Hénout-Ouedjebou

Hénout-Ouedjebou
Image illustrative de l’article Hénout-Ouedjebou
Pectoral trouvé dans la tombe
Nom en hiéroglyphe
W10
t
V25wM11
Z2
[1]
Transcription Ḥnw.t-wḏb.w[2]
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction principale chanteuse d'Amon
Famille
Conjoint Hatiay ?
Sépulture
Emplacement Cheikh Abd el-Gournah
Date de découverte 1896
Découvreur Georges Daressy

Hénout-Ouedjebou est une noble égyptienne de l'Antiquité, inhumée à la fin de la XVIIIe dynastie sous le règne d'Amenhotep III ou IV. Sa sépulture est découverte intacte à Cheikh Abd el-Gournah en 1896 par l'égyptologue français Georges Daressy. La même année, son sarcophage et sa momie sont acquis par Charles Parsons et offerts à l'Université Washington de Saint-Louis. Son sarcophage est exposé au musée d'Art de Saint-Louis.

Biographie

Hénout-Ouedjebou porte les titres de « chanteuse d'Amon » et de « dame de maison »[3],[4]. Son nom signifie « la dame des rives du fleuve »[5]. Le radiologue Sanjeev Bhalla suggère qu'elle était probablement jolie de son vivant, avec « un visage fin et des pommettes hautes »[6]. Ses dents sont en bon état. Elle pourrait être décédée d'une infection, car on observe des signes de calcification dans ses ganglions lymphatiques et des cicatrices dans ses poumons[6]. Son crâne était fracturé et certaines articulations ont été disloquées post-mortem, probablement lors de la momification[7].

Sa momie n'a jamais été démaillotée. Les scanners indiquent que son cerveau, son cœur et ses poumons n'ont pas été retirés lors de la momification[8]. Les petits objets visibles autour de sa tête sur les scanners seraient des perles fixées à une grande perruque[6],[9] ; d'autres hypothèses évoquent un linceul perlé ou un objet lié à la momification[7].

Histoire

Découverte et acquisition

Le tombeau d'Hénout-Ouedjebou a été découvert le par l'égyptologue Georges Daressy au pied de la colline de Cheikh Abd el-Gournah[4],[10]. Creusé dans la face est de la colline[11], le tombeau, décrit par Daressy comme une grotte, est petit et dépourvu de décor. L'entrée était fermée par un mur de briques crues. Quatre cercueils intacts ont été découverts à l'intérieur ; un cinquième, placé près de l'entrée, était écrasé par des débris[10]. Le tombeau appartient à Hatiay, qui portait le titre de « scribe et superviseur du grenier du Palais d'Aton ». Hénout-Ouedjebou était probablement son épouse, car elle a été inhumée dans un cercueil richement orné au style similaire à celui d'Hatiay. Deux autres femmes, Siamon et Houy, ont été enterrées dans le même tombeau[4].

En 1896, le cercueil et la momie d'Hénout-Ouedjebou ont été achetés par Charles Parsons par l'intermédiaire d'Émile Brugsch et offerts à l'Université Washington de Saint-Louis[4]. Son cercueil est maintenant exposé au musée d'art de Saint-Louis[7].

Cercueil

Le cercueil en bois d'Hénout-Ouedjebou mesure 164 centimètres de long. Il représente Hénout-Ouedjebou sous les traits d'une momie emmaillotée, coiffée d'une perruque rayée et portant un collier ousekh. Le décor à fond noir est rehaussé de gesso doré pour la perruque, le visage, le cou, le collier, les textes et autres ornements ; les yeux et les sourcils sont incrustés de verre coloré. Au lieu de mains, des seins sont modelés sous le col[12]. Il s'agit du seul exemple connu de sarcophage de la XVIIIe dynastie orné de seins[13] ; les sarcophages avec des seins sont plus fréquents sous les XIXe et XXe dynasties, où le défunt est représenté en costume des vivants[12]. Sous le col, la déesse Nout est agenouillée, ailes déployées, et une prière qui lui est adressée est inscrite au centre du couvercle. Des bandes horizontales couvertes de texte, sur le couvercle, font référence à d'autres divinités funéraires, notamment Anubis et les quatre fils d'Horus. Nephtys et Isis sont représentées agenouillées respectivement à la tête et aux pieds du cercueil[14].

Le style de la décoration du cercueil et la mention du dieu Aton dans le titre de Hatiay le situent à la fin du règne d'Amenhotep III ou sous le règne d'Amenhotep IV/Akhenaton[12]. Kozloff suggère qu'il a été fabriqué dans les mêmes ateliers que les sarcophages des beaux-parents d'Amenhotep III, Youya et Touya[15].

Références

Citations

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Henut-wedjebu » (voir la liste des auteurs).

Bibliographie

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