Hypothèse de perturbation intermédiaire
L’hypothèse de perturbation intermédiaire est un terme écologique qui décrit les effets des degrés de perturbations (fréquence et intensité) sur la diversité des espèces. Celle-ci défend l'hypothèse que des niveaux de perturbations intermédiaires favorisent une forte diversité spécifique au sein de la communauté affecté par celle-ci[1].
La perturbation d'un écosystème agit comme moteur de renouvellement de la composition d'espèce. En effet, elle perturbe les écosystèmes stables et fait disparaitre des espèces établies, laissant la place à une recolonisation par de nouvelles espèces[2].

L'hypothèse de perturbation intermédiaire propose qu’un niveau intermédiaire de perturbation, c'est-à-dire ni trop fréquente et/ou intense, ni trop rare et/ou faible, donnera la plus grande diversité d'espèces locales. En effet, après une perturbation rare ou de faible intensité (ex. l'action des vagues océaniques), la diversité des espèces diminue à cause de la compétition interspécifique (entre espèces), autrement dit que les espèces dominantes deviennent majoritaires dans la communauté. Les perturbations fréquentes ou de haute intensité (ex. les incendies de forêt) provoquent aussi une diminution de la diversité des espèces en raison de la mortalité élevée des espèces et de l'extinction locale subséquente. Mais à des niveaux intermédiaires de perturbation, la diversité des espèces est maximisée parce qu'un équilibre est atteint entre l'exclusion compétitive (le principe de Gause) et la mortalité élevée.
La définition du niveau de perturbation se fait en observant l'histoire de l'écosystème et ainsi en quantifiant les niveaux passé de perturbation afin de définir le niveau de la perturbation actuelle.
Joseph Connell a proposé cette hypothèse après avoir observé que les communautés les plus diverses, tels que les récifs coralliens et les forêts tropicales, n’étaient pas en équilibre, contrairement à ce qui était décrit dans les travaux précédents[3].
Références
- ↑ R. Dial et J. Roughgarden, « Theory of marine communities: the intermediate disturbance hypothesis », Ecology, vol. 79, no 4, , p. 1412–1424 (DOI 10.1890/0012-9658(1998)079[1412:TOMCTI]2.0.CO;2)
- ↑ David M. Wilkinson, « The Disturbing History of Intermediate Disturbance », Oikos, vol. 84, no 1, , p. 145–7 (DOI 10.2307/3546874, JSTOR 3546874, Bibcode 1999Oikos..84..145W)
- ↑ Cain, M.L., Bowman, W.D., & Hacker, S.D. (Eds.) 2008. Ecology. Basingstoke, United Kingdom : Palgrave Macmillan.
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