, no 10,‎ , p. 1400-1433 (DOI 10.1016/j.resuscitation.2010.08.015).
  3. ↑ (en) Rhian M. Touyz, Jeroen H.F. de Baaij et Joost G.J. Hoenderop, « Magnesium Disorders », New England Journal of Medicine, vol. 390, no 21,‎ , p. 1998–2009 (ISSN 0028-4793 et 1533-4406, DOI 10.1056/NEJMra1510603, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) Karl P. Schlingmann, François Jouret, Kuang Shen et Anukrati Nigam, « mTOR-Activating Mutations in RRAGD Are Causative for Kidney Tubulopathy and Cardiomyopathy », Journal of the American Society of Nephrology, vol. 32, no 11,‎ , p. 2885–2899 (ISSN 1046-6673 et 1533-3450, PMID 34607910, PMCID 8806087, DOI 10.1681/ASN.2021030333, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ T. Guillaume et J. M. Krzesinski, « [Management of serum magnesium abnormalities] », Revue Medicale De Liege, vol. 58, nos 7-8,‎ , p. 465–467 (ISSN 0370-629X, PMID 14579608, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (en) Satish S.C. Rao et Darren M. Brenner, « Efficacy and Safety of Over-the-Counter Therapies for Chronic Constipation: An Updated Systematic Review », American Journal of Gastroenterology, vol. 116, no 6,‎ , p. 1156–1181 (ISSN 0002-9270 et 1572-0241, PMID 33767108, PMCID 8191753, DOI 10.14309/ajg.0000000000001222, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « CBIP », sur CBIP (consulté le )
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