Ibn Bashkuwal
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 81 ans) Sarrión |
| Autres noms | Chalaf ibn'Abd al-Malik ibn Mas'udd ibn Mūsā ibn Bashkuwāl, Abūl-Qāsim (خلف بن عبد الملك بن مسعود بن موسى بن بشكوال, أبو القاسم), et Ḫalaf b.'Abd al- Malik b. Mas'ūd b. Mūsā b. Baškuwāl, Abū'l-Qāsim |
| Activité |
| Maîtres |
Ibn Ruchd al-Gadd, Ibn Attab (d), Abu Bakr Ibn al-Arabi, Abu Tahir Isfahani (en) |
|---|
Ibn Bashkuwāl, Khalaf ibn ‘Abd al-Malik ibn Mas'ud ibn Musa ibn Bashkuwāl ibn Yûsuf al-Ansârī[1], Abū'l-Qāsim (خلف بن عبد الملك بن مسعود بن موسى بن بشكوال بن يوسف, أبو القاسم) (var. Ḫalaf b.'Abd al- Malik b. Mas'ūd b. Mūsā b. Baškuwāl, Abū'l-Qāsim, né le à Cordoue et mort le à Sarrión, est un traditionniste et biographe andalou influent qui exerce son activité à Cordoue et à Séville.
Biographie
Il est d'origine arabe et descend des ansâr[1] - et est connu sous le nom d'Ibn Bashkuwāl (« fils de Pasqual ») dans la région de Valence. Son premier maître est son père (mort en 1139), à qui il consacre une section de son ouvrage biographique. Il étudie auprès des érudits les plus célèbres de son époque : Ibn al-'Arabī al-Ma'āfirī et le juriste Abūl-Walīd ibn Ruschd (mort en 1126), grand-père du philosophe Averroès. Dans sa ville natale, il exerce en tant que juriste-conseil (faqīh mušāwar)[2] et, pendant une brève période, en tant qu'adjoint du cadi à Séville sous Ibn al-'Arabī. Il semble qu'il ne se soit jamais rendu en Orient et que son érudition s'inscrit dans la tradition islamique andalouse. Son biographe, Ibn Abbār (mort en janvier 1260)[3] mentionne 41 érudits de Cordoue et de Séville, auprès desquels il a étudié[4]. Sa bibliothèque comprend des ouvrages d'auteurs de l'Orient islamique, parmi lesquels figure le K. as-Siyar d'Abū Ishāq al-Fazārī (ar), sur la page de titre duquel il est mentionné comme propriétaire de l'ouvrage[5].
Il meurt en janvier 1183 et est inhumé dans le cimetière connu à l'époque sous le nom de « cimetière des érudits d'Ibn 'Abbās » à Cordoue[6]
Ouvrages
Les biographes d'Ibn Bashkuwāl lui attribuent la paternité de 26 ouvrages connus, traités et monographies à caractère biographique[7], et énumèrent ses professeurs ainsi que les ouvrages qu'il étudie[8]. Parmi ses rares œuvres qui nous sont parvenues, on trouve :
- Poursuite de l'étude historique d'al-Andalus (الصلة في تاريخ أئمة الأندلس), suite du célèbre dictionnaire biographique des savants de l'Espagne islamique rédigé par Ibn al-Faraḍī (ar) (mort en 1013)[9], qui contient 1 541[10] des biographies d'érudits andalous des XIe et XIIe siècles. Dans un chapitre (faṣl) qui leur est consacré, il retrace la vie des « étrangers » (al-ghurabā), venus en al-Andalus depuis l'Orient et l'Ifriqiya[11];
- Ibn al-Abbar (1199-1260), originaire de Valence[3] rédige le supplément (Takmilat K. as-ṣila) et comble certaines lacunes de l'ouvrage original. Dans le premier volume, il rédige une biographie détaillée d'Ibn Baškuwāl[12] ;
- Un autre ouvrage, qui complète et prolonge celui d'Ibn Baškuwāl, est rédigé par Ibn az-Zubair al-Gharnāṭī (1230, Jaén (Jayyān) – 1309, Grenade (Gharnāṭa))[13] intitulé ilat aṣ-ṣila (La suite de l'aṣ-ṣila) ou : L'histoire des savants d'al-Andalus, dans laquelle il (l'auteur) du Kitāb aṣ-ṣila poursuit son récit, par Ibn Baškuwāl[14]. Cet ouvrage traite des savants andalous des XIIe et XIIIe siècles. Un fragment de cet ouvrage est publié par l'orientaliste français Évariste Lévi-Provençal en 1937 (Rabat). Trois autres volumes, comprenant des corrections et des ajouts par rapport à la première édition, sont publiés en 1993 (Rabat)[15].
- Les secrets des noms imprécis mentionnés dans les hadiths accompagnés d'isnads complets (كتاب غوامض الأسماء المبهمة الواقعة في الأحاديث المسندة ), recueil biographique en deux volumes et explication des noms de personnes et des noms d'ancêtres rapportés de manière contradictoire ou erronée dans la littérature[16].
- Les maîtres d'Abd Allāh ibn Wahb al-Qurashī (شيوخ عبد الله بن وهب القرشي ), dictionnaire biographique des maîtres du savant égyptien 'Abdallāh ibn Wahb[17] avec de nombreuses informations sur son importance en tant que source principale d'Ibn Wahb. Comprend une biographie d'Ibn Wahb en annexe[18].
- Le livre des suppliants de Dieu (كتاب المستغيثين بالله), recueil de hadiths accompagnés d'isnads complets et contenant les Du'ā (en) (prières d'intercession) sacrées[19]. Dans cet ouvrage, Ibn Bashkuwāl cite les titres et les auteurs de treize ouvrages de référence[20]. Au début de ce recueil, par exemple, l'intervention du prophète islamique Mahomet lors de la bataille de Badr est mise en relation avec le verset du Coran :
« (Souviens-toi) quand tu as imploré l'aide de ton Seigneur, Il t'a répondu : « Je te viendrai en renfort avec mille anges, suivis de nombreux autres. »
Bibliographie
- The Encyclopaedia of Islam. New Edition. Brill. Leiden. Vol. 3, p. 733
- Manuela Marín (ed.): Ibn Baškuwāl (m 578/1183): Kitāb al-mustagīṯīn bi-llāh. (En busca del socorro divino). Fuentes Arábico-Hispanas. 8th Madrid 1991.
- Carl Brockelmann: History of Arabic Literature. 2nd Edition. Brill, Leiden 1943. Vol.1, p. 415
- Fuat Sezgin: History of Arabic Literature. Vol.1. Brill, Leiden 1967.
- Qāsim'Alī Sa'd: Muḥaddiṯ al-Andalus al-Ḥāfiẓ al-mu'arriḫ Abū'l-Qāsim b. Baškuwāl. Šaḫṣiyyatu-hu wa-mu'allafātu-hu. ('The Hadith scholar of al-Andalus, the historian Abū'l-Qāsim b Baškuwāl, his personality and his works'). In: Maǧallat Ǧāmi'at Umm al-Qurā li-'ulūm aš-šarī'a wa -'l-luġa al-'arabiyya wa-dābi-hā. Vol.18, n.28 (Mecca, 2003), p. 222-288 (in Arabic)
Références
- Ibn Khallikan, Ibn Khallikan's Biographical Dictionary, Volume 1, Leadenhall Street, Londres, Oriental Translation Fund of Great Britain & Ireland, , 491–492 p.
- ↑ Pour la signification : Reinhart Dozy : Supplément aux dictionnaires arabes. Brill. Leiden 1867. Vol. 1, p. 801 ; sur la fonction : Christian Müller: Court practice in the city-state of Córdoba. The right of society in a Malay-Islamic legal tradition of the 5th/11th century. Brill. Leiden. 1999. pp. 151-154.
- The Encyclopaedia of Islam, New Edition. Brill, Leiden. Vol.3, p.673
- ↑ Manuela Marín (1991), pp. 17-20
- ↑ Miklós Murányi (de) : The Kitāb al-Siyar of Abū Isḥāq al-Siyar Fazārī. Manuscrit de la bibliothèque Quaraouiyine à Fès. In: Jerusalem Studies in Arabic and Islam. 6 (1985), p. 67; Fig. II and V.
- ↑ Torrés Balbás: Cementerios hispanomusulmanes. In al-Andalus 22 (1957), p. 165.
- ↑ Manuela Marín (1991), pp.23-25
- ↑ Heinrich Schützinger : The Kitāb al-Mu'ǧam of Abū Bakr al-Ismā'īlī. (Treatises for the News of the East, Vol. XLIII, 3. Wiesbaden 1978), pp. 25, No. 31.
- ↑ The Encyclopaedia of Islam. New Edition. Brill, Leiden. Vol. 3, p. 762
- ↑ Le nombre total d'entrées de la série est de 1 541 Al-maktaba al-andalusiyya , 6. En deux vols., Le Caire 1966.
- ↑ Édité par F. Codera. Madrid 1882-1883 en deux volumes
- ↑ Edited by F. Codera. Madrid 1888-1889 in two volumes. Le début de l'ouvrage, jusqu'à la lettre jīm, est publié à Alger en 1920
- ↑ The Encyclopedia of Islam. New Edition. Brill, Leiden. Vol.3, p.976
- ↑ La mention figurant dans The Encyclopaedia of Islam, nouvelle édition, Brill, Leyde, vol. 3, p. 673, où la suite de Takmila d'Ibn al-Abbār est erronée.
- ↑ Sous la direction d'Abd as-Salām al-Harrās et de Sa'īd A'rāb. Publications du ministère du Waqf et des Affaires religieuses.
- ↑ Beyrouth, 1987.
- ↑ Voir : Fuat Sezgin (1967), p.466, n.4. Il convient de supprimer la mention « collection privée d'Ibr. al-Kattānī à Rabat ».
- ↑ Édité par 'Āmir Ḥasan Ṣabrī. Beyrouth 2007
- ↑ Publié et traduit en espagnol par Manuela Marín (1991)
- ↑ Manuela Marín (1991), pp.29-33.
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